Hymne des deuxièmes vêpres de l’office de Paris et des bréviaires qui le suivaient (l’hymne des premières vêpres est ici).
Quel triomphe réjouit le ciel ?
Unissons nos cantiques aux voix de esprits célestes :
le père des pauvres, la lumière du clergé,
brille au séjour de la gloire.
Vos vertus, ô Vincent, sont votre parure :
la charité couronne votre tête,
et votre humilité sur la terre
est le vêtement de votre gloire.
La vérité que vous prêchiez aux peuples ignorants,
se montre maintenant à vous sans voiles ;
les biens que votre main charitable versa dans le sein des pauvres,
le Ciel vous les rend.
Les prêtres, formés à votre école,
répandent la bonne odeur du Christ :
par vous, l’Eglise, la vigne sainte,
a la joie de produire des fruits plus abondants.
Mais quelle gloire ne recevez-vous pas de ces chastes vierges,
de ces mères réunies en société !
A votre exemple, elles se glorifient d’être
les fidèles servantes des pauvres.
Vous qui, d’un cœur si aimant, soulagiez les malheureux,
ne soyez pas insensible à nos vœux :
les pauvres, vos anciens amis,
vous proclament leur patron.
Gloire au Père éternel ;
gloire au Fils, qui soulage les malheureux ;
gloire au Saint Esprit,
pendant toute l’éternité. Ainsi soit-il.
