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Daoudal Hebdo N° 62

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Daoudal Hebdo N° 62

Dans ce numéro

Page 2
La légalisation de l’infanticide : on y vient, logiquement

Page 3
L’UMPS impose son laïcisme au Parlement européen

Page 4
L’Eglise orthodoxe russe en renfort

Pages 5 & 6
Un cri des Palestiniens chrétiens

Page 7
Dernières nouvelles des mosquées

Page 8
Une homélie de saint Grégoire le Grand
Dimanche prochain..

Vigile de la Nativité

Hodie scietis quia veniet Dominus, et salvabit nos, et mane videbitis gloriam ejus.

Aujourd’hui vous saurez que le Seigneur vient pour nous sauver, et au matin vous verrez sa gloire.

Mais ce « matin » aura lieu dès le milieu de la nuit, car c’est au milieu de la nuit que naît le Soleil de Justice. Il en sera de même pour le « matin de Pâques ». Le matin de Dieu naît dans la nuit du monde.

Un avis autorisé contre le maïs transgénique de Monsanto

Le Haut conseil des biotechnologies (HCB) juge que les inconvénients d’une mise en culture du maïs transgénique MON 810 de Monsanto l’emportent sur les avantages.

La dépêche de l’AFP

Un coup de froid a été jeté mardi sur la culture du maïs OGM MON 810 du semencier américain Monsanto, avec l’avis plutôt réservé émis par le Haut conseil des biotechnologies (HCB) sur cette variété, les ONG écologistes se sentant encouragées à demander son interdiction définitive.

La culture de ce maïs transgénique présente plus d’inconvénients que d’avantages, estime le HCB, une instance indépendante créée cette année par une loi pour éclairer les décisions des politiques.

Le Haut conseil avait été saisi fin septembre par le gouvernement d’une demande concernant l’éventuelle autorisation du MON 810, sous le coup d’une interdiction de culture en France depuis 2008.

Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) – une des deux composantes du HCB – a considéré que les inconvénients globaux d’une mise en culture du MON 810 l’emportaient sur ses avantages.

Ce maïs transgénique produit un insecticide protégeant les cultures des attaques de pyrale ou de sésamie: un procédé a priori efficace et pratique pour les agriculteurs, qui n’ont ainsi plus besoin de recourir à l’épandage massif de pesticides. Mais cet avantage ne vaut qu’en cas de forte infestation, relativise le HCB.

De plus, il existe des risques de dissémination de la culture du MON 810 et des incertitudes concernant les effets de ce type de culture sur les abeilles et les animaux d’élevage.

Enfin, le HCB pointe le surcoût pour l’agriculteur de l’achat de la semence de MON 810 si la pression des parasites est finalement moins importante que prévu.

De son côté, le Comité scientifique – l’autre composante du HCB – n’a pas noté « d’éléments de risques biologiques que l’on puisse qualifier de majeurs et qui nécessiteraient une nouvelle série de questions ou de mise au point par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa) ».

Mais il souligne que certaines questions posées à l’Aesa n’ont pas obtenu de réponse, « du fait de l’absence d’effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l’expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d’obtenir ».

Pour les associations de défense de l’environnement, l’affaire est entendue: la culture du MON 810 doit être définitivement interdite.

« Il serait difficile de comprendre et d’admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors même qu’on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible toxicité », estime Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE).

La culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de son côté Greenpeace.

Le brevet de ce maïs génétiquement modifié augmente la dépendance des agriculteurs envers les multinationales, alors que de bonnes pratiques comme la rotation des cultures et la lutte biologique permettent de maîtriser les ravageurs, font valoir Les Amis de la terrre et la Confédération paysanne.

« Les agriculteurs français auront-ils un jour le choix de cultiver avec OGM? », s’interroge de son côté Monsanto, qui estime que les recommandations socio-économiques du HCB sont « complètement éloignées de toute réalité agricole ».

Ces recommandations apportent un « éclairage essentiel pour la décision publique », indiquent sobrement les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et de la Recherche qui plaident pour un renforcement rapide de l’expertise scientifique communautaire.

Les cathédrales, les minarets, et Nora Berra

Communiqué de Jean-Marie Le Pen

M. Pascal Clément dément les propos que lui prête Mme Nora Berra et qui le feraient, dit-il, « passer pour un lepéniste ».

Que les cathédrales fassent partie du patrimoine français, et non les minarets, est une évidence historique et culturelle, et non une idée « lepéniste ». Ou alors il est « lepéniste » de dire qu’il fait jour à midi.

Quant à Mme Berra, qui prétend réagir au nom de la laïcité, elle a montré sa conception très particulière de ce concept en participant au dîner de fin du ramadan organisé à l’Hôtel de Ville de Lyon, et en y témoignant ouvertement de sa foi islamique.

Que Mme Berra balaie devant sa porte avant de donner des leçons de laïcité. Et qu’elle apprenne d’abord de quoi il s’agit. On peut lui rappeler par exemple que le jour de Noël est férié dans la République laïque.

La France, pays musulman

Un « point de vue » publié par Le Monde :

« La France devrait occuper un siège à l’OCI, par Pierre Conesa »

Extraits :

« Avec plus de six millions de musulmans, la France peut se considérer comme le porte-parole d’une communauté plus significative qu’un tiers des Etats membres de cette organisation » [l’Organisation de la conférence islamique, qui compte 57 Etats membres].

