A l’instar de Die Welt, la presse occidentale constate que l’échange de 26 prisonniers qui vient de se dérouler entre la Russie et les Etats-Unis, le plus important depuis la guerre froide, est une « double victoire de Poutine ». Car, d’une part, c’est clairement lui qui a fixé les conditions, et d’autre part la Russie récupère des agents importants, tandis qu’elle renvoie deux clampins et une belle brochette d’opposants frénétiques, dont le fameux Vladimir Kara-Mourza, considéré par nos gazettes comme le successeur de Navalny. « Les Russes ont fait une affaire phénoménale », dit Trump. (On constate aussi l’humiliation de l’Allemagne, ou plutôt la confirmation de sa véritable situation, puisque dans le lot négocié par Washington il y a quatre Allemands, et un Russo-allemand.)
Une double victoire que Poutine devait célébrer comme il se doit, recevant en personne les revenants sur un tapis rouge avec le régiment présidentiel faisant une haie d’honneur…
« Tout d’abord, je voudrais vous féliciter tous pour votre retour dans votre patrie. Je voudrais maintenant m’adresser à ceux d’entre vous qui ont un lien direct avec le service de l’armée. Je tiens à vous remercier pour votre loyauté à l’égard de votre serment, de votre devoir et de la patrie, qui ne vous a jamais oubliés un seul instant – et vous voilà chez vous. Vous recevrez tous des décorations d’État. Nous nous reverrons et nous parlerons de votre avenir. Pour l’heure, je tiens simplement à vous féliciter pour votre retour dans votre pays. Je vous remercie de tout cœur. Félicitations ! »
