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A Homiel

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Ce matin, la chaîne Soyouz TV retransmettait la divine liturgie depuis la cathédrale Saints Pierre et Paul de Homiel (ou Gomel : Гомель), en Biélorussie, près de la frontière ukrainienne, à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de sainte Manefa et du 200e anniversaire de la cathédrale. Il y avait là 18 évêques, dont les métropolites de Tachkent, de Smolensk, de Brno et de Minsk, de nombreux prêtres et diacres et les autorités civiles.

Si je le signale, c’est pour répondre une fois encore à ceux qui croient que l’Eglise orthodoxe est figée dans le passé. Son hiératisme liturgique est en réalité lié à une vie intense de l’Eglise. En témoigne ici le cercueil de sainte Manefa au centre de la cérémonie. Née en 1918 pendant la révolution, elle était paralysée des jambes. Malgré son handicap et la persécution elle voulait être moniale et elle le devint, au monastère de Tchonski. Après la Seconde guerre mondiale elle organisa une petite communauté monastique dans son village de Sevruki. Elle avait un don de guérison et un grand don de clairvoyance et de très nombreuses personnes venaient la voir. Elle voyait dans les cœurs et elle avait aussi diverses visions, notamment des démons qui prenaient figure humaine et qu’elle chassait avec son chapelet. Après sa mort en 1984, les gens continuèrent de venir lui demander conseils et guérison sur sa tombe. En 2006 ses reliques furent transférées à la cathédrale de Homiel, et elle fut canonisée l’année suivante.

« Une fois, elle a vu le père Artème (son père spirituel) avec un mouchoir bleu dans les mains, debout sur un nuage. Les démons tendaient leurs pattes vers le mouchoir et le père Artème les repoussait. « Pour le péché de vol, le repentir a été fait !” – cria-t-il. Mère Manefa se réveilla en sursaut. Elle avait reconnu ce foulard. Elle se souvint que, dans son enfance, elle l’avait pris en cachette à sa voisine pour en faire une robe pour sa poupée. Elle avait oublié si elle s’était repentie de ce péché. Après le rêve, elle s’est repentie de son péché d’enfance, remerciant son confesseur de ne pas l’avoir abandonnée. Ce cas nous apprend que les péchés sont imprescriptibles. »

« En 1948, Lioubov travaille comme chef adjoint du bureau de poste. Alors qu’elle était seule, des voleurs entrent dans le bureau de poste et la frappent à la tête avec un tuyau en métal jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Grièvement blessée, elle reste à l’hôpital pendant un an, mais sa santé ne s’est pas rétablie. Elle a dû continuer à travailler, endurant des maux de tête et de poitrine. Un voisin lui a conseillé : « Vous devriez essayer d’aller voir Mère Manefa ». Elle y est allée. Dès le seuil de la porte, la mère l’a accueillie avec ces mots : « C’est la Providence de Dieu qui t’a amenée jusqu’à moi ! Viens passer la nuit avec moi. Nous prierons ensemble. » C’était inhabituel : elle ne laissait personne rester avec elle, et les visiteurs, après avoir reçu des instructions, s’en allaient. “Ne sois pas triste, Lioubouchka, tu te rétabliras”, lui assura la Mère. Il y a un professeur que je connais à Kiev, il te guérira et tu viendras me voir, nous prierons Dieu et tu m’emmèneras à l’église.” Lioubov alla voir le professeur, il l’aida et la jeune fille retrouva la santé. Reconnaissante, elle aida constamment Mère Manefa pendant plus de dix ans. »

A la fin de la cérémonie, à 2h52, on voit un représentant des autorités civiles faire cadeau d’une icône à l’archevêque de Homiel. Il s’agit d’une copie de la « Vierge de Svenski », qui montre la Mère de Dieu siégeant sur un trône élevé, tenant dans ses bras le Christ enfant qui bénit, avec à ses côtés saint Antoine et saint Théodose, fondateurs de la laure des Grottes de Kiev.

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Dans son allocution d’hier soir, l’ex-président Zelenski a déclaré qu’il a tenu une réunion « au sujet d’une décision qui renforcera notre indépendance spirituelle », parce qu’il doit « priver Moscou des dernières occasions de limiter la liberté des Ukrainiens ». « Les solutions pour y parvenir doivent être pleinement efficaces et fonctionner réellement. Nous les fournirons. »

Autrement dit le vote de la loi interdisant l’Eglise orthodoxe ukrainienne est imminent. L’idée est de créer en même temps une « Eglise orthodoxe ukrainienne » dépendant de Constantinople, présentée comme la continuation de celle qui était liée à Moscou, changeant simplement d’affiliation. Ce qui ne fera qu’une petite Eglise de plus, tandis que la véritable Eglise orthodoxe ukrainienne sera persécutée. Mais elle a déjà connu cela. L’actuel tyran ukrainien ne pourra pas être plus efficace que Staline.