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« Purge numérique globale »

Ci-après un article de RT-France, intéressant mais théoriquement inaccessible dans l’UE depuis le bannissement de RT et Sputnik. On y voit notamment que l’UE assume de « s’écarter totalement de la directive sur l’e-commerce », autrement dit de s’asseoir sur le droit, sous prétexte que l’interdiction serait « temporaire ».

Le média Nextinpact a révélé le contenu d’un courrier adressé aux moteurs et aux réseaux sociaux afin de s’assurer de la disparition effective de tout contenu de RT et de Sputnik. La Commission y assume une surveillance généralisée des informations. «Un éboulement vertigineux du cadre jusqu’alors en vigueur» : c’est ainsi que le journaliste Marc Rees a qualifié les directives adressées par la Commission européenne aux gestionnaires des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, dans un article du média en ligne NextInpact dévoilant un courrier qui leur a été envoyé le 4 mars, le lendemain de la coupure de l’accès au site de RT France par les principaux fournisseurs d’accès internet de l’Hexagone.

Dans le contexte de l’intervention militaire russe en Ukraine, la Commission avait invoqué la nécessité de couper tous les canaux de diffusion de «la machine médiatique du Kremlin» représentée selon elle par RT et Sputnik, et publié un règlement pour donner un fondement juridique à son entreprise. Selon Nextinpact, «elle a adossé à cette demande une lettre aussi bien aux moteurs qu’aux réseaux sociaux, dont le contenu témoigne de la volonté d’une purge numérique globale».

 

Une décision «inédite dans  le droit des nouvelles technologies»

 

«Le législateur a l’intention d’établir une interdiction très large et complète» écrit l’instance bruxelloise dans ce courrier adressé notamment à Google, précisant que «les services de recherche sur Internet sont fournis par des « opérateurs » au sens du règlement». Ayant exigé l’effacement de rt.com et sputniknews.com des résultats des recherches sur internet, la Commission a rappelé dans ce courrier que « l’activité des moteurs de recherche joue un rôle déterminant dans la diffusion d’un contenu en ce qu’ils rendent celui-ci accessible à tous les internautes effectuant une recherche […] y compris à ceux qui, autrement, n’auraient pas trouvé la page Web sur laquelle ce contenu est publié ». Par conséquent, «si les moteurs de recherche, tel que Google, ne suppriment pas RT et Sputnik, ils faciliteraient l’accès du public à leurs contenus ou contribueraient à cet accès». Ce qui a amené à la Commission à conclure qu’«en vertu du règlement, les fournisseurs de services de recherche sur Internet doivent s’assurer que 1) tout lien vers les sites Internet de RT et de Sputnik et 2) tout contenu de RT et Sputnik, y compris les courtes descriptions textuelles, les éléments visuels et des liens vers les sites Web correspondants, n’apparaissent pas dans les résultats de recherche fournis aux utilisateurs situés dans l’UE ».

Comme l’explique Nextinpact, l’institution exige, par cette méthode, non pas seulement la désindexation des deux sites, mais également celle de tous les liens qui mènent à leurs contenus. Une décision que le média qualifie d’«inédite dans le droit des nouvelles technologies».

D’autant plus que l’ambition des autorités européennes ne s’arrête pas là : la lettre indique aux réseaux sociaux qu’ils doivent également prendre leur part à ce «nettoyage à la javel», comme le qualifie NextInpact, en devant «empêcher les utilisateurs de diffuser […] tout contenu de RT et Spoutnik». Et ce, peu importe que le compte en cause soit ou non rattaché à RT et Spoutnik.  Les demandes de la Commission sont d’autant plus vastes, relève le média en ligne, que l’institution réclame l’interdiction des messages reproduisant un contenu venant des deux médias financés par la Russie. «Ces messages ne seront pas publiés et s’ils le sont, ils doivent être supprimés», détaille le courrier.

 

Une surveillance généralisée assumée par la Commission

 

Autre point marquant, le contournement de l’article 15 de la directive sur le e-commerce, datant de 2000, article qui prohibe de faire peser sur des intermédiaires comme YouTube, Facebook ou Twitter une obligation de surveillance généralisée. Or, les consignes de la Commission aboutissent justement à forcer ces intermédiaires à une surveillance de tous les flux d’information. Une entorse au droit qui serait justifiée par le caractère temporaire des mesures : «La décision de s’écarter totalement, dans le présent règlement, de la directive sur le commerce électronique a été consciente et justifiée par la situation et son caractère temporaire», argue la Commission.  L’empilement de ces différentes mesures aboutit à un édifice de contrôle assez inquiétant, selon Nextinpact, puisqu’un premier texte avait déjà été adopté en réponse au rattachement de la Crimée à la Russie en juillet 2014. L’article 12 de ce dispositif, qui «interdit de participer sciemment et volontairement à des activités ayant pour objet ou pour effet de contourner les interdictions énoncées». Et, même si la liberté d’expression implique un droit, pour les médias, à  «rendre compte objectivement de l’actualité», tout comme un droit pour les utilisateurs, à «recevoir des informations objectives sur l’actualité», la Commission avance que ce droit ne peut être utilisé «pour contourner le règlement». Par conséquent, déduit-elle, «si un autre média prétend informer ses lecteurs ou spectateurs, mais en réalité diffuse le contenu de Russia Today ou Sputnik […], il enfreindra l’interdiction énoncée dans le règlement». NextInpact conclut en alertant sur le fait que« la surveillance exigée des réseaux sociaux s’étend donc aux contenus des deux sociétés financées par Moscou, même quand ils sont diffusés par d’autres médias, non visés nommément par cette prohibition numérique». Désormais,« les intermédiaires techniques sont obligés de nettoyer les contenus RT/Sputnik, peu importe la source», a constaté Marc Rees, s’étonnant sur Twitter du «silence total» suscité par ce basculement juridique considérable.

