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11 candidats

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Finalement 11 candidats à la candidature ont réussi à obtenir les 500 parrainages pour la présidentielle.

Les derniers arrivés sont Philippe Poutou, Jacques Cheminade et Jean Lassalle. Ce dernier a pour lui d’être un pittoresque Béarnais et d’être contre la loi Taubira.

La honte

Le Conseil constitutionnel a validé la loi qui abolit la liberté d’expression sur l’avortement.

Comme c’est quand même gros, il fait semblant d’émettre deux réserves, purement cosmétiques.

Sans vergogne

François Bayrou dénonce l’accord UDI-LR en ces termes :

Vous voyez bien de quoi il s’agit exactement, c’est-à-dire d’attitudes mercantiles. Ils échangent des soutiens qu’ils rejetaient contre des circonscriptions. Il y a là quelque chose qui est pour moi moche.

Tout le monde sait que François Bayrou a monnayé son soutien à Emmanuel Macron, en obtenant jusqu’à 96 circonscriptions, dit-on, pour le Modem.

C’est moche, hein ?

L’euthanasie à la française devant le Conseil constitutionnel

Le Conseil Constitutionnel a été saisi le 3 mars par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au sujet de la loi Claeys-Leonetti.

L’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés (UNAFTC) conteste le texte d’application, mais en fait la loi elle-même. Ce texte, dit l’association, va « à l’encontre de l’article 34 de la Constitution française, qui prévoit que la loi fixe les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». Car la loi Leonetti-Claeys « confie au pouvoir réglementaire le soin de définir la procédure collégiale, sans garantir ni le caractère collégial de la décision de limitation ou d’arrêt des traitements d’un patient hors d’état d’exprimer sa volonté, ni l’exercice d’un recours suspensif contre une telle décision ».

Il manque dans cette loi « des garanties légales aux exigences constitutionnelles de sauvegarde de la dignité de la personne humaine (Droit à la vie, article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen) et du droit à un recours juridictionnel effectif (article 16 de la DDHC) ».

Le Conseil constitutionnel devra se prononcer, également « à la demande du Conseil d’État, sur la sédation profonde et sur le lien entre obstination déraisonnable et arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielle ». Or c’est là que se situe précisément le caractère euthanasique de la loi (qui n’a pas été déclarée conforme à la Constitution puisqu’elle avait été votée à la quasi unanimité et donc n’avait pas été soumise au Conseil constitutionnel).

Ironie de l’histoire

Le jour même où François Fillon annonçait qu’il était convoqué le 15 mars pour une probable mise en examen, le Conseil constitutionnel faisait savoir que pour lui le seul candidat réunissant les conditions était… François Fillon.

Le Conseil constitutionnel a publié en effet hier sa première liste de parrainages remis par les candidats. Le seul qui dépasse les 500 est Fillon (738). En deuxième position on trouve Emmanuel Macron (229), puis Nathalie Arthaud (201), et Benoît Hamon (184). Les autres sont très loin derrière (Mélenchon 87, Le Pen 25).

La performance de la candidate de Lutte ouvrière n’a rien d’étonnant. Le groupuscule trotskiste a toujours été l’un des premiers à fournir ses 500 parrainages.

Ce qui peut surprendre est le nombre de parrainages déjà récoltés par Emmanuel Macron, dans la mesure où les élus socialistes sont prévenus que s’ils parrainent ce candidat ils seront (du moins en théorie) exclus du parti et ne pourront donc plus avoir l’investiture.

La seule possibilité pour Macron était de viser les maires sans étiquette des petites communes. De fait, la quasi totalité de ses parrainages vient de ces maires (en dehors de quelques sénateurs et de quelques conseillers départementaux). Or cela nécessite un travail important et de longue haleine. Autrement dit il y a longtemps que Macron, qui n’a pas derrière lui l’appareil d’un parti, a constitué des équipes pour aller chercher ses promesses de parrainages. Sa surprise à lui est sans doute que ça marche mieux qu’il ne l’avait prévu – même s’il est évident que c’est infiniment plus facile pour le candidat du système que pour un représentant de l’« extrême droite ».

Les parrainages peuvent être apportés à partir de la publication du décret convoquant les électeur : le 24 février dernier. Les formulaires n’étant disponibles qu’à partir de cette date, cela veut dire que Macron a réussi à (re)contacter plus de 200 maires en quatre jours (ou plutôt en deux jours, sachant que les formulaires ont été envoyés le 24, que le 25 était un samedi où les petites mairies sont fermées, le 26 un dimanche…).

Outing de la République

Pour la première fois de l’histoire, lundi, un président de la République en exercice s’est rendu au siège du Grand Orient de France, à la fois temple de la « religion de la République » et laboratoire de ses lois « sociétales », pour en visiter le musée, à l’occasion du 300e centenaire de la franc-maçonnerie.

