Allelúia, allelúia. Assumpta est María in cælum : gaudet exércitus Angelórum. Allelúia. Allelúia, allelúia. Marie a été élevée dans les Cieux : l’armée des Anges se réjouit. Alléluia.
L’Alleluia, bien que riche en neumes, pourrait passer pour un hymne populaire. Il devient rapidement le favori des chanteurs, en particulier des jeunes chanteurs. Chant de jubilation lumineuse imitant celle des anges, il sonne moderne dans sa tonalité majeure et proche du do. Il s’agit pourtant de l’une des plus anciennes mélodies de chant que nous ayons. A l’origine, elle était chantée sur le texte Te gloriosus Apostolorum chorus (cf. l’Alléluia de la fête de saint Barthélemy, apôtre, et de saint Matthieu, évangéliste), et a finalement été adaptée pour être utilisée lors de la Dédicace d’une église pendant le temps pascal. Son adaptation au texte de la fête de l’Assomption est si heureuse qu’on pourrait la considérer comme une composition originale.
C’est la seule pièce de la messe d’avant 1950 qui ait été gardée après la promulgation du dogme. La voici sous la direction de Dom Joseph Pothier à Rome en 1904, quand il fut nommé par saint Pie X président de la Commission pontificale pour l’édition des livres liturgiques grégoriens :
Par Solesmes sous la direction de Dom Joseph Gajard en 1930 :
Et par Solesmes sous la direction de dom Jean Claire en 1972 :
