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Communion…

On a déjà vu à plusieurs reprises que Amoris laetitia permet aux évêques de dire tout et le contraire de tout sur la « famille », à savoir les familles, divorcées, recomposées, de même sexe, etc.

Surtout le contraire de la doctrine catholique, conformément à ce que veut François.

Ces jours-ci on a une illustration saisissante de la contradiction interne qu’inflige François à l’Eglise, avec d’un côté un document des évêques d’Irlande, de l’autre côté un document des évêques de Pologne. Les deux pays qui étaient considérés naguère comme les deux pays les plus catholiques d’Europe. L’un ne l’est plus, l’autre l’est toujours.

Les évêques d’Irlande font ouvertement la promotion de l’union homosexuelle, affirment que l’amour de Dieu entoure toutes les unions, et ne prononcent jamais le mot « péché ».

Côté polonais, il suffira de citer cette phrase à propos des divorcés « remariés » :

« Demeurer dans le péché d’adultère les empêche de recevoir l’absolution et de recevoir la Sainte Communion. »

Deux petites remarques :

— Malgré ses deux synodes, François n’avait pas réussi à imposer la reconnaissance des unions homosexuelles. Mais qu’importe. On fait comme si. Les évêques d’Irlande soulignent qu’il y a eu un référendum et que beaucoup de monde a voté, donc le « mariage de même sexe » est un acquis démocratique dont l’Eglise doit tenir compte ; et aux Etats-Unis il y a ouvertement des messes LGBT avec assentiment explicite de l’évêque.

— C’est sur une question où l’accès à la communion eucharistique est en cause que François casse la communion dans l’Eglise. Et la cassure est chaque jour plus évidente. Le mot grec est schisme.

Saint Jean de Kenty

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Ce tableau, montrant le miracle de saint Jean de Kenty réparant la cruche brisée, sur la place du marché de Cracovie (on reconnaît la basilique Sainte-Marie), est de Tadeusz Żukotyński (1855–1912), peintre polonais qui s’installa aux Etats-Unis et qui a essentiellement réalisé des peintures religieuses pour nombre d’églises. Celle-ci se trouve au-dessus du maître autel de l’église Saint-Jean de Kenty de Chicago (St John Cantius).

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Cette église a été confiée à une communauté de chanoines qui a pris le nom de Chanoines réguliers de Saint Jean de Kenty : Canons Regular of St. John Cantius. Leur particularité est qu’ils célèbrent quotidiennement la messe dans les deux formes du rite romain, le dimanche une messe basse et une messe chantée de l’une et l’autre forme, la messe de Paul VI étant également chantée en grégorien. Les chanoines ont le culte du beau, et la paroisse compte pas moins de 7 chœurs, éventuellement accompagnés d’un orchestre.

Sur leur site on trouve un résumé de la vie de saint Jean de Kenty, dont voici une traduction.

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Pour la plupart des catholiques de ce pays, saint Jean de Kenty est un saint obscur, mais même en Europe peu de gens connaissent la profonde dévotion que le pape Jean Paul II eut toute sa vie envers ce saint professeur.

Jean est né dans la petite ville polonaise de Kenty, en Pologne, à seulement 21 km du lieu de naissance du Saint-Père, le 24 juin 1390. À l’âge de 23 ans, il s’inscrit à l’Université Jagellonne située dans la ville peu éloignée de Cracovie – alors capitale du royaume de Pologne. Fondée en 1364 par décret royal, c’est dans la même université que l’astronome Nicolas Copernic étudie près de 80 ans plus tard.

Inscrit au département des arts libéraux, Jean devient docteur en philosophie en 1418. Durant les trois années suivantes, il entreprend de nouvelles études en vue de la prêtrise, tout en subvenant à ses besoins en donnant des cours de philosophie à l’université.

Immédiatement après son ordination, il accepte un poste de recteur à la prestigieuse école des chanoines réguliers du Saint-Sépulcre de Miechow. Qu’une telle école lui offre ce poste à son âge relativement jeune était la preuve de l’intelligence et des talents exceptionnels de Jean. C’est en dirigeant les cours de formation pour les jeunes novices qu’il est devint fermement ancré dans les écrits et la spiritualité de saint Augustin.

