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Au Royaume-Uni

En mai dernier j’avais signalé la démarche de Heidi Crowter, jeune trisomique qui saisissait la justice contre la loi permettant l’avortement « médical » jusqu’au terme notamment en cas de trisomie 21. Elle avait également lancé une pétition « contre une loi sur l’avortement qui me donne l’impression que je serais mieux morte ». Et elle avait été rejointe par une mère d’enfant trisomique, Máire Lea-Wilson. Une loi discriminatoire, faisaient-elles valoir, Máire soulignant que la loi ne porte pas le même regard sur ses deux fils (l’un doit vivre, l’autre peut être tué) : « Je leur accorde la même valeur, mais la loi ne le fait pas. »

La Haute Cour d’Angleterre et Galles (qui est en fait un tribunal de première instance, mais pour les sujets importants) vient de juger la plainte recevable : « La Cour a reconnu qu’on peut soutenir que l’État agit illégalement envers les bébés atteints du syndrome de Down en permettant leur avortement jusqu’à la naissance. »

Le procès devrait avoir lieu au début de l’année prochaine.

A propos des cardinaux Pell et Becciu

Un porte-parole de la police fédérale australienne a confirmé hier qu’elle enquêtait sur l’affaire des 700.000 € transférés du Vatican en Australie par le cardinal Becciu au moment du procès du cardinal Pell, afin d’aider à faire condamner l’ancien archevêque de Melbourne selon le Corriere della Sera qui avait révélé l’affaire, laquelle est donc prise au sérieux. Les informations recueillies, précise la police fédérale, ont été transmises à l’organisme de lutte contre la corruption de l’État de Victoria (où se trouve Melbourne).

Normalisation

Pour les moins jeunes… le mot de « normalisation » renvoie à la reprise en mains par l’appareil soviétique de la Tchécoslovaquie du « Printemps de Prague » : le seul printemps de l’histoire qui fut immédiatement suivi d’un très long hiver.

D’autre part on appela « Ostpolitik » la politique de Gribouille des occidentaux qui voulaient devenir les amis des communistes en croyant qu’ils changeraient ainsi le régime soviétique… Politique initiée par Willy Brandt et suivie par tous ceux qui souhaitaient vendre à Moscou la corde qui servirait à les pendre. Dont le Vatican qui fut ainsi coupable de trahison d’évêques, de prêtres et de millions de fidèles abandonnés à la dictature athée.

La normalisation a pris aujourd’hui le visage de François. Et le régime qui profite de l’Ostpolitik est le communisme chinois.

Les victimes sont les catholiques chinois.

Le Vatican a annoncé la prorogation pour deux ans du fameux accord secret :

« Le Saint-Siège, estimant que le début de l’application de l’Accord susmentionné – d’une valeur ecclésiale et pastorale fondamentale – a été positif, grâce à la bonne communication et à la coopération entre les parties dans la matière convenue, est résolu à poursuivre le dialogue ouvert et constructif pour promouvoir la vie de l’Église catholique et le bien du peuple chinois. »

Le communiqué, chef-d’œuvre de la langue de bois communiste, est accompagné d’un long article de l’Osservatore Romano, où l’on apprend notamment que :

« Aujourd’hui déjà, pour la première fois depuis de nombreuses décennies, tous les évêques de Chine sont en communion avec l’évêque de Rome et, grâce à la mise en œuvre de l’accord, il n’y aura plus d’ordinations illégitimes. »

Aujourd’hui donc, toutes les potiches communistes faites évêques contre l’avis de Rome sont « en communion avec l’évêque de Rome » (leurs maîtresses et leurs enfants aussi ?), alors que la conférence des évêques de Chine n’est toujours pas reconnue par Rome et que l’Eglise officielle, à savoir l’Association patriotique des catholiques chinois, ne l’est pas davantage… à moins que ce soit un secret de l’Accord secret.

Il est atroce de lire que « l’objectif pastoral du Saint-Siège est d’aider les catholiques chinois, longtemps divisés, à donner des signes de réconciliation, de coopération et d’unité pour une annonce renouvelée et plus efficace de l’Évangile en Chine ». En langage non communiste, cela veut dire : l’objectif est d’obliger tous les fidèles à se conformer aux diktats communistes et à subir en silence les persécutions renforcées.