Ursule s’en va-t-en guerre

« Nous allons interdire dans l’UE la machine médiatique du Kremlin. Les médias d’État Russia Today (RT) et Sputnik, ainsi que leurs filiales, ne pourront plus diffuser leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine et pour semer la division dans notre Union. »

Ainsi parlait hier Ursule, chef de l’Europe unie. Cette même Ursule qui n’a que « l’état de droit » à la bouche pour condamner en permanence la Pologne ou la Hongrie, donnait un exemple spectaculaire de violation de l’état de droit.

Car il n’entre absolument pas dans ses fonctions de présidente de la Commission européenne d’interdire quelque média que ce soit.

Et il va être intéressant de voir ce que Macron va sortir de sa manche pour interdire un média français qui emploie cent journalistes français titulaires de la carte de presse française et qui n’a jamais eu le moindre ennui judiciaire malgré les lois liberticides en vigueur.

On remarquera surtout les derniers mots de la sortie d’Ursule : « pour semer la division dans notre Union ».

Voilà un exemple particulièrement clair de la dictature de l’UE. L’information doit être à sens unique. Et strictement unitaire. Les médias n’ont pas le droit de donner des opinions divergentes. Les médias qui ne répercuteraient pas fidèlement la propagande de la pensée unique totalitaire dirigée de Bruxelles doivent être interdits.

En ce qui me concerne je regarde tous les jours le fil de RT. On y trouve comme sur les autres fils des dépêches de l’AFP, mais aussi des informations qu’on ne trouve pas ailleurs, et aussi des papiers qui reflètent l’opinion du Kremlin. Et c’est précisément ce qui est intéressant, même et surtout quand c’est quelque peu « asymétrique » par rapport à nos façons de raisonner.

« Pourriture »

De façon récurrente et obsessionnelle, François dénonce et condamne les « rigidités », celles des tradis, bien sûr, pas les siennes. Cette fois il a franchi un nouveau pas dans l’insulte :

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C’est dans La Croix.

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Fake catholics

François a reçu hier les membres du consortium international de médias de propagande « vaccinale » intitulé « Catholic fact-checking », piloté par Aleteia, financé par Google, et s’appuyant sur des instituts financés par Gates et Soros.

Lire à ce sujet l’excellent article de Riccardo Cascioli qui, in fine, élargit la perspective :

« La santé d’abord, c’est la ligne ; une préoccupation toute terrestre qui n’implique pas du tout la perspective de la vie éternelle. Au contraire : l’Evangile, les paroles de la foi, sont un prétexte pour justifier des objectifs totalement terrestres. »

Un témoignage romain

Elle a été une voix et une animatrice de Radio Vatican pendant 40 ans. Laura De Luca s’en va, non sans laisser un terrible témoignage sur ce qu’est devenu le Vatican depuis François, sur son fameux grand dicastère de la communication. Ce n’est qu’une confirmation de ce que l’on sait déjà, mais c’est du vécu. Douloureusement.

« … un des innombrables exemples qui montrent combien l’Église dénature sa mission lorsqu’elle veut se conformer au monde, courir après ou singer le monde, utiliser ses catégories juste pour se sentir en phase ou pour disposer de moyens qui justifient toute fin. » « Encore et toujours, pris dans la poursuite du monde, les « hommes de Dieu » (qu’ils soient prêtres ou laïcs responsables de structures importantes) semblent préférer suivre la technologie et le marketing, même au prix de l’oubli de la primauté du message. »

C’est à lire chez Benoît et moi.

Un gang

Un consortium d’une trentaine de médias, piloté par Aleteia, en collaboration avec le Vatican, publie sur son site catholic-factchecking.com toutes les rengaines de la propagande vaccinaliste et les mises au pilori de tous ceux qui osent la critiquer. Ce consortium est un des 11 (sur 309 concurrents) qui se sont partagés les 3 millions de dollars mis à disposition par Google pour contrer la « désinformation » sur le covid.

