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Sans vergogne

Le lobby a exhumé un débat dans lequel Olivier Serva, aujourd’hui candidat macroniste aux législatives, se prononçait contre le « mariage pour tous » et rappelait, en tant que chrétien, que les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont une abomination dans la Bible :

« Pour moi être tolérant ce n’est pas accepter l’intolérable. Pour le chrétien que je suis, et je lis la Bible, le Deutéronome, il est écrit que quand un homme couche avec un homme ou une femme couchant avec une femme, c’est une abomination. (…) Evidemment que c’est un pêché, la Bible le dit ! (…) Il n’est pas question qu’en catimini quelques lobbies parisiens influent sur les députés (…) pour faire passer une loi que nous ne voulons pas. »

Pour que Olivier Serra puisse toujours être candidat, il fallait bien entendu qu’il se répande en excuses et qu’il renie ses propos. C’est chose faite :

« Je me suis exprimé en 2012 en tant que simple citoyen dans le cadre d’un débat contradictoire relatif à l’adoption de la loi sur le “Mariage pour tous”. Je m’excuse auprès des personnes que j’ai pu blesser pour cette prise de parole outrancière et je retire ces propos qui ne correspondent pas à mes convictions. C’était une faute. »

Un siège de député vaut bien une apostasie.

Du moins en ce monde…

Parti unique

Christian Estrosi ayant choisi de démissionner de la présidence du conseil régional de PACA pour redevenir maire de Nice, il y a eu ce matin un vote pour élire le nouveau président du conseil régional. Il y avait un seul candidat : Renaud Muselier. Il a été élu avec 100% des voix. (Puisque le PS avait – déjà – décidé de se suicider pour empêcher le FN d’être majoritaire, le FN est le seul parti d’opposition. Et il avait décidé de ne pas participer au vote.)

Dur dur, d’être député des bouseux

La focalisation des médias sur l’affaire du montage financier de Richard Ferrand occulte une autre affaire : en 2014, le député Ferrand avait embauché son fils comme assistant parlementaire, pendant 4 mois : 6 796,51 € nets.

Réponse de son cabinet :

« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne : ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet. »

En bref, les jeunes de ma circonscription sont des bouseux incultes. D’ailleurs ils ne parlent même pas français. Et quand il y en a un qui baragouine un peu notre langue et qui par miracle a déjà vu un ordinateur, il ne veut pas travailler…

J’espère que ces propos vont être massivement diffusés dans la circonscription où Richard Ferrand se présente à nouveau : la 6e circonscription du Finistère, qui va de Crozon à Carhaix.

Il faut quand même savoir que par là-bas ils sont tous comme ça :

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Et voilà à quoi ils passent leur temps :

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Et quand vous voyez les plus jeunes, c’est à désespérer…

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Pied de nez

« Mme Sylvie Goulard, ministre des Armées ».

Sylvie Goulard est inconnue du grand public. Mais elle est la grande lobbyiste de l’Europe fédérale depuis longtemps. En 2001 elle était près de Romano Prodi pour travailler à la préparation de la Constitution européenne. En 2006 elle était devenue présidente de la branche « française » du Mouvement européen : un lobby qui avait été dirigé et financé par la CIA pour construire les Etats-Unis d’Europe. En 2009, étiquetée Modem, elle était devenue député européen, c’est-à-dire principale militante du Mouvement européen au sein du Parlement européen.

La voici donc récompensée par un portefeuille ministériel (au moment où les Etats-Unis ont un président qui n’a pas du tout comme priorité la construction des Etats-Unis d’Europe…).

Mais le gag, le mauvais gag, est qu’elle est « ministre des Armées ». Elle qui, comme son nouveau patron Macron, est pour la dissolution des nations dans un Etat européen. Dans la configuration psychologique de ces gens-là, c’est comme si elle était ministre des Armées du Minnesota ou de l’Alabama… Eh non, ça n’existe pas.

Le message est bien sûr que « les Armées » françaises ne doivent plus exister non plus, au profit d’une armée fédérale européenne.

Sur le « Mouvement européen », marionnette de l’American Committee for a United Europe, voir ci-après mon article de Daoudal Hebdo du 4 juin 2009 : « Comment la CIA a dirigé la construction européenne ».

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On notera qu’il y a un « ministre de l’Europe et des Affaires étrangères » (l’Europe nommée d’abord), et, comme si ça ne suffisait pas, un « ministre chargé des Affaires européennes ». « Europe » est le seul mot qui figure deux fois dans l’organigramme.

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On a appris que Jean-Louis Bourlanges allait être candidat aux législatives.

Jean-Louis Bourlanges a été le lobbyiste du Mouvement européen (dont il a été président entre 1995 et 1999) au Parlement européen de 1989 à 2007. Il a démissionné en 2007 (au milieu de son quatrième mandat), parce qu’il désespérait de voir réalisée dans un avenir proche la destruction des nations dans une Europe unifiée. Voilà que Macron, dix ans plus tard, redonne de l’espoir au vieux Bourlanges au point qu’il retourne au combat…

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J’aurais bien ironisé sur Collomb à l’Intérieur, mais la suppression de la liberté d’expression en ce qui concerne toutes les « phobies » (sauf la christianophobie, évidemment) m’en empêche.

