Le gouvernement du Mali annonce la « rupture avec effet immédiat de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine », suite à l’implication des services secrets ukrainiens dans l’embuscade tendue fin juillet par les « rebelles Touaregs » (avec en première ligne des islamistes d’Al Qaïda) à une colonne de mercenaires russes et de soldats de l’armée malienne, qui a fait de nombreux morts (et qui constitue une défaite sans précédent pour le groupe « Wagner »).
Le porte-parole du gouvernement ajouté que les autorités ukrainiennes seront traduites en justice pour actes de terrorisme et apologie du terrorisme, qu’il y aura des répercussions sur les relations avec les États africains de la région « qui tolèrent la présence de terroristes déguisés en diplomates », que notification sera faite aux instances régionales et internationales « que le Mali considère tout soutien à l’Ukraine comme un soutien au terrorisme international ».
Le porte-parole du service de renseignement militaire de l’Ukraine, Andriy Ioussov, avait en effet déclaré que « les rebelles ont reçu les informations nécessaires, et pas seulement des informations, qui ont permis de mener à bien une opération militaire contre les criminels de guerre russes ».
Un porte-parole du CSP DPA (« Cadre stratégique permanent pour la Défense du peuple de l’Azawad »), a proposé au gouvernement ukrainien, « en signe de soutien et de solidarité », de lui remettre des mercenaires prisonniers. « Chers frères ukrainiens, ce geste vise à vous aider dans votre lutte pour la justice et la liberté. Nous espérons qu’il contribuera à renforcer nos liens et notre victoire commune. »
Il n’est pas certain que les zélenskistes aient intérêt à exporter en Afrique leur guerre contre la Russie…
Addendum
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères affirme que l’Ukraine n’était en rien impliquée dans l’embuscade et dénonce la décision malienne comme « à courte vue et hâtive »…
Mais c’est la presse ukrainienne aux ordres qui avait publié cette photo censée prouver l’implication des services de Kiev:
Ça fait désordre…
