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Non-événement

Qu’on ne compte pas sur moi pour salir mon blog avec les immondices de l’ouverture des JO. Qu’on ne compte pas sur moi non plus pour dénoncer l’inévitable qui était dûment annoncé. Car les tarés qui étaient aux commandes avaient annoncé que ce serait inclusif et transgressif. Ce qui dans leur langage veut dire promotion des idéologies woke et LGBT, avec l’accent à la mode ces temps-ci sur les drag-queens et les trans. Le mot transgressif indique quant à lui qu’on va « casser les codes », les derniers codes qu’on puisse encore casser dans une société arrivée au dernier degré de la décadence : la religion et l’histoire. Il est d’ailleurs curieux que la religion chrétienne soit encore considérée comme une victime de choix pour la « transgression », alors qu’elle n’a plus aucune influence sociale.

Le communiqué des évêques de France est également sans surprise. C’est une louange dithyrambique au milieu de laquelle on « déplore profondément » certaines scènes de « dérision et de moquerie du christianisme ». Le service minimum va jusqu’à omettre les gros mots de blasphème ou de sacrilège.

C’est que l’épiscopat est complice depuis le début. Pour être partenaire de cette ignominie, il avait créé un machin qu’il avait intitulé Holy Games, marque déposée, s’il vous plaît, et en anglais, puisque ça se passe à Paris. Le communiqué des évêques commence précisément par rappeler que le projet Holy Games mobilise « de nombreux catholiques depuis bientôt trois ans ». Plus de temps qu’il n’en faut pour comprendre, même quand on est un catho bisounours demeuré, de quoi il retourne quand on nous annonce de l’inclusif et du transgressif.

A Valaam

D’autres images de Poutine et Loukachenko hier au monastère de Valaam. A 1’08, une pancarte « Plantation Poutine Vladimir Vladimirovitch ».

Précaution

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Le bar-restaurant parisien Rouge Bis, juste en face du Moulin Rouge (d’où son nom), a mis cette annonce sur les tables à l’intention des visiteurs étrangers : « Chers hôtes, pendant les Jeux olympique il est interdit de discuter de politique et de crier des slogans politiques. Les contrevenants seront expulsés du bar. Les Jeux olympiques sont au-delà de la politique ! »

L’avertissement est en anglais, et en dessous en… ukrainien.

La cathédrale de Tver

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Le 21 juillet dernier, le patriarche Cyrille a procédé à la consécration de la cathédrale de la Transfiguration de Tver, reconstruite à l’identique.

La cathédrale avait été dynamitée en avril 1935, et à sa place avait été aménagé un jardin public avec des statues de Lénine et Staline.

En 1992 on effectua des fouilles qui permirent de retrouver les fondations et on réunit les documents permettant de reconstruire le bâtiment selon les plans originaux. Les travaux ont commencé en 2015.

L’installation de l’iconostase, en novembre dernier :

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Généreux

Le ministère ukrainien des Infrastructures fait savoir que la formation de conducteur de bus est désormais gratuite pour les femmes.

La pénurie de conducteurs de bus est d’environ 30%, en raison de la mobilisation. Cela équivaut à environ 6.000 emplois.

Ainsi, le pouvoir ukrainien kidnappe les chauffeurs de bus et les envoie au casse-pipe, puis il propose aux veuves d’apprendre gratuitement le métier de leurs défunts maris.

Une belle générosité.

*

Mais l’agence Fitch, quant à elle, n’est pas du tout généreuse avec le pauvre gouvernement ukrainien. Elle considère que l’accord de restructuration de la dette du 22 juillet « marque le début d’un processus s’apparentant à un défaut ». En conséquence, et compte tenu de nombreux autres facteurs négatifs, l’agence fait passer la note de l’Ukraine de CC à C. Le dernier niveau avant le défaut de paiement.