En 1429, un poste devint vacant au département de philosophie de l’Université Jagellonne. Jean retourna rapidement à Cracovie pour prendre ce poste, s’installant à l’université où il resta jusqu’à sa mort. Il entreprit également des études de théologie et après 13 longues années d’études entremêlées avec ses fonctions d’enseignement et d’administration en tant que chef du département de philosophie, il reçut finalement son doctorat. Plus tard, après la mort de son mentor, l’éminent théologien Benedykt Hesse, Jean assuma la direction du département de théologie de l’université.

Comme la plupart des savants de son temps, Jean passait beaucoup de ses moments libres à copier des manuscrits des Saintes Écritures, des traités théologiques et d’autres travaux savants. Bien que seulement 26 volumes nous soient parvenus, leur total de plus de 18.000 pages témoigne de son travail exceptionnel.

Au cours de sa vie à Cracovie, Jean se fit connaître parmi les résidents de la ville pour sa générosité et sa compassion envers les pauvres, sacrifiant toujours ses propres besoins afin d’aider les plus démunis. Se sentant une affinité particulière envers les étudiants de l’université, il était attentif à leurs besoins spirituels, physiques et scolaires. Que ce soit en classe ou en chaire, tout le monde le connaissait comme un ardent défenseur de la foi et ennemi des hérétiques.

Au moment où le Maître de Kenty mourut le 24 décembre 1473, le peuple de Cracovie le considérait déjà comme un homme très saint. Que cette opinion soit entièrement justifiée peut être mis en évidence par les nombreuses faveurs et nombreux miracles attribués à l’intercession de Jean à partir de sa mort. Jean de Kenty est bientôt devenu connu dans toute l’Europe, attirant des pèlerins de nombreux pays sur sa tombe dans la collégiale Sainte-Anne de l’université.

Malgré cela, le processus de sa béatification ne commença que 150 ans plus tard. Finalement, en 1676, le pape Clément XIII le déclara saint de l’Église catholique romaine, proclamant le 20 octobre comme jour de sa fête.

Tout au long de ses nombreuses années à Cracovie, notre pontife philosophe a souvent trouvé l’inspiration sur la tombe de son saint patron d’enseignement. Il n’est donc pas surprenant que lors de son pèlerinage en Pologne en 1997, il pria une fois de plus sur la tombe du Saint. Là, au cours d’une réunion particulière avec des professeurs de l’alma mater Jagellonne – la sienne et celle de saint Jean – il fit allusion au Maître de Kenty quand il déclara : « La connaissance et la sagesse cherchent une alliance avec la sainteté. »

En Irak

Après le « référendum » et la « déclaration d’indépendance » du Kurdistan irakien (initiative du clan Barzani), l’armée irakienne a repris Kirkouk quasiment sans coup férir, alors qu’on s’attendait à une guerre entre les peshmergas et l’armée irakienne, juste après la chute de l’Etat islamique… Voici une traduction d’un article fort intéressant de Pierre Balanian pour Asianews, sur ce qui se passe au Kurdistan, et dans les coulisses.

Note préliminaire. Le Kurdistan irakien est depuis longtemps divisé en deux territoires, celui du clan (historique) Barzani (capitale Erbil) et celui du clan Talabani (capitale Souleimaniye). Il y a eu de vraies guerres entre les deux clans, éventuellement arbitrées par Saddam Hussein, leur ennemi commun, appelé à la rescousse par l’un des deux. Dans l’Irak post-Saddam, on a mis Talabani à la présidence de la République d’Irak, et Barzani à la présidence du Kurdistan.

Le Premier ministre irakien Haidar Al Abad, a déclaré que « le référendum pour le Kurdistan fait partie du passé ». Pour lui, la prise de Kirkouk est un tournant. A Souleimaniye, Barham Salih, qui s’est récemment séparé de l’Union patriotique du Kurdistan de Talabani pour créer sa propre Coalition pour la Démocratie et la Justice, a appelé toutes les parties à suivre la raison et à mettre un terme à la politique du « fait accompli » (une critique claire du référendum de Barzani), ajoutant que le « référendum sur l’indépendance kurde a créé de nombreux problèmes » et que « nous aurions dû tenir compte de ce que l’ayatollah al-Sistani a dit ». Salih a poursuivi en disant que les dirigeants kurdes « doivent réviser leurs analyses qui se sont révélées fausses », notant que « les Kurdes sont mécontents de la politique, que des réformes sont nécessaires » et que « de nombreuses nouvelles divisions et de nouvelles alliances se dessinent au Kurdistan ».