ACUE : comment la CIA a dirigé la construction « européenne »

 

Il circulait la semaine dernière sur les sites internet des « révélations » sur les dessous de la construction européenne. En réalité, si l’on va y voir de plus près, on constate que ces informations proviennent d’un article du quotidien britannique Telegraph, dont le dernier état sur internet date du 19 juin 2001, et qui fut publié initialement le 19 septembre 2000.

Cela dit, comme il s’agit d’une histoire très peu connue, et que d’autre part l’article du Telegraph comporte un certain nombre d’imprécisions, il n’est pas inutile d’y revenir, à la veille des élections dites « européennes »….

« Les eurofédéralistes financés par les chefs de l’espionnage américain », titrait le Telegraph.

Les éléments nouveaux étaient les découvertes de Joshua Paul, chercheur à l’université Georgetown de Washington, confirmant ce que l’on savait déjà, notamment grâce à Joshua Paul lui-même.

 

Le Parlement européen : en 1950…

 

Dans les dossiers déclassifiés par les Archives nationales américaines, il a découvert un mémorandum du 26 juillet 1950, donnant des instructions pour la conduite d’une campagne en faveur d’un Parlement européen. Le document est signé du général William J. Donovan, ancien chef de l’OSS (Office of Strategic Services, précurseur de la CIA) pendant la guerre, architecte de la CIA (créée en 1947), et président de l’American Committe for a United Europe (ACUE, Comité américain pour une Europe unie).

Il a également découvert un mémorandum de la division européenne de l’ACUE, daté du 11 juin 1965 recommandant à Robert Marjolin, vice-président de la Communauté économique européenne (CEE), de poursuivre secrètement l’union monétaire. Dans ce mémo, l’ACUE demande aussi d’empêcher tout débat sur la question jusqu’au moment où « l’adoption de ces propositions deviendra pratiquement inévitable »…

Le premier document montre donc les Américains (plus précisément la CIA) définissant dès 1950, bien avant le traité de Rome, ce que doit être l’Europe unie, et le second document montre que la même CIA, en 1965, préparait déjà l’union monétaire, l’euro.

Revenons un peu en arrière. En mai 1948, Josef Retinger, l’un des pionniers du fédéralisme européen, organise à La Haye un grand congrès réunissant l’Union européenne des fédéralistes d’Henri Brugmans, l’Union interparlementaire de Coudenhove-Kalergi, le Mouvement pour l’Europe unie de Duncan Sandys (gendre de Churchill)… Le congrès est présidé par Winston Churchill. Il y a là Alcide de Gasperi (président du Conseil italien), Harold Macmillan, Robert Schuman, Konrad Adenauer, et 29 anciens ministres des Affaires étrangères. Il est décidé de mettre en place un « Mouvement européen » pour promouvoir l’intégration européenne. Le premier président est Winston Churchill, le secrétaire général Josef Retinger.

Peu après, Josef Retinger et Duncan Sandys se rendent aux Etats-Unis. Ils rencontrent William J. Donovan (voir plus haut) et Allen W. Dulles (directeur de l’OSS en Europe pendant la guerre et futur directeur de la CIA). Ceux-ci avaient récemment apporté leur soutien à Coudenhove-Kalergi pour la création d’un Comité pour une Europe libre et unie. Mais après la rencontre, ils laissèrent tomber Coudenhove, qui pensait être le seul à même de diriger un tel mouvement (pour la même raison, Coudenhove n’avait pas apprécié le congrès de La Haye).

 

Le Comité américain pour une Europe unie

 

Le 5 janvier 1949, Donovan et Dulles fondent l’ACUE à New York. Le président est Donovan, le vice-président est Dulles, le directeur exécutif est Thomas W. Braden (ex-OSS, futur directeur adjoint de la CIA). On compte aussi parmi les membres de la direction Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, etc.

Joshua Paul a également établi, à l’aide des archives déclassifiées, ce que l’on savait sans pouvoir le prouver : l’ACUE avait été fondée pour récolter des fonds secrets de la CIA, ainsi que de l’argent en provenance de fondations privées comme l’Institut Rockefeller et la Fondation Ford, pour aider le département d’Etat à promouvoir la création d’une Europe unie. La majeure partie de l’argent (des millions de dollars) allait au Mouvement européen, mais finançait aussi tous ceux qui militaient pour une Europe unie.

