Le graduel de la messe du Christ Roi est la pièce la moins réussie (voir l’introït, l’offertoire, l’alléluia, la communion), mais il faut faire très attention pour s’en rendre compte, car la mélodie est quasiment celle du graduel de l’Epiphanie.
La seule véritable modification se trouve au début du verset : le magnifique « Surge » de l’Epiphanie, qui surgit véritablement de la dominante, sans préparation, devient une lente montée sur « et adorabunt », en outre contraire au sens du mot.
Le nouveau texte a été collé sur la mélodie de façon beaucoup moins satisfaisante que dans les autres pièces. La grande vocalise de l’Epiphanie sur « Surge, illuminare » illustre ici un simple « eum ». Et la formule qui faisait miroiter « aurum » paraît quelque peu superflue sur un simple « et ».
Epiphanie :
Christ Roi :
Dominábitur a mari usque ad mare, et a flúmine usque ad términos orbis terrárum. ℣. Et adorábunt eum omnes reges terræ : omnes gentes sérvient ei.
Il dominera de la mer à la mer, et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre. ℣. Et tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations lui seront assujetties.