Heureusement que l’Occident ne compte plus les milliards qu’il déverse sur Kiev. Mais il va falloir faire plus…

Hystériques

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Le criminel contre l’humanité Netanyahou a prononcé une allocution surréaliste au Congrès américain (le 7 octobre c’était le 11 septembre multiplié par vingt, l’armée israélienne n’a tué aucun civil à Rafah, Israël n’a jamais bloqué d’aide humanitaire, c’est une guerre de civilisation, etc.) d’une durée totale de 40 minutes. Il a été interrompu 39 fois par des applaudissements, dont 23 debout. 11 fois pendant les six premières minutes, 24 fois pendant les 14 dernières minutes. Les applaudissements (sans compter ceux de l’accueil ni ceux de la fin) ont représenté 27% du temps total.

Encore !

Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko sont encore au monastère de Valaam aujourd’hui. L’agence de presse biélorusse a été la première à publier une vidéo sur YouTube:

Addendum. La dernière fois c’était il y a un an, déjà…

Saint Hilarion de Verey

20076.p.jpgLa divine liturgie que retransmet Soyouz TV l’était ce matin du monastère Sretenski de Moscou, à l’occasion de la fête du « saint hiéromartyr Hilarion archevêque de Verey ».

Né en 1886, Hilarion, qui s’appelait Vladimir comme tout le monde, fut un brillant étudiant, devenu maître en théologie en 1913 au séminaire de Moscou. Il entra aussitôt à la laure de la Trinité Saint Serge, où il devint moine, prêtre et archimandrite en quelques mois, et nommé professeur au séminaire de Moscou.

En mars 1919 il fut arrêté par les bolcheviques et emprisonné pendant trois mois. En mai 1920 il fut sacré évêque de Verey (auxiliaire de Moscou), et devint un des deux principaux conseillers du patriarche. Moins de deux ans après il était envoyé en exil à Arkhangelsk. A son retour il fut élevé au rang d’archevêque, et étendit son champ d’action. Le 22 juin 1923, il chassa les « rénovateurs » du monastère Sretenski où s’étaient installés ces clercs de l’Eglise du pouvoir, et célébra les vigiles. Le lendemain le patriarche y célébra une divine liturgie de reconsécration de l’église, qui dura jusqu’à six heures du soir. Hilarion fut nommé abbé du monastère. Les « rénovateurs » le dénoncèrent comme conspirateur, « producteur de gaz suffocant contre la révolution », etc. En décembre il était condamné à trois ans à Solovki, le monastère du grand nord transformé en goulag, où les conditions de vie étaient atroces. En arrivant, Hilarion dit à ses compagnons qu’ils ne pourraient pas y survivre. Il devint un modèle pour les prisonniers (essentiellement prêtres et évêques), et déclara que Solovki était une école des vertus : désintéressement, douceur, humilité, tempérance, patience et amour du travail. Ce qu’il vivait en plénitude.

A l’été 1925 il fut envoyé dans une prison de Iaroslav. Où il avait des « privilèges », comme celui de recevoir les livres qu’il voulait. On lui demanda alors de faire partie des dirigeants d’un nouveau schisme pro-bolchevique, celui de l’archevêque Grégoire ; il refusa net, et fut renvoyé à Solovki. En juin 1927 on l’envoya rencontrer Grégoire, qui lui promit de le faire métropolite. Mais Hilarion refusa. La scène se répéta plusieurs fois. A Solovki des clercs étaient tentés par un schisme inverse, celui d’une Eglise clandestine. Hilarion réunit carrément un concile de 15 évêques (dans une cellule de Solovki) qui décidèrent de ne pas suivre ce schisme.

En décembre 1929 on décida de l’exiler à Alma-Ata (Kazakhstan) pour trois ans. Mais il n’y arriva pas. Emmené de prison en prison, épuisé, maltraité, malade, il dut être hospitalisé à Leningrad et mourut du typhus le 15 décembre.

Il a été canonisé en 1999 au monastère Sretenski où ses reliques venaient d’être transférées.