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Maléfique

Si la Banque centrale européenne doit augmenter ses taux d’intérêt, c’est en raison de la crise due à la combinaison d’un « très rapide rétablissement » après la pandémie et de « la crise de l’énergie causée par M. Poutine », a déclaré hier soir Christine Lagarde à la télévision irlandaise.

Non contente d’asséner à son tour le mensonge obligé sur la crise, elle a ajouté que lorsque vous parlez avec Poutine tout à coup il a un « regard qui lance des éclairs, glacial, un aspect terrifiant » ; et (à propos de la guerre en Ukraine) qu’il est « malade » et que « quiconque se comporte de cette façon est forcément conduit par des forces maléfiques ».

La bonne nouvelle, c’est que la présidente de la Banque centrale européenne croit au diable. Mais elle n’a pas encore vu où il est. On notera que la diabolisation de l’adversaire, de la façon la plus littérale, fait désormais partie des « valeurs européennes ».