Suite à une interview de la productrice Isa Hackett au Hollywood Reporter, le directeur de la filiale d’Amazon films et séries, Roy Price, a été « mis en congé avec effet immédiat ».
Isa Hackett affirme que Roy Price lui a fait à plusieurs reprises des avances (verbales), d’autant plus déplacées qu’elle est « lesbienne, mariée et mère de famille ».
C’est beau, quand même, la défense de la famille.
Il suffit donc désormais qu’une femme dise à un journal qu’elle a été « harcelée » pour que le « coupable » (qui n’a pas le droit à la parole) perde son emploi…
Cette affaire est évidemment en rapport avec celle de Harvey Weinstein. L’hystérique Rose McGowan qui est en pointe dans la dénonciation tous azimuts des « harcèlements » hollywoodiens (avec un tel déluge de tweeets que Twitter a suspendu son compte pendant quelques heures en espérant qu’elle se calme) a affirmé dans un tweet adressé au patron d’Amazon que Roy Price l’avait ignorée quand elle lui avait dit avoir été violée par Harvey Weinstein…
Naguère cela faisait partie du plan de carrière de nombre d’actrices de passer sur le canapé du producteur pour décrocher un rôle de rêve. Je veux bien croire que toutes les « victimes » de Weinstein n’aient pas été consentantes (même si ce n’est ni prouvé ni unanimement admis), mais tout le monde sait que ce genre de pratique fait partie de la vie de l’industrie pourrie du spectacle. Si je comprends bien, un certain nombre d’actrices vont percevoir des dommages et intérêt après avoir décroché un rôle sur le canapé. C’est le double effet kiss cool…