Tel est le titre d’un long article du Financial Times, qui commence ainsi :
S’adressant à une foule de militants vendredi à Toula, capitale de l’industrie de l’armement russe, Vladimir Poutine s’est félicité que l’économie du pays ait vaincu les sanctions occidentales imposées après son invasion de l’Ukraine. « Ils avaient prédit le déclin, l’échec, l’effondrement – que nous allions reculer, abandonner ou nous effondrer. Cela donne envie de leur montrer un geste bien connu, mais je ne le ferai pas, il y a beaucoup de dames ici », a déclaré M. Poutine sous les applaudissements. « Ils ne réussiront pas ! Notre économie est en croissance, contrairement à la leur ». Le président russe s’est réjoui que l’économie russe ait non seulement résisté à l’assaut des sanctions des pays occidentaux, mais qu’elle soit désormais plus importante que celle de tous ces pays, à l’exception de deux d’entre eux. Il faisait référence au classement du PIB par la Banque mondiale en fonction du pouvoir d’achat, selon lequel la Russie devance légèrement l’Allemagne. « Toutes nos industries ont joué leur rôle », a-t-il déclaré. Mardi, le FMI a semblé se ranger à l’avis du président russe. Le FMI a révisé ses propres prévisions de croissance du PIB pour la Russie à 2,6 % cette année, soit une augmentation de 1,5 point de pourcentage par rapport à ce qu’il avait prédit en octobre dernier. La résilience de l’économie russe a stupéfié de nombreux économistes qui pensaient que la première série de sanctions imposées à la suite de l’invasion de l’Ukraine il y a près de deux ans pouvait provoquer une contraction catastrophique.
Le journal tente de se consoler en prévoyant in fine la « contraction catastrophique » après la guerre…
En attendant il publie cet éloquent graphique : « La croissance de la Russie a été plus rapide que celle de toutes les économies du G7 l’année dernière, et le FMI prévoit qu’il en sera de même en 2024. »
