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Salam aleikum

C’est ainsi que les représentants de l’Etat disent bonjour désormais en Grande-Bretagne.

Le chef de la police d’Oldham :

Le chef de la police des West Midlands :

L’invasion de la Russie…

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« L’une des brigades ukrainiennes les plus robustes et les plus rapides s’est jointe à l’invasion de la Russie. »

Ce titre de Forbes est à l’unisson des gazettes occidentales qui célèbrent la nouvelle incursion de l’armée ukrainienne en territoire russe, même si elles ne titrent pas toutes sur « l’invasion » de la Russie… Mais on voit le quotidien Bild se féliciter que des chars allemands avancent en Russie… Comme sous tonton Adolf ! Pourtant ça ne s’était pas très bien passé…

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Cela dit, l’article de Forbes n’est pas aussi triomphaliste que le titre le laisse entendre. On lit peu avant la fin :

« Il existe toujours un risque important que l’opération ukrainienne se retourne contre ses planificateurs. Si les brigades ukrainiennes épuisent leur artillerie, leurs défenses aériennes et leur logistique, elles pourraient se retrouver seules et sans armes en profondeur dans l’oblast de Koursk. Kiev risque de perdre des milliers de soldats qu’elle ne pourra pas remplacer facilement. »

Comme on sait comment se terminera l’aventure, les journalistes de Forbes assurent leurs arrières…

Mexicain

Les autorités mexicaines ont invité tous les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont des relations diplomatiques avec le Mexique à participer le 1er octobre prochain à la cérémonie d’investiture de la présidente élue Claudia Sheinbaum. Donc parmi eux Vladimir Poutine, comme la presse russe l’a souligné mercredi. L’ex-gouvernement ukrainien, par son ambassade au Mexique, a immédiatement appelé le Mexique à arrêter Poutine s’il posait le pied dans le pays, en application du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.

Comme il n’y avait pas de réaction de l’Union européenne (que cela ne concerne en rien), le site Euractiv a sollicité l’avis du porte-parole Peter Stano. Lequel a répondu que le Mexique est légalement tenu d’arrêter Poutine s’il va dans ce pays. « Le Mexique est un État membre de la CPI depuis 2005, avec les obligations juridiques que cela implique. Nous comptons donc sur le Mexique pour remplir ses obligations en tant que membre de la CPI. »

Nous comptons donc… Mais de quoi je me mêle. Et Euractiv de titrer : « L’UE appelle le Mexique à arrêter Vladimir Poutine s’il participe à l’investiture de la nouvelle présidente. »

L’article se conclut ainsi :

« Ni le ministère des Affaires étrangères mexicain ni la mission mexicaine auprès de l’UE n’ont répondu à une demande de commentaire d’Euractiv. Le ministère des Affaires étrangères russe et la mission russe auprès de l’UE n’ont pas non plus donné suite aux questions d’Euractiv. »

Ben non, puisque ça ne vous regarde pas.

Mais le président mexicain Lopez Obrador avait déjà répondu en conférence de presse :

« Nous ne pouvons pas faire cela, ce n’est pas notre affaire. Tout le monde est invité. Les gouvernements sont libres de décider d’y assister ou non. Cela correspond à la pratique diplomatique du Mexique. »

Des évêques, des vrais

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare – Patriarcat bulgare exprime sa gratitude aux députés de l’Assemblée nationale pour l’accord obtenu sur des valeurs d’importance commune pour la société bulgare, telles que l’éducation, l’instruction et la protection des enfants de Bulgarie.

Nous sommes satisfaits de l’interdiction légale, dans le système d’éducation préscolaire et scolaire, des actions liées à la propagande, à la promotion ou à l’incitation, de quelque manière que ce soit, directement ou indirectement, d’idées et de points de vue liés à une orientation sexuelle non traditionnelle et/ou à la détermination du genre par une identité autre que biologique.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare – Patriarcat bulgare défend une position cohérente sur les concepts de « genre », de « mariage », de « famille », ainsi que sur la nécessité d’élever spirituellement et moralement, d’éduquer et de protéger les enfants, sur la base de l’enseignement de l’Église du Christ concernant l’homme en tant que plus grande création de Dieu.

Le Saint-Synode a eu l’occasion à maintes reprises ces dernières années de rappeler sa position selon laquelle il existe pour le christianisme un concept unique de genre, qui découle de la constitution biologique (nature) de l’homme en tant que création de Dieu, et que le mariage et la famille, compris comme l’union bénie par Dieu de l’homme et de la femme, sont une valeur séculaire inviolable pour le christianisme. Tout droit positif doit être fondé sur le droit naturel de l’homme, qui lui-même repose sur le droit divin inscrit dans la nature de la création par son Créateur.

