L’Institut Montaigne, qui est le nec plus ultra de la bien-pensance idéologique, financé par l’élite de l’entreprise française, publie un rapport alarmant sur « l’islamisme ». Un rapport de 617 pages. Mais oui. Pour rien. Bien sûr. Car on nous explique qu’il ne faut surtout pas confondre l’islam (c’est bien) et l’islamisme (c’est pas bien)… On commence donc par définir le méchant islamisme… et la définition qu’on nous donne est celle… de l’islam : « Les islamismes (…) forment un ensemble qui, au-delà de la croyance religieuse et de la spiritualité personnelle, porte une interprétation du monde, une vision de l’organisation de la société – y compris le monde profane – et un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir. »
C’est bien cela l’islam, et non l’islamisme. C’est la démonstration que l’islamisme n’existe pas.
Le rapport dénonce le fait que l’islamisme est aujourd’hui, dans le monde musulman français, en situation de monopole intellectuel, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les librairies.
Confirmation que nous parlons bien de l’islam, et non d’un mythique islamisme. La distinction n’est qu’un leurre au service de l’islam. On sert la soupe aux dirigeants des mosquées, qui bien entendu, en maîtres de la taqiya, surenchérissent sur leur islam modéré qui n’a rien à voir avec l’horrible idéologie islamiste.
La définition de l’islamisme que donne l’institut Montaigne est, pour n’importe quel islamologue sérieux, la définition de l’islam (inséparable des notions d’oumma et de charia). Car l’islam modéré n’existe pas en dehors de la bouche des imams parlant aux mécréants (et de la cohorte des médias et instituts qui colportent le mensonge). Il existe certes d’innombrables musulmans modérés : ce sont les musulmans sociologiques qui ne connaissent à peu près rien de leur « religion »… mais qui sont prêts à se « radicaliser » au premier appel des chefs « islamistes »…