Pour bénéficier de cette manne, Catholicfactchecking se prévaut du conseil de l’Instituto de Salud Global (ISGlobal) de Barcelone, qui a lui-même reçu 57 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates et 150.000 dollars de la Fondation de George Soros.

Dans le comité scientifique de Catholic-factchecking il y a trois membres de l’Académie pontificale pour la vie, dont son chancelier. Académie qui mène une campagne active pour l’injection, y compris « pour la tranche d’âge 5-11 ans ».

Euro-Pravda

Un « collectif » de chercheurs (?), de « journalistes » et de « spécialistes de l’éducation aux médias » (sic) lancent « De facto », une plateforme de lutte contre la désinformation.

On ne rit pas. Ces gens-là se prennent au sérieux. Ils vont vous dire la vérité. En toute indépendance. Mais arrêtez donc de rire…

C’est l’AFP qui va coordonner les « factcheks » en provenance de diverses rédactions. Il y aura aussi des « contenus pédagogiques » expliquant comment l’information peut être falsifiée : non seulement on vous dit ce qu’il faut penser, mais on vous explique pourquoi il ne faut pas penser autrement que ce qu’on vous dit. C’est bien aimable.

Il s’agit de la déclinaison française d’un projet européen d’une Pravda qui va étendre sa dictature de l’information sur 15 pays (pour commencer).

A ne pas confondre avec le nouvel office de Propagandastaffel européen spécifiquement dédié à la propagande européiste dans les médias des pays membres.

Chronique de la dictature

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Suite à la décision du CSA de demander aux médias audiovisuels de « décompter » les interventions d’Eric Zemmour « portant sur le débat politique national », Zemmour avait déclaré :

« Les politiques sont tellement lâches qu’ils se cachent derrière le CSA soi-disant indépendant, qui n’est absolument pas indépendant et qui est soumis à toutes les pressions, de gens d’En marche, du gouvernement et d’Emmanuel Macron. (…) Bien sûr que j’accuse sans preuve, oui, j’ai aucune preuve, mais c’est un fait. Je dis d’où ça sort. On voit bien d’où ça vient, donc oui, j’accuse, j’accuse ces gens de vouloir me faire taire. »

Eric Zemmour a créé sa chaîne YouTube. Jusqu’à ce que YouTube la supprime…

*

On aura remarqué que, par ailleurs, le CSA ne s’émeut en aucune manière de l’hallucinante désinformation des chaînes audiovisuelles en ce qui concerne les manifestations contre le passe nazitaire. Dans le meilleur des cas, si l’on peut dire, elles les passent totalement sous silence, comme dans un vrai régime totalitaire. Et sinon elles font écho aux chiffres parfaitement délirants du gouvernement du mensonge permanent, sans montrer les images qui démentent ces chiffres de façon trop évidente.

Ah…

Eric Zemmour est relaxé par la cour d’appel, alors qu’il avait été condamné à 10.000 € d’amende pour « injure publique et provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à raison d’une religion », pour des propos tenus le 28 septembre 2019 lors d’une « convention de la droite ». Des propos qui avaient été condamnés par toute la classe politico-médiatique, même par le Premier ministre, Edouard Philippe, qui les avait qualifiés de « nauséabonds ».

Le tribunal avait dit : « En distinguant parmi les Français l’ensemble des musulmans opposés aux « Français de souche » et en les désignant, ainsi que les immigrés musulmans vivant en France, non seulement comme des criminels auteurs des attentats de 2015 mais comme d’anciens colonisés devenus colonisateurs », les propos poursuivis « constituent une exhortation, tantôt implicite tantôt explicite, à la discrimination et à la haine à l’égard de la communauté musulmane et à sa religion ».

La chaîne LCI qui avait retransmis le discours avait reçu avec un avertissement du CSA, qui avait saisi le procureur en soulignant ce qui devait être condamné…

Le jugement devait être publié sur les sites internet de LCI et CNews pendant une semaine, et dans Le Monde, Le Figaro et Libération.

Or aujourd’hui voilà Zemmour relaxé par la cour d’appel. Il n’y avait donc ni injure publique ni provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence.

Voici des extraits de ce que l’on peut dire, donc.

« En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration, école, logement, chômage, déficits sociaux, ordre public, prisons (…) et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine. »

« Dans la rue, les femmes voilées et les hommes en djellabas sont une propagande par le fait. Une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation rappellent aux vaincus leur soumission. Au triptyque d’antan « immigration, intégration, assimilation », s’est substitué « invasion, colonisation, occupation ». »

« La question qui se pose à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? »

Plouf

Depuis le départ de Donald Trump, CNN a perdu 45% de son audience de début de soirée, le site internet du New York Times a perdu près de 20 millions de « visiteurs uniques » et celui du Washington Post près de 30 millions.

La chute est générale et de ce fait, la chaîne trumpiste Fox News, dont la perte est limitée à 6%, retrouve sa première place…