Le premier jour de Kirkouk sous total contrôle irakien s’est déroulé sans encombre. Les drapeaux flottaient au milieu d’une sécurité renforcée. Les magasins, les bureaux gouvernementaux et les écoles étaient ouverts. Les gens dans le quartier central de la ville étaient heureux et rassurés. Pendant des mois, la possibilité d’une guerre à Kirkouk avait alimenté les craintes des habitants. En fin de compte, les combats et la dévastation ne se sont pas concrétisés comme le prédisaient certains qui avaient promu un scénario catastrophe par crainte de perdre leurs avantages. Comme le gouverneur de la ville a disparu, son adjoint, Rakan Al Jbouri, a pris le relais. Lors d’une conférence de presse, ce dernier a appelé les résidents qui ont fui à revenir pour « préserver et protéger leur propriété ». De son côté, le chef de la police de Kirkouk Khattab Omar n’a pas été autorisé à répondre aux questions en kurde de journalistes kurdes.

La chute ou la libération de Kirkouk a certainement élargi le fossé entre les partisans de Talabani et de Barzani. Les deux dirigeants avaient toujours été en désaccord sur la façon de gérer l’autonomie du Kurdistan. Bien que Barzani soit devenu une figure culte parmi les Kurdes pour avoir évoqué la possibilité que leur rêve puisse devenir réalité, certains ont commencé ces derniers mois à le critiquer à cause de l’empire économique qu’il a construit en 26 ans à la tête du gouvernement régional du Kurdistan et pour sa gestion des ventes de pétrole sans contrôle du gouvernement central. Quoi qu’il en soit de la justesse des critiques contre lui, les rumeurs et les accusations ont été propagées par le parti de Talabani.

Depuis la mort de Talabani il y a deux semaines et la stratégie suicidaire du tout ou rien de Massoud Barzani, le Kurdistan semble divisé en deux. Talabani n’était pas opposé au référendum, qu’il considérait comme un levier pour un gain en faveur des Kurdes tout en restant dans le pays. À l’inverse, pour Barzani, c’était le premier pas vers la sécession et l’indépendance totale. À bien des égards, le Kurdistan irakien ressemble aujourd’hui à un émirat du Golfe aux mains d’un seul clan, les Barzani. Cela en irrite plus d’un, en particulier les nombreux petits partis d’opposition kurdes. Et maintenant, la situation intérieure pourrait s’aggraver, aggravant la crise économique provoquée par le blocus imposé par l’Irak, la Turquie et l’Iran.

Un Pershmerga à la retraite a dit à AsiaNews que certains Kurdes pro-Barzani et des membres du PKK « ont jeté des pierres sur les pershmergas à la retraite les exhortant à résister et à combattre au lieu de fuir ». La perte de Kirkouk « marque indubitablement la fin du rêve d’un Kurdistan irakien indépendant », a déclaré le chef de la milice chiite Al Hashd el Shaabi (Forces de mobilisation populaire).

Au cours des deux dernières semaines, beaucoup a été fait pour empêcher le déclenchement d’un conflit armé entre les Kurdes et les forces irakiennes, ou plutôt entre les Kurdes et la milice al-Hashd el Shaabi. Si cela avait eu lieu, Barzani aurait été considéré comme la victime, créant ainsi un consensus international sur l’indépendance kurde. Selon de nombreux analystes locaux, Barzani comptait là-dessus, mais les mesures diplomatiques et juridiques du gouvernement central de Bagdad l’ont empêché grâce au soutien de l’Iran et de la Turquie. Pendant ce temps, à Kirkouk, on parle d’un acteur qui a travaillé en coulisses pour éviter une guerre kurdo-irakienne, à savoir le général Qasem Soleimani, chef de la Force Al Qods des Gardiens de la Révolution iraniens, considéré comme un ennemi juré du califat islamique le porte-parole du groupe islamique Abu Mohammad El Adnani, mais aussi des Etats-Unis qui le considèrent comme un « chef terroriste ». Le général Soleimani a été vu plusieurs fois à Erbil ces derniers jours, en dépit de l’interdiction par l’Iran de liaisons terrestres et aériennes avec le Kurdistan.

