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Anna et l’icône de la Mère de Dieu « qui écoute »

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Le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, célébrait hier la divine liturgie au monastère de l’icône de la Mère de Dieu qui écoute (et qui comprend et qui exauce, selon tous les sens du grec epakoussa), pour le jour de la fête du monastère, à Fasova, dans la région de Kiev. (Il se trouve que c’est aussi le jour de la fête de saint Côme du monastère athonite de Zographou, qui priait devant la version originale de cette icône.)

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Le métropolite a raconté un miracle opéré par cette icône.

C’est l’histoire d’une future religieuse prénommée Anna, qui enfant vivait seule avec sa mère. Il y avait des icônes à la maison, mais la mère n’en parlait jamais. Elle était de plus en plus débauchée, et sa fille de cinq ans devenait une gêne. Elle sombra tellement dans le mal qu’elle décida de tuer sa fille. Elle prit une hache et la brandit, mais une femme vêtue de noir saisit la main de la mère et lui arracha la hache, puis elle disparut. La mère se mit à pleurer et commença à se repentir. Anna pensa que c’était la voisine qui l’avait sauvée. Mais elle découvrit que la voisine n’était pas du tout au courant de ce qui s’était passé.

Un jour, Anna regarda les icônes et en vit une qui était un portrait ressemblant étrangement à la femme en noir. A partir de ce moment, quand elle était triste elle s’approchait du portrait, lui parlait, la caressait, et repartait apaisée et réconfortée. Puis elle apprit que ce portrait était une icône de la Mère de Dieu.

« Elle était très reconnaissante envers Dieu et la Mère de Dieu, et une gracieuse lumière d’amour pour la Mère de Dieu s’est allumée dans son âme. Habituellement, lorsqu’une personne reçoit une grâce de Dieu, lorsqu’un miracle se produit, elle s’en souvient le jour même, se sent élevée, reconnaissante, mais avec le temps, tout s’oublie et s’efface de sa mémoire. Anna avait ce feu qui brûlait constamment dans son âme. Arrivée à la cinquantaine, elle décida d’aller au monastère. Elle dit : « Je veux porter des vêtements comme ceux de la Femme qui m’a sauvée de la mort. » Anna est entrée au monastère, est devenue religieuse et a passé le reste de sa vie dans la piété et la pureté. »