La « Campagne européenne de la jeunesse », une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Lorsque Joseph Retinger se rebella contre un pareil niveau de contrôle américain, et chercha à lever de l’argent en Europe, il se fit aussitôt taper sur les doigts. En fait, les chefs du Mouvement européen étaient traités comme des employés par leurs patrons américains. Dès 1950, quand les Français de l’Union des fédéralistes protestèrent de leur non-représentation dans les instances dirigeantes, l’ACUE en profita pour acculer à la démission le président Duncan Sandys et le remplacer par Paul-Henri Spaak. (Le Mouvement européen existe toujours, il est actuellement dirigé par Pat Cox, ancien président du Parlement européen. La section française est présidée par Sylvie Goulard (MoDem), l’un des vice-présidents est Daniel Cohn-Bendit.)

 

Conseil de l’Europe, CECA, CED…

 

Dès sa fondation, l’ACUE avait financé les réunions préparatoires du Traité de Londres (5 mai 1949) instituant le Conseil de l’Europe. Paul-Henri Spaak en fut élu président…

Le 8 mai 1950, Robert Schuman (ministre français des Affaires étrangères), propose de réaliser le vieux projet de Coudenhove-Kalergi : une Communauté européenne charbon-acier (CECA). A New York, Allen W. Dulles organise une conférence de presse au cours de laquelle il rend publique une liste de 118 éminentes personnalités américaines, membres de l’ACUE, qui apportent leur soutien au plan Schuman…

Quelques mois plus tard, le 24 octobre1950, René Pleven, ministre français de la Défense, propose la création d’une Communauté européenne de Défense (CED). La proposition est appuyée par un Comité de vigilance, émanant de l’Union des fédéralistes et naturellement financé par l’ACUE. Contrairement à la CECA, l’idée de la CED n’est pas d’origine européenne, mais américaine. Six États signent le Traité à Paris, le 27 mai 1952. Mais les gaullistes et les communistes s’allient à l’Assemblée nationale pour rejeter le traité.

Alors les Américains se replient sur l’OTAN, et demandent à Josef Retinger de faire avancer à la fois l’intégration européenne à partir de la CECA, et l’intégration des pays européens dans l’OTAN…

Oui chef !

La Licra a dénoncé des tweets « à connotation antisémite » d’un candidat de Macron. (Par exemple cette très pertinente question après un dîner du CRIF : « A quand la séparation du CRIF et de l’Etat ? ».)

La commission d’éthique d’« En Marche » a été immédiatement saisie, ce qui « suspend » l’investiture de l’indésirable.

Stupide

Le débat qui agite le Front national sur la « sortie de l’euro » est stupide.

D’abord rien dans les traités européens ne permet de sortir de l’euro. Les Etats membres qui ne se sont pas exemptés de la monnaie unique ont l’obligation de l’adopter et bien entendu définitivement.

Depuis le traité de Lisbonne ce que l’on peut faire c’est sortir de l’UE. Et c’est évidemment ce qu’il faut faire, comme le Royaume Uni, si l’on veut recouvrer sa souveraineté et mettre en œuvre une politique qui ne soit pas dictée de l’étranger.

Si le Front national, par calcul électoral, considère aussi que c’est un sujet tabou (comme l’avortement), il ne sert plus à rien. Ce que je crois depuis un certain temps, de toute façon.

Ridicule

L’avocat du Parlement européen prétend que les salaires versés à des assistants parlementaires FN « fictifs » entre 2012 et 2017 ont coûté « 4.978.122 euros » au Parlement.

C’est tout simplement absurde. Quoi qu’il en soit du caractère fictif ou non des emplois en question, de toute façon c’est de l’argent qui est donné par le Parlement européen aux députés. En plus de leurs salaires de députés. En plus de ce qui leur est donné pour ceci ou cela, leurs déplacements ou leurs frais de secrétariat. Le député en fait ce qu’il veut. Et personne ne conteste que le salaire est versé à quelqu’un qui travaille pour le député…

Le seul problème est que cet argent n’est pas dépensé pour la propagande européiste, n’est-ce pas ?

Là ça ne marche pas

L’une des grandes obsessions médiatiques du politiquement correct est de saluer comme « historique » toute promotion féminine. C’est une obligation de célébrer toute « première » nomination d’une femme à tel ou tel poste de responsabilité. En France ça devient difficile, dans la mesure où il y a des femmes partout, et même une féminisation outrée de certaines professions. On a toutefois pu célébrer l’élection de la « première femme » présidente de la FNSEA…

Reste assurément une « première » : la première femme présidente de la République. Cela avait été l’un des thèmes de campagne en 2007 avec Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy. Les Français oseront-ils élire une femme ? Et l’on se souvient que Ségolène avait osé prétendre que la campagne avait été misogyne…

Et voici que de nouveau il y a une femme au second tour… Mais là il n’est pas question de promouvoir un quelconque féminisme. C’est tout le contraire : les féministes font campagne contre la femme…

« L’élection de Marine Le Pen serait à la fois une défaite et un danger pour les femmes. Il ne suffit pas d’en être une pour défendre leurs droits », tonnent une « cinquantaine de personnalités ». Dont Yvette Roudy (ça existe encore ?), l’actuelle concubine du Président Julie Gayet, l’inévitable Agnès Jaoui, et même une « femme rabbin »…