Nous sommes convaincus que les questions du genre, de la famille, de l’éducation des enfants dans la société contemporaine sont des questions d’une importance stratégique non seulement pour l’identité nationale et constitutionnelle de la Bulgarie en tant que membre de l’Union européenne, mais aussi pour la préservation et l’avenir de la nation bulgare et de l’ensemble de la race humaine. Les enquêtes menées en Bulgarie montrent que ce sont là les attitudes et les perceptions de la majorité des citoyens bulgares.

L’Église orthodoxe bulgare, en tant que mère attentionnée du peuple bulgare, partage les préoccupations et les inquiétudes de nombreux parents et éducateurs concernant les problèmes contemporains de l’éducation des enfants dans notre société.

Nous pensons que le début d’unité entre les forces politiques concernant la restriction, dans le système d’éducation préscolaire et scolaire, des idéologies contraires à la morale chrétienne et au bon sens humain trouvera son prolongement dans d’autres initiatives législatives utiles à l’éducation et à la formation des enfants – l’avenir de la Bulgarie.

Les JO de l’utopie verte appliquée

Le village olympique de Paris 2024 est invivable et de plus en plus d’athlètes protestent ou partent. Mais ce n’est pas une question de désorganisation : c’est l’utopie verte appliquée de manière cohérente. Les Jeux olympiques de Macron sont une grande expérience sociale, celle-là même que les écologistes voudraient faire vivre à tous les Européens.

Remarquable article de Stefano Magni dans La Nuova Bussola quotidiana, traduit chez Benoît et moi.

« Prière pénitentielle »

Seigneur, aie pitié de moi ! Seigneur, pardonne-moi ! Aide-moi, Seigneur, à porter ma croix.

Tu as parcouru le chemin épineux avec amour, tu as porté la croix en silence, déchirant ta poitrine.

Et, crucifié pour nous, tu as beaucoup enduré, tu as prié pour les gens, tu as pleuré pour tes ennemis.

Mais je suis faible dans mon âme et faible dans mon corps, je suis l’esclave de passions pécheresses.

Moi je suis un grand pécheur sur cette terre, je murmure, je pleure… Seigneur ! Pardonne-moi.

Aide-moi, Seigneur, donne-moi la force, pour que je puisse éteindre les passions dans mon cœur…

Aide-moi, Seigneur, d’une main généreuse, donne-moi la patience, la joie et la paix.

Je suis un grand pécheur sur cette terre. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur, pardonne-moi.

Cette prière en vers a une saveur éminemment traditionnelle. Elle a été écrite par quelqu’un qui était manifestement nourri des pères orientaux, sans doute au XIXe siècle, lorsque la traduction de la Philocalie grecque en slavon a provoqué une renaissance de la spiritualité en Russie. Elle a été ensuite mise en musique a début du XXe siècle par un prêtre de Saint-Pétersbourg, Ioann Kyandski, qui officiait à l’église de la « Société pour la propagation de la libération et de l’illumination morale dans l’esprit de l’orthodoxie ». C’est devenu un cantique très répandu en Russie. On l’entend même dans le film L’île, de Pavel Lounguine, crié par le personnage principal, le moine Anatole.

 

 

Par le chœur du monastère de la Protection de la mère de Dieu de Moscou :podcast

Par le chœur archiépiscopal de Nijni-Novgorod :

 

Par le Chœur Vera (Foi) :

Quelque part à la campagne…

Vigile de saint Laurent

Notre Seigneur et Rédempteur, l’homme nouveau, étant venu en ce monde, a donné au monde des commandements nouveaux. A notre ancienne vie, toute alimentée de vices, il a imposé le devoir de se transformer en une vie nouvelle. Le vieil homme, l’homme charnel, savait-il faire autre chose que garder pour lui-même ses biens ; s’emparer, s’il le pouvait, de ceux d’autrui ou les convoiter s’il ne pouvait les prendre ? Mais le médecin céleste oppose à chacun de nos vices les remèdes qui lui conviennent. De même que l’art de la médecine guérit le froid par le chaud et le chaud par le froid, ainsi notre Seigneur oppose-t-il à nos péchés des médicaments contraires : par exemple aux impudiques, il prescrit la continence ; aux avares, la libéralité ; aux hommes colères, la douceur ; aux orgueilleux, l’humilité.

II est certain qu’en proposant à ceux qui le suivent de nouveaux préceptes, Jésus-Christ a dit : « Quiconque d’entre vous ne renonce point à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple. » Comme s’il eût dit : Vous qui, durant votre vie passée, convoitiez les biens d’autrui ; si vous avez à cœur de vivre d’une vie nouvelle, donnez vos propres biens. Mais écoutons ce qu’il nous enseigne dans le passage de l’Évangile que nous avons lu aujourd’hui : « Que celui qui veut venir après moi renonce à lui-même. » Ailleurs il est prescrit que nous renoncions à nos biens, et ici que nous renoncions à nous-mêmes. Peut-être n’est-il pas difficile à un homme d’abandonner ses biens ; mais ce qui exige un bien grand travail, c’est de renoncer à soi-même. En effet, c’est peu de chose que de se détacher de ce qu’on possède ; mais c’est beaucoup de faire abnégation de ce que l’on est.

