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Gaza : les Eglises dénoncent une « punition collective illégale »

Les patriarches et autres chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem ont lancé un appel pour « mettre fin au siège de Gaza », « au nom de Dieu », parce qu’« un million et demi de personnes sont emprisonnées sans nourriture ni médicaments ». 800.000 personnes sont sans électricité. « C’est une punition collective illégale, un acte immoral de violation du droit humanitaire et naturel, tout comme du droit international. Cela n’est plus tolérable. Le siège de Gaza doit prendre fin immédiatement. » « Nier aux enfants et aux civils les produits de base n’est pas un moyen pour garantir la sécurité, mais plutôt pour détériorer ultérieurement la situation dans la région et la rendre encore plus dangereuse. »

Exhortant « la communauté internationale et l’Union européenne à agir », ils demandent aussi aux chefs palestiniens de « s’unir pour mettre fin aux controverses internes pour le bien du peuple de Gaza ». Et ils disent aux miliciens palestiniens : « Tant que les tirs de roquettes sur Israël ne cesseront pas, vous encouragerez l’opinion publique qui vit hors de cette terre à penser que ce siège est justifié ».

Face aux croissantes pressions internationales, le gouvernement israélien a légèrement atténué le blocus, permettant l’entrée d’une quantité limitée de gasoil et de médicaments pour les hôpitaux et les services d’urgence.

A la frontière égyptienne, c’est la confusion la plus totale. L’Egypte avait annoncé que la frontière serait fermée à 13h. De nombreux Palestiniens sont retournés chez eux, les bras chargés de ce qu’ils ont pu acheter en Egypte. Mais d’autres continuaient de quitter Gaza…

Addendum. Des activistes palestiniens ont détruit un nouveau pan du mur frontalier avec l’Egypte. Les policiers égyptiens déployés sur place ne sont pas intervenus.