Close

Le délire total

Il n’y a pas que la pandémie dans la vie. Il y a aussi les droits des animaux.

La Pompili vient d’annoncer l’interdiction des « animaux sauvages » dans les cirques.

La Pompili ment. Elle sait parfaitement qu’il n’y a pas d’animaux sauvages dans les cirques. Elle le sait d’autant mieux qu’elle ajoute que les animaux en question « ne seront pas remis en liberté ». Ils ne seront certes pas « remis » en liberté, puisqu’ils n’ont jamais été « en liberté ». Et qu’ils sont, dans tout cirque digne de ce nom, l’objet d’une attention constante et de soins permanents.

La Pompili n’a jamais vu l’éclair dans le regard des enfants devant les tigres qui sautent dans des cerceaux de feu et les éléphants qui font de l’équilibre. La Pompili s’en fout des enfants, comme ils se foutent des vieux, et de tout le monde, puisque seul compte leur petit pouvoir de petits dictateurs et le fric qu’ils empochent en emmerdant tout le monde.

La Pompili n’avait rien trouvé de mieux que d’annoncer, juste après le confinement, l’interdiction des terrasses chauffées des bars et restaurants. Quelqu’un a dû lui dire quand même que ce genre de coup de grâce était un peu violent. La mesure a été… reportée. Pour faire parler d’elle elle a donc trouvé l’interdiction des « animaux sauvages ». En précisant qu’on trouvera une solution pour chaque animal de chaque cirque. Il y a des chômeurs du Covid qui aimeraient aussi une telle attention. Sans parler des vieux qui ont seulement le droit de crever seuls.