Désormais tout semble être contraire à Massoud Barzani dont le désenchantement s’est aggravé suite à des déclarations impromptues de ses alliés comme le président américain qui a dit qu’il ne prenait pas parti entre l’Irak et le Kurdistan, fracassant les espoirs que Barzani avait placés dans le lobby juif américain pendant la campagne référendaire, où l’on a vu flotter des drapeaux israéliens au Kurdistan. Après un long silence, l’Arabie saoudite a réitéré son soutien à l’intégrité territoriale de l’Irak dans un message attribué au roi Salman après que les forces irakiennes ont repris Kirkouk. Pour Barzani, le dernier coup est venu d’Israël quand un porte-parole du Premier ministre Netanyahou a déclaré qu’Israël n’interviendrait pas dans le référendum au Kurdistan. Actuellement, Massoud Barzani est complètement isolé.

Parmi les différents acteurs, la Turquie est probablement la plus heureuse. Le parlement turc a autorisé le retour d’un passage près de Khabour au Kurdistan irakien aux autorités irakiennes, donnant à l’Irak la possibilité de collecter des millions de droits de douane allant jusqu’ici au gouvernement kurde régional.

En Iran, Ali Akbar Velayati a déclaré lundi qu’en prenant Kirkouk, les forces irakiennes ont brisé le dos du traître Massoud Barzani. Cela a déjoué la tentative de scission de l’Irak et a mis fin à l’acheminement de 90% du pétrole du Nord vers la Turquie, puis vers Israël grâce à des sociétés étrangères constituées à 70% par des Israéliens. La deuxième chaîne israélienne a confirmé mardi l’information selon laquelle la prise de contrôle de Kirkouk par les troupes gouvernementales irakiennes a stoppé l’arrivée de pétrole de Kirkouk en direction d’Israël via la Turquie.

Parmi les partisans de Barzani on parle de haute trahison des peshmergas de l’Union patriotique du Kurdistan, actuellement sous le contrôle de sa veuve qui a « trahi la cause avec les Iraniens », a déclaré un responsable anonyme d’Erbil à AsiaNews. Le commandement peshmerga à Erbil a publié une déclaration menaçante selon laquelle « la prise de Kirkouk coûtera cher au gouvernement irakien ». Ce n’est pas un hasard si la télévision iranienne diffuse les images d’un raid des forces irakiennes contre une fabrique peshmerga de voitures piégées dans un cimetière, tandis que la télévision irakienne a montré une découverte similaire sur un site tenu par les peshmergas à Bagdad.

Cherchant un bouc émissaire pour ses échecs, même Massoud Barzani a déclaré dans un discours télévisé que « ce qui s’est passé à Kirkouk est le résultat de décisions unilatérales prises par certains partis kurdes ». Certains craignent maintenant, non pas tellement une guerre civile entre Irakiens et Kurdes, comme l’ont prédit de nombreux analystes, mais un affrontement total entre Barzani et ses rivaux qui sont maintenant plus forts compte tenu des déceptions des Kurdes face à la perte du rêve d’indépendance.

Après le bâton, la carotte

Au Parlement européen, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) a adopté ce matin par 43 voix contre 16 une proposition de réforme des règles d’acceuil des demandeurs d’asile qui prévoit un « mécanisme permanent et automatique » de répartition de tous les « réfugiés » qui arrivent, instaurant des quotas non seulement obligatoires mais permanents.

Le 27 septembre, le système des quotas obligatoires a pris fin (sans que le pays de Visegrad l’appliquent), et le même jour la Commission européenne a proposé un nouveau programme reposant sur le volontariat…

Hier, dans une interview à l’agence… polonaise PAP, le président du Conseil européen Donald Tusk déclarait que les quotas obligatoires de migrants n’ont pas d’avenir : « Je ne vois pas d’avenir particulier pour ce projet, mais il est important de trouver une entente qui ne sépare pas la Pologne et les autres pays du groupe de Visegrad du reste de l’Europe. »

Hier soir, Jean-Claude Juncker avait invité à dîner les Premiers ministres des pays du groupe de Visegrad, avant le sommet qui a commencé aujourd’hui.

Asile

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Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile : « ll n’y a pas de lien à faire entre insécurité et migration : le terrorisme, c’est un produit national, ce n’est pas un produit importé »

Militant et artistique

La soi-disant artiste Déborah de Robertis, qui avait posé cuisses écartées et sexe apparent devant la Joconde au Louvre le 24 septembre dernier en scandant « Mona Lisa, ma chatte, mon copyright », a été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris, alors que le parquet avait demandé huit mois de prison avec sursis.

