En mai dernier j’avais signalé la démarche de Heidi Crowter, jeune trisomique qui saisissait la justice contre la loi permettant l’avortement « médical » jusqu’au terme notamment en cas de trisomie 21. Elle avait également lancé une pétition « contre une loi sur l’avortement qui me donne l’impression que je serais mieux morte ». Et elle avait été rejointe par une mère d’enfant trisomique, Máire Lea-Wilson. Une loi discriminatoire, faisaient-elles valoir, Máire soulignant que la loi ne porte pas le même regard sur ses deux fils (l’un doit vivre, l’autre peut être tué) : « Je leur accorde la même valeur, mais la loi ne le fait pas. »
La Haute Cour d’Angleterre et Galles (qui est en fait un tribunal de première instance, mais pour les sujets importants) vient de juger la plainte recevable : « La Cour a reconnu qu’on peut soutenir que l’État agit illégalement envers les bébés atteints du syndrome de Down en permettant leur avortement jusqu’à la naissance. »
Le procès devrait avoir lieu au début de l’année prochaine.