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Verrouillé

Si par hasard vous vous imaginiez que le pape laisserait poindre le Dieu des surprises au synode sur les jeunes, c’est raté. François a bien évidemment pris soin de verrouiller son nouveau synode, et très clairement, comme il l’a montré en publiant la liste des 39 participants qu’il a personnellement choisis.

Il y a bien sûr les cardinaux Cupich, Tobin et Marx…

Paolo Ruffini, le nouveau chef du dicastère de la communication, bien évidemment un inconditionnel de François (c’est lui aussi qui a montré comme les évêques américains se marrent avec le pape en évoquant les agressions sexuelles) est comme il se doit président de la commission pour l’information du synode. Il est assisté par le jésuite hyperprogressiste Antonio Spadaro, directeur de la Civiltà Cattolica, confident du pape et exégète enthousiaste de ses pires formules. Lequel Spadaro est indiqué une seconde fois comme participant nommé par le pape…

Le rapporteur général est un fidèle latino-américain : Mgr Sergio da Rocha, archevêque de Brasilia, président de la conférence épiscopale brésilienne, créé cardinal par en novembre 2016.

Il y aura deux « secrétaires spéciaux » : le salésien Rossano Sala, professeur de pastorale des jeunes, et le jésuite Giacomo Costa, spécialiste de sociologie politique et morale et directeur de la fondation Carlo Maria Martini à Milan.

Le premier est une caricature de jeunisme. Il présente ainsi le synode : « Qu’est-ce que cela signifie pour l’Eglise d’assumer ou de réassumer un dynamisme de jeunesse ? Je veux dire: un dynamisme d’enthousiasme, de courage, la capacité à risquer, à s’engager de manière renouvelée, à ne pas avoir peur du changement, à vouloir rencontrer les gens comme ils sont, à rajeunir par rapport à certains styles et manières d’être ? »

Le second est le gardien du temple de la théologie du cardinal Martini, parangon du progressisme.

Bien sûr il y a l’horrible Mgr Paglia, grand chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II et président de l’Académie pontificale pour la vie (le diable pourrait en crever de rire s’il pouvait).

Et enfin, le secrétaire général est toujours le cardinal Lorenzo Baldisseri, celui-là même qui avait verrouillé avec succès les deux précédents synodes.