Close

Sam Brownback

Les farceurs russes Vovan et Lexus se sont fait passer une fois de plus pour Petro Porochenko (ils l’ont fait notamment l’an dernier avec François Hollande, Jacques Attali et BHL) pour piéger Sam Brownback, ancien député, sénateur puis gouverneur du Kansas, et « ambassadeur pour la liberté religieuse internationale » entre 2018 et 2021. Vovan et Lexus ont voulu l’interroger sur la fabrication de l’« Eglise orthodoxe d’Ukraine », dont il a été la cheville ouvrière quand il était « ambassadeur », auprès de Porochenko et du patriarche de Constantinople.

Au cours de la conversation avec celui qu’il croyait être Porochenko, Brownback a déclaré que si l’aide américaine à l’Ukraine progresse si lentement, c’est en partie parce qu’un certain nombre de républicains sont mécontents des tentatives de Zelensky de détruire l’Église orthodoxe canonique. Il demande de ne pas persécuter ouvertement les croyants afin de « ne pas donner à Moscou un avantage dans les négociations ». Il critique l’arrestation de prêtres pour leurs liens supposés avec le patriarcat de Moscou : les « traîtres » doivent certainement être arrêtés, mais il ne faut pas « donner à Moscou un stimulant religieux » pour poursuivre sa guerre.

Cela dit, il est fier d’avoir aidé l’Ukraine à diviser l’Église, car « c’est important pour la conscience nationale des Ukrainiens ». Cela dit, il craint que « ce soit l’une des raisons pour lesquelles Poutine a déclenché la guerre ».

Il est convaincu que l’Ukraine doit absolument rejoindre l’UE et l’OTAN, mais il admet que de plus en plus de voix s’élèvent aux États-Unis pour reconnaître que l’Ukraine devra renoncer à des territoires russophones. Il conseille au gouvernement ukrainien d’essayer de tenir encore un an jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Trump…