« Il est peut-être temps pour les musulmans français de représenter eux-mêmes la République dans des enceintes où ils pourraient s’exprimer sans caricatures. L’OCI paraît la bonne tribune. »

Pierre Conesa, agrégé d’histoire et énarque.

Un nouvel attentat antichrétien à Mossoul

Deux passants – musulmans – ont été tués et cinq autres personnes ont été blessées ce matin dans un nouvel attentat contre une église de Mossoul.

« Vers 11H00 (08H00 GMT), une charrette transportant de la farine, garée en face de l’église syriaque orthodoxe Saint Thomas dans le quartier As-Saa (centre), a explosé, causant des dommages » au lieu de culte, a affirmé à l’AFP un témoin.

« Il n’y pas de mot pour décrire ce qui se passe. C’est sûrement un cadeau de Noël, un message de félicitations alors que nous célébrons une fête d’amour et de paix », a déclaré avec une ironie amère à l’AFP le père Faez Wadihah, de l’église syriaque orthodoxe de la Vierge Très Pure, cible d’un attentat il y a une semaine. « Mais nous prierons dans les rues, les maisons, les magasins. Dieu est partout, pas seulement dans les églises », a-t-il ajouté.

Il s’agit du cinquième attentat contre des lieux de culte chrétiens en moins d’un mois dans cette ville situé à 350 km au nord de Bagdad.

Le parvis des Gentils

Extrait du discours de Benoît XVI à la Curie.

A Paris, j’ai parlé de la recherche de Dieu comme du motif fondamental de la naissance du monachisme occidental et, avec celui-ci, de la culture occidentale. Comme premier pas de l’évangélisation, nous devons chercher à garder cette recherche vivante; nous devons nous soucier que l’homme ne mette pas de côté la question de Dieu comme question essentielle de son existence. Nous devons nous soucier qu’il accepte cette question et la nostalgie qui se cache en elle. Il me vient à l’esprit une parole que Jésus reprend du prophète Isaïe, c’est-à-dire que le temple devait être une maison de prière pour tous les peuples (cf. Is 56, 7; Mc 11, 17). Il pensait à ce que l’on appelle la maison de prière pour toutes les nations, qu’il désencombra des activités extérieures pour qu’il y ait une place libre pour les païens qui voulaient prier là le Dieu unique, même s’ils ne pouvaient pas prendre part au mystère, auquel l’intérieur du temple était réservé. Un espace de prière pour tous les peuples – on pensait avec cela à des personnes qui ne connaissent Dieu, pour ainsi dire, que de loin; qui sont insatisfaites de leurs dieux, de leurs rites et de leurs mythes; qui désirent le Saint et le Grand, même si Dieu reste pour eux le « Dieu inconnu » (cf. Ac 17, 23). Ils devaient pouvoir prier le Dieu inconnu, mais cependant être ainsi en relation avec le vrai Dieu, malgré des zones d’ombre de natures diverses. Je pense que l’Eglise devrait aujourd’hui aussi ouvrir une sorte de « parvis des Gentils », où les hommes puissent d’une certaine manière s’accrocher à Dieu, sans le connaître et avant d’avoir trouvé l’accès à son mystère, au service duquel se trouve la vie interne de l’Eglise. Au dialogue avec les religions doit aujourd’hui surtout s’ajouter le dialogue avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l’approcher au moins comme Inconnu.

Le point le plus bas de la terre

Extrait du discours de Benoît XVI à la Curie.

En Jordanie, nous avons vu le point le plus bas de la terre, près du fleuve Jourdain. Comment pourrait-on ne pas se rappeler la parole de la Lettre aux Ephésiens, selon laquelle le Christ est « descendu jusqu’en bas sur la terre » (Ep 4, 9). Dans le Christ, Dieu est descendu au plus profond de l’être humain, jusque dans la nuit de la haine et de l’aveuglement, jusqu’à l’obscurité de l’éloignement de l’homme vis-à-vis de Dieu, pour y allumer la lumière de son amour. Il est présent même dans la nuit la plus profonde: même aux enfers, te voici – cette parole du Psaume 139 [138], 8 est devenue une réalité dans la descente de Jésus. Ainsi, la rencontre avec les lieux du salut dans l’église de l’Annonciation à Nazareth, dans la grotte de la nativité à Bethléem, sur le lieu de la crucifixion au Calvaire, devant le sépulcre vide, témoignage de la résurrection, a été comme une manière de toucher l’histoire de Dieu avec nous. La foi n’est pas un mythe. Elle est une histoire réelle, dont on peut toucher les traces avec la main. Ce réalisme de la foi nous est particulièrement bienfaisant dans la tourmente du présent. Dieu s’est vraiment montré. En Jésus Christ, il s’est vraiment fait chair. Ressuscité, Il demeure un Homme véritable, il ouvre sans cesse notre humanité à Dieu et est toujours le garant du fait que Dieu est un Dieu proche. Oui, Dieu vit et il est en relation avec nous. Dans toute sa grandeur, il est cependant le Dieu proche, le Dieu-avec-nous, qui nous appelle sans cesse: Laissez-vous réconcilier avec moi et entre vous! Il place toujours dans notre vie personnelle et communautaire le devoir de la réconciliation.