Close

Un indice

L’ordination des séminaristes des Missionnaires de la Miséricorde Divine était bloquée à Toulon comme toutes les autres ordinations. La situation s’est débloquée, pour les séminaristes diocésains qui ont accepté d’être ordonnés selon le nouveau rituel. Pas pour ceux qui voulaient l’ancien rite.

Mais ces séminaristes découvrent qu’il ne s’agit pas seulement de cela :

Il apparait que la situation est bloquée non seulement en raison du rit de l’ordination, mais en raison de la possibilité pour les futurs prêtres de pouvoir célébrer dans l’ancien rite. Aucune certitude concernant cette possibilité n’est donnée par les autorités romaines, et il se pourrait donc que des candidats soient ordonnés sans avoir le droit de célébrer ensuite selon l’ancien rit. Ils ne pourraient plus alors exercer leur ministère dans le cadre de la communauté et en conformité aux statuts.

Voilà donc un indice qui paraît confirmer la rumeur selon laquelle le pape va interdire la liturgie traditionnelle.

Certains avancent même la date du 16 juillet.

La question qui demeure est de savoir si le pape va interdire purement et simplement la liturgie traditionnelle (ce qui en fait serait conforme au postulat de Traditionis custodes : les livres de la néo-liturgie « sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain »), ou s’il va l’interdire à tous les prêtres diocésains dans toutes les églises diocésaines, et la laisser uniquement aux instituts qui ont dans leurs statuts la célébration exclusive de la liturgie traditionnelle, donc seulement dans les (rares) églises appartenant à ces (rares) instituts.

Le communiqué des Missionnaires de la Miséricorde (qui ne semblent pas avoir l’exclusivité de la liturgie traditionnelle dans leurs statuts) paraît pouvoir considérer comme acquis que l’interdiction frappera au moins tous les prêtres diocésains dans toutes les églises diocésaines.

Auquel cas je ne pourrai plus faire partie de cette Eglise-là.