C’est la photo de l’année. Prise par Evan Vucci, chef photographe de l’Associated Press, qui se trouvait derrière la tribune au moment de l’attentat. L’homme n’est pas pour rien chef photographe de l’AP, et n’est pas par hasard détenteur du prix Pulitzer. Néanmoins ce n’est évidemment pas une mise en scène : il fallait être là et cadrer à la fraction de seconde.
Sinon il aurait fait Delacroix…
Mais on pense aussi bien sûr à une autre oreille…
Plus sérieusement, Benoît et moi publie opportunément une traduction de l’éditorial du New York Times du 28 juin. Cet article a fait sensation parce que le journal de l’idéologie officielle américaine demandait ouvertement à Joe Biden de se retirer de la course présidentielle. Mais il y avait autre chose dans ce texte, et dès le deuxième paragraphe : un tableau apocalyptique de ce que serait le retour au pouvoir de Donald Trump, « un danger important pour cette démocratie », un « personnage indigne de la confiance du public », une « menace de tyrannie ». « Il a décrit des plans qui endommageraient l’économie américaine, saperaient les libertés civiles et détérioreraient les relations de l’Amérique avec d’autres nations. » « L’ampleur et la gravité du défi lancé par M. Trump aux valeurs et aux institutions de ce pays » exigent que Biden se retire, parce qu’il ne peut y faire face. Et aussi, forcément, que Trump soit mis hors d’état de nuire…
L’attentat vu de façon plus crue par Marjorie Taylor Green : « C’est la faute des médias : ils nous ont diabolisés, nous ont traités de nazis et ont incité ces dix dernières années à la violence contre nous. Ils le font tous les jours et hier, ils ont obtenu ce qu’ils voulaient : une tentative d’assassinat contre le président Trump et le meurtre d’un de ses partisans. »


