L’évêque de Portsmouth Mgr Philip Egan a érigé samedi, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, la paroisse personnelle Saint John Fisher à Reading, dans le Berkshire, sur la Tamise à l’ouest de Londres.
La paroisse est confiée à la Fraternité sacerdotale Saint Pierre, qui officie déjà à Reading depuis dix ans. Le premier prêtre fut l’abbé Armand de Malleray, aujourd’hui supérieur de la FSSP en Angleterre. Le curé de a paroisse personnelle est l’abbé Matthew Goddard, qui vient de l’anglicanisme, et qui est à Reading depuis 2012.
Le lieu de culte reste pour le moment l’église Saint-Guillaume FitzHerbert (William of York), qui est aussi la chapelle de l’université.
Cette église fut construite en 1906. C’était la troisième église catholique construite à Reading depuis la « Réforme ». La première (aujourd’hui disparue) l’avait été en 1813 par un Français, François Longuet, qui pendant la Révolution était séminariste à Caen et s’était réfugié en Angleterre. En 1813 il écrivait que 37 personnes avaient assisté à la messe de Pâques et qu’il avait baptisé 11 enfants, deux hommes et trois femmes. Il fut horriblement assassiné dans la rue en 1817. On ne retrouvera jamais l’assassin, qui lui avait volé l’argent de six mois d’enseignement du français qu’il venait de toucher, mais pas sa montre, ni son anneau où était gravé « Pour Dieu et le Roi »…
(Quant au martyr saint John Fisher, il n’est peut-être pas inutile de rappeler aujourd’hui qu’il fut le seul évêque anglais à vouloir maintenir la doctrine catholique du mariage, alors que tous les autres admettaient que le roi fût « divorcé remarié »…)