Voici quelques extraits du discours de François Hollande :

La plupart des lois de liberté adoptées entre 1870 et 1914 ont été réfléchies et travaillées dans les loges : l’autorisation des syndicats, le droit d’association, la liberté de la presse ont été autant de progrès d’abord soutenus par les francs-maçons.

Et puis, dans le grand combat pour la laïcité, les francs-maçons ont toujours été à l’avant-garde pour affirmer la neutralité de la République, pour établir une école débarrassée des influences extérieures, pour demander la séparation des Églises et de l’Etat et pour que soit pleinement reconnu pour le citoyen le droit de croire ou de ne pas croire.

La liberté d’abord, la liberté contre l’obscurantisme, contre le fanatisme, contre le fondamentalisme, la « liberté absolue de conscience » contre les dogmes,

Monsieur le Grand Maître, parmi beaucoup de causes qui mobilisent la franc-maçonnerie, il y a la défense de la dignité humaine. Parce que les maçons ont toujours considéré l’être humain en tant que tel, vous êtes à la pointe des combats actuels contre la douleur, pour le droit de mourir dans la dignité – nous avons fait progresser, pas forcément jusqu’au point où vous l’auriez souhaité, mais c’est pour vous permettre de réfléchir encore et de faire en sorte que la législation puisse également progresser, car elle progressera, y compris dans ces domaines.

Vous avez aussi voulu penser les mutations inouïes que les nouvelles technologies du vivant nous laissent deviner et c’est ce qu’on appelle le transhumanisme ou l’homme augmenté. C’est une question redoutable. Jusqu’où permettre le progrès ? Car le progrès ne doit pas être suspecté, nous devons le favoriser. Comment faire que nous puissions maîtriser ces graves questions éthiques ? Ce qui est en jeu, c’est l’idée même d’humanité, de choix, de liberté.

Alors face à ces bouleversements que certains espèrent, que d’autres redoutent, le regard de la franc-maçonnerie est une boussole tout à fait précieuse dans cette période et une lumière qui aide à saisir les enjeux et à y répondre.

Vous avez fait en sorte que la République puisse être ce qu’elle est aujourd’hui

*

Et en plein milieu ce gros mensonge anticatholique :

(…) la protection sociale dans notre pays. Les sociétés de secours mutuel qui préfiguraient l’Etat-providence et les caisses d’assurance sociale dans l’entre-deux guerres qui ont annoncé la Sécurité sociale, là aussi, ont été pour beaucoup portées à l’origine par des francs-maçons.

Délire d’entrave

Le Sénat a adopté hier en nouvelle lecture la version du texte sur le « délit d’entrave à l’IVG » qu’il avait réécrit en première lecture.

Texte donc toujours incompatible avec celui qu’a voté l’Assemblée nationale. Laquelle aura le dernier mot. En attendant, espérons-le, que cette loi ouvertement liberticide soit déclarée anticonstitutionnelle, puisqu’elle l’est de façon évidente (c’est pourquoi les socialistes du Sénat l’avaient assez habilement maquillée).

Fillon et l’islam

François Fillon à la grande mosquée de Saint-Denis de la Réunion :

Je suis croyant et je me bats pour toutes les religions. Je défends la liberté religieuse et donc l’islam.

Il a dit aussi qu’il souhaitait que les musulmans manifestent leur colère non seulement contre les terroristes, mais aussi « contre ceux qui déforment le message de l’islam ».

Là ça devenait intéressant et on allait s’instruire. Quel est donc le vrai message de l’islam ? Hélas, Fillon ne l’a pas dit…

On remarquera aussi que lors de cette visite, Houssen Amode, le président du Conseil régional du culte musulman, a souligné que les musulmans sont « atterrés par le qualificatif d’islamique accolé au terrorisme » puisque « ça n’a rien à voir avec l’islam », tandis que le très modéré président de la mosquée (qui aime beaucoup Tariq Ramadan), Iqbal Ingar, a souligné que les critiques de l’islam par de pseudo-intellectuele deviennent insupportables et que « ça risque de pousser les modérés vers les radicaux »…

Il y aurait donc des musulmans modérés qui deviennent radicaux mais qui n’ont rien à voir avec le terrorisme puisque celui-ci n’a rien à voir avec l’islam…

LGBT Macronien

Marik Fetouh va rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron.

Marik Fetouh s’est fait connaître lorsqu’il a fondé le centre LGBT de Bordeaux. Puis il est devenu adjoint au maire (Alain Juppé), « chargé de l’égalité et de la citoyenneté », pouvant ainsi utiliser les moyens de la municipalité pour la propagande LGBT (et le « vivre ensemble » en général, notamment avec l’islam).

Comme Macron, il affirme qu’il n’y a pas de culture française.