L’Eglise du silence, disait-on. La revoilà. Heureusement qu’il reste la voix du grand cardinal Zen. Mais hélas il n’est pas éternel.

Antienne de communion

Puisqu’il n’y a pas de saint aujourd’hui au calendrier du missel de 1960, et que le jeudi est le jour de l’eucharistie, voici l’antienne de la liturgie byzantine pour la communion des célébrants, le dimanche, lors d’une divine liturgie solennelle en la co-cathédrale grecque-catholique de la Martorana (Palerme), un 15e dimanche après la Croix (autour du 20 janvier). C’était entre 1989 et 2005, et je viens de le découvrir.

Avant la communion on voit la fraction et la commixtion, et le zéon (eau bouillante) versé dans le calice. En rompant l’hostie (l' »Agneau »), le prêtre dit: « Est rompu et partagé l’Agneau de Dieu, rompu mais non divisé, toujours mangé mais jamais consommé, sanctifiant ceux qui y communient. » En mettant une parcelle dans le calice: « Plénitude de la foi du Saint-Esprit. Amen. » En bénissant l’eau chaude: « Bénie soit la ferveur de tes saints en tout temps, maintenant et à jamais et dans les siècles des siècles, amen. » Quand le diacre verse l’eau chaude : « Ferveur de la foi, pleine du Saint-Esprit. »

L’évêque (de Piana degli Albanesi) est Mgr Sotìr Ferrara (né et mort à Piana degli Albanesi…).

Comme c’est une messe télévisée on doit hélas subir les commentaires (toutefois relativement discrets) de la journaliste. La divine liturgie entière se trouve ici :

Αἰνεῖτε τὸν Κύριον ἐκ τῶν οὐρανῶν, αἰνεῖτε αὐτὸν ἐν τοῖς ὑψίστοις. Ἀλληλούϊα, Ἀλληλούϊα, Ἀλληλούϊα.
Louez le Seigneur dans les cieux, louez-le dans les hauteurs, alléluia. (Psaume 148)

 

De la même divine liturgie j’ai également extrait le chant après la communion :

Εἴδομεν τὸ φῶς τὸ ἀληθινόν, ἐλάβομεν Πνεῦμα ἐπουράνιον, εὕρομεν πίστιν ἀληθῆ, ἀδιαίρετον Τριάδα προσκυνοῦντες· αὕτη γὰρ ἡμᾶς ἔσωσεν.

Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie foi, nous adorons l’indivisible Trinité, car c’est elle qui nous a sauvés.

Le droit, dit-il

François :

Le cardinal Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, approuvé par Jean-Paul II :

L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société. Durant l’audience accordée le 28 mars 2003 au Cardinal Préfet soussigné, le Souverain Pontife Jean-Paul II a approuvé les présentes considérations, décidées lors de la Session ordinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et en a ordonné la publication. Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 3 juin 2003, mémoire de Saint Charles Lwanga et de ses compagnons. Joseph Card. Ratzinger Préfet

 

Autre extrait :

Lorsqu’on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d’assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s’y opposer de manière claire et incisive. Il faut s’abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l’application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l’objection de conscience.

Autres extraits :

Il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille.

Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l’institution matrimoniale, à l’union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l’État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun.

Dans les unions homosexuelles, sont complètement absents les éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille qui pourraient fonder raisonnablement leur reconnaissance juridique.

Dans les unions homosexuelles, est absente aussi la dimension conjugale, par laquelle les relations sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée.

Comme le montre l’expérience, l’absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l’expérience de la maternité ou de la paternité. Insérer des enfants dans les unions homosexuelles au moyen de l’adoption signifie en fait leur faire violence, en ce sens qu’on profite de leur état de faiblesse pour les placer dans des milieux qui ne favorisent pas leur plein développement humain. Certes, une telle pratique serait gravement immorale et serait en contradiction ouverte avec le principe, reconnu également par la Convention internationale de l’ONU sur les droits de l’enfant, selon lequel l’intérêt supérieur, à défendre dans tous les cas, est celui de l’enfant, la partie la plus faible et sans défense.