Les juges ont considéré qu’il s’agissait d’un « acte militant et artistique » et que l’on n’y trouvait « pas d’élément intentionnel » de commettre une exhibition sexuelle…

La laïcité comme on l’aime

La Poste polonaise a mis en circulation le 14 octobre un timbre commémorant le centenaire de la création de la Milice de l’Immaculée, le 16 octobre 1917, par saint Maximilien Kolbe.

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La veille, 13 octobre, la Poste polonaise a mis en circulation un timbre à l’effigie de l’icône de la Mère de Dieu de Piekary, important sanctuaire et lieu de pèlerinage situé près de Katowice. Le timbre a été conçu par un postier habitant la commune limitrophe. C’est lui qui le présente. L’oblitération montre le calice offert au sanctuaire par Jean III Sobieski alors qu’il allait à Vienne combattre les Turcs en 1683.

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Saint Pierre d’Alcantara

Lorsque les consolations spirituelles manquent à quelqu’un, la manière d’y remédier est celle-ci : qu’il ne laisse pas pour cela l’exercice ordinaire de l’oraison, quoiqu’elle lui paraisse sans goût et de peu de fruit ; mais qu’il se mette en la présence de Dieu comme un coupable et comme un criminel, qu’il examine sa conscience, et qu’il voie si ce n’est point par sa faute qu’il a perdu cette grâce ; qu’il supplie le Seigneur, avec une entière confiance, de lui pardonner, et de faire éclater les richesses inestimables de sa patience et de sa miséricorde en le supportant, et en accordant le pardon à qui ne sait que l’offenser. De cette manière, il tirera du profit de sa sécheresse, prenant occasion de s’humilier davantage à la vue de ses nombreux péchés, et d’aimer Dieu d’un plus grand amour à la vue de cette bonté infinie qui les lui pardonne. Et quoiqu’il ne trouve pas de goût dans ces exercices, qu’il se garde bien de les quitter, parce qu’il n’est pas nécessaire que ce qui doit nous être avantageux, soit toujours accompagné de goût et de consolation. Du moins constate-t-il par l’expérience que toutes les fois que l’homme persévère dans l’oraison avec un peu d’attention et de soin, faisant bonnement le peu qu’il peut, il en sort à la fin consolé et joyeux, voyant que de son côté il a fait quelque petite chose de ce qui était en son pouvoir. Celui-là fait beaucoup, aux yeux de Dieu, qui fait tout ce qu’il peut, quoiqu’il puisse peu. Notre Seigneur ne regarde pas tant les richesses de l’homme, que son pouvoir et sa volonté. Celui-là donne beaucoup, qui désire donner beaucoup, qui donne tout ce qu’il a, et qui ne se réserve rien pour lui. Ce n’est pas beaucoup que de rester longtemps en oraison, lorsqu’on y trouve de grandes consolations. Ce qui est vraiment beaucoup, c’est que, lorsque la dévotion est petite, l’oraison soit longue, et qu’elle soit accompagnée de beaucoup plus d’humilité, de patience et de persévérance dans les bonnes œuvres.

(…)

Il n’y a pas de plus grande gloire au monde que d’imiter le Sauveur dans les vertus. Or, entre ses vertus, une de celles qui tiennent un rang très éminent, c’est d’avoir enduré tout ce qu’il a souffert, sans admettre dans son âme aucun genre de consolation. Ainsi, quiconque souffrira et combattra de la sorte, sera un imitateur d’autant plus insigne de Jésus-Christ, qu’il se verra plus complètement privé de tout genre de consolation. C’est là boire le calice de l’obéissance tout pur, sans mélange d’aucune autre liqueur. C’est l’épreuve principale, où se révèle la fidélité des amis, et où l’on voit s’ils sont véritables ou non.

Traité de la dévotion, IV

Fumées toxiques

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Le sommet de l’UE de demain et vendredi ne se tiendra pas dans le nouveau bâtiment Europa mais dans l’ancien bâtiment, parce que pour la deuxième fois en une semaine des fumées toxiques ont été détectées et les employés ont été évacués…

Mais c’est au Conseil européen, où qu’il se tienne, que naissent et se répandent des fumées toxiques, bien plus toxiques que celles du bâtiment Europa.

Les fumées toxiques du sommet, voilà encore un joli symbole de l’UE.

Europa, le nouveau bâtiment soviétoïde du Conseil européen, aussi bancal que m’as-tu-vu, a été inauguré en décembre 2016. Il a coûté 320 millions d’euros.