Le rapport, précise-t-on, « détaille aussi les tentatives d’imposer la langue, la citoyenneté, les lois, le système judiciaire et les programmes d’enseignement russes ».
Il s’agit bien d’un rapport de l’ONU, et non d’un discours convenu d’expert de plateau de télévision ou de la propagande quotidienne des gazettes.
C’est cela qui est grave. Car l’ONU sait parfaitement qu’on parle de régions russophones, dont la plus grande partie a fait sécession de l’Ukraine il y a dix ans et s’est battue militairement contre l’Ukraine pour garder la langue russe et sa culture russe, et pour devenir russe à part entière, avec en effet « les lois, le système judiciaire et les programmes d’enseignement russes », qui ne sont pas imposés mais naturellement intégrés.
C’est ce qui rend surréaliste la légende de la photo que publie RFI, où l’on voit de terribles affiches pour l’élection présidentielle russe… « avec des mots en russe »…
Sur le climat de peur étouffant je renvoie par exemple à ces deux vidéos. Ou à Marianna, qui a choisi de rester dans le Donbass pour aider ses concitoyens alors qu’elle aurait pu devenir une « experte » grassement payée de nos plateaux télé…
Mais il y aurait tant à dire… Et aussi sur cette nouvelle inversion accusatoire, car c’est en Ukraine que les russophones vivent dans un climat de peur étouffant, où on leur interdit de parler leur langue même là où il sont majoritaires (Karkhov, Odessa), où toute culture russe est interdite.