Notre Seigneur nous commande, à nous qui venons à lui, de renoncer à ce que nous avons, parce que tous ceux qui entrent dans la lice de la foi chrétienne entreprennent de combattre les malins esprits. Or les malins esprits n’ont en ce monde rien qu’ils possèdent en propre : c’est donc dépouillés de tout, que nous devons lutter contre ceux qui sont dénués de tout. Si quelqu’un, sans ôter ses vêtements engage une lutte avec un ennemi qui n’en ait point, il est bientôt jeté à terre parce qu’il donne prise à son adversaire. Tous les biens terrestres ne sont-ils pas, en effet, comme une sorte de vêtements superflus de notre corps ? Que celui qui entreprend de combattre le diable s’en dépouille donc pour ne point succomber.

Saint Grégoire le Grand, leçon des matines (homélie 32 sur les Evangiles).

Ubukraine

L’Ukraine a lancé deux offensives qui devaient redorer son blason médiatique. L’une était un débarquement, d’une certaine ampleur, sur la flèche de Tendra, étroite bande de terre au sud de Kherson. C’était il y a trois nuits. Quelque 12 bateaux étaient déployés. Les Russes en ont coulé trois. Les autres sont repartis.

Puis les Ukrainiens ont attaqué, au nord, la région de Koursk, réitérant leur opération suicide de Belgorod, mais avec davantage de moyens. Ils ont réussi à prendre trois villages, mais ils sont en train de se faire hacher menu par les forces spéciales russes. En attendant ils auront tué par des drones des civils (dont une jeune femme enceinte qui était dans sa voiture avec son mari et son enfant), détruit un monastère et de nombreuses maisons.

Il faut noter que cette offensive absurde, jugée telle même par des analystes américains favorables à l’Ukraine, a reçu l’aval des Américains et de l’Union européenne. Le porte-parole de l’UE Peter Stano a déclaré que l’Ukraine « a le droit légal de se défendre, en particulier en frappant l’agresseur sur son territoire ». C’est la jurisprudence israélienne, qui donne le droit de tuer des civils jusqu’au génocide pour « se défendre ».

Mykhaïlo Podoliak, le fameux conseiller de l’ex-président Zelensky, déclare que cette offensive vise à permettre à l’Ukraine d’avoir une meilleure position lors des négociations de paix, puisqu’elle pourra échanger des territoires qu’elle a pris à la Russie contre des territoires ukrainiens passés sous contrôle russe. Mais pour cela il faudrait que les négociations aient lieu aujourd’hui, parce que dans quelques jours il ne restera rien de l’opération Koursk, sinon beaucoup de morts ukrainiens et des dizaines de blindés détruits.

Les photos, vidéos et récits montrent à l’évidence que les Ukrainiens visent délibérément des véhicules civils (y compris des ambulances) et des maisons d’habitation (comme ils le font depuis 2014 à Donetsk, et comme ils continuent de le faire à Belgorod depuis leur opération manquée). Le métropolite de Koursk a déclaré que les drones ukrainiens avaient bombardé à dessein le monastère de Gornalsky. « L’église principale Saint Nicolas a été gravement endommagée, son dôme a été détruit, toutes les portes et fenêtres ont été cassées. Une autre attaque massive a détruit et incendié la seconde église, avec une belle iconostase en chêne et de magnifiques peintures. » Les moines ont dû se réfugier à Koursk.

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*

Kyrylo Boudanov, directeur du renseignement militaire ukrainien, déclare que l’Ukraine pourra poursuivre la guerre contre la Russie jusqu’en 2033. Toutefois, pour cela, il faudra mobiliser toute la population, à partir de l’âge de 18 ans. Mais il est possible de continuer encore après : « Si nous abaissons le seuil à 16 ans, alors c’est jusqu’en 2044. »

Chut…

emblème-Christian-Dior.jpegOn apprend par Eurasia Business que la maison Christian Dior, qui s’était vertueusement retirée de Russie en 2022, a de nouveau mais très discrètement soumis au Service fédéral russe de la propriété intellectuelle (Rospatent)  une demande d’enregistrement des marques Dior, Dioramour, Gem Dior, et du logo CD. Après enregistrement, Dior pourra « produire et vendre des vêtements, chapeaux et chaussures pour hommes, femmes et enfants, chaussures de sport, sacs, produits en porcelaine, en céramique, en faïence, en terre cuite ou en verre, ainsi que des sacs à cosmétiques » sur le marché russe.

Hier, on a appris que Hugo Boss allait rouvrir 19 boutiques en Russie.

On savait déjà que Starbucks a demandé à Rospatent l’enregistrement de ses 14 marques déposées.