J’ai été stupéfait de voir que personne ne relevait (voir ma note de mercredi) que la « décision 6 » du rapport Attali condamnait l’école catholique en ce qu’elle peut avoir de catholique, interdisait les écoles hors contrat et l’école à la maison. Comme il y a dans la blogosphère catholique des gens beaucoup plus attentifs que moi, et beaucoup plus « sensibles » que moi, à ces questions-là, j’en suis venu à me demander si je n’avais pas commis une erreur d’interprétation. Mais je ne voyais pas où.
Or voici que Jeanne Smits confirme mon interprétation, dans Présent de ce jour. Elle remarque elle aussi que cette « véritable bombe » est passée inaperçue, et surtout elle était à la présentation du rapport. La confirmation de mon interprétation est donc confirmée par l’auteur du rapport lui-même :
« Véritable bombe passée inaperçue, le rapport Attali propose l’instauration de « droits à l’école » – en clair : le bon scolaire ou le chèque éducation – (décision 6), expérimentale dans un premier temps (décision 153). La gueule enfarinée, j’ai posé la question qui fâche : « Où commencera l’expérimentation, et les parents qui choisissent les écoles hors contrat pourront-ils en bénéficier ? » Le visage d’Attali se ferme, sa voix devient blanche : On commencera dans les banlieues défavorisées. (…) Quant aux écoles hors contrat, certainement pas. Seules sont concernées les écoles privées sous contrat, qui respectent strictement les programmes officiels, et, surtout (pause…) la laïcité ! » C’est le comble de la tromperie : par le biais du chèque scolaire, c’est un verrouillage complet de l’enseignement qui se mettra en place, le peu de liberté étant d’abord réservé aux banlieues… ethniques. »
Lundi dernier, lors de l’audience accordée aux membres de l’assemblée plénière de la Congrégation pour l’éducation catholique, le pape Benoît XVI a rappelé :
« Depuis toujours, le secteur de l’éducation est particulièrement cher à l’Eglise, appelée à faire sienne la sollicitude du Christ. La Tradition a vu dans l’enseignement – et plus généralement dans l’éducation – une manifestation concrète de la miséricorde spirituelle, qui est une des premières œuvres d’amour que l’Eglise a la mission d’offrir à l’humanité ».