Le droit civil confère aux couples mariés une reconnaissance institutionnelle parce qu’ils remplissent le rôle de garantir la suite des générations et sont donc d’un intérêt public majeur. Par contre, les unions homosexuelles n’exigent pas une attention spéciale de la part du système juridique car elles ne jouent pas ce rôle en faveur du bien commun.

L’argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu’ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n’est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d’intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l’ensemble du corps social.

…tous les fidèles sont tenus à s’opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles…

 

Le texte intégral.

L’UE de plus en plus chère…

Dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi de finances 2021, l’Assemblée nationale a adopté un montant prévisionnel de 26,86 milliards d’euros pour sa contribution au budget de l’Union européenne, soit 5,4 milliards de plus que pour cette année.

Une augmentation record de 25%…

C’est dû en grande partie à ces salauds d’Anglais et au méchant coronavirus. Bien sûr.

Incroyable…

Aperçu aux « informations » télévisées, parmi des réactions à l’assassinat du prof de l’école de la République laïque, quelqu’un qui, les yeux écarquillés au-dessus de son masque, trouvait véritablement incroyable qu’on décapite quelqu’un en France…

La guillotine fut pourtant la toute première invention de la République française (avant même qu’elle soit proclamée), qui fit passer l’artisanat du bourreau royal au niveau industriel.

On l’appelait même le rasoir républicain. Et il était très laïque car on décapitait particulièrement les prêtres.

Certes, on peut juger que décapiter au couteau n’est pas républicain. Et que le faire au cri de Allahou Akbar n’est pas laïque. Mais le résultat est le même.

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En Egypte

Le gouvernement égyptien a émis un nouveau décret reconnaissant la pleine conformité de 45 autres églises et 55 édifices annexes aux dispositions réglementant la construction des lieux de culte chrétiens.

Le nouveau décret, adopté au cours de la 17e réunion du comité gouvernemental ad hoc en présence du Premier ministre Mostafa Madbouly, porte à 1.738 le nombre total d’églises et d’édifices auxiliaires de service ayant été légalisés depuis le début du processus concernant les lieux de culte chrétiens construits « sans permis ».

Au Pakistan

Arzoo Raja, 13 ans, catholique vivant à Karachi, a été enlevée, convertie de force à l’islam et contrainte à épouser un musulman de 44 ans dénommé Ali Azhar.

Nasir Raza, militant des droits fondamentaux qui assiste la famille de la jeune fille, déclare à l’agence Fides : « Il s’agit du énième cas, une histoire qui se répète. Le 13 octobre, la jeune fille a été enlevé et, le même jour, convertie de force à l’islam et contrainte à un mariage islamique impunément. Arzoo Raja jouait chez elle. Elle est sortie pour aller dans un magasin et n’en est pas revenue. Après sa disparition, sa famille a déposé une plainte contre X devant les autorités de police, le 13 octobre aux alentours de 17h00 locales ».

La police a classé l’affaire sans suite : dès le lendemain, le musulman a présenté le fameux affidavit signé par l’adolescente attestant de sa libre volonté de se convertir à l’islam et de se marier, un certificat de conversion à l’islam et un certificat de mariage.

La loi pakistanaise interdit théoriquement le mariage des mineurs, mais la loi islamique le permet à partir de 13 ans pour les filles et 15 ans pour les garçons.

Un millier de jeunes chrétiennes ou hindoues sont ainsi enlevées chaque année. Beaucoup de familles ne portent pas plainte, sachant que ça ne sert à rien sinon à attirer des menaces…

 

Addendum

L’affidavit présenté non par la jeune fille mais par le « mari » indique que Arzoo a 18 ans. Alors qu’il est certain qu’elle en a 13. Les avocats de la famille poursuivent donc la procédure. Mais il est déjà arrivé, et récemment, que la justice refuse de prendre en compte cette falsification… au nom de la loi islamique.