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Confidence

Ce n’est pas un scoop, mais une confirmation : la Russie était prête à arrêter son « opération spéciale » en Ukraine en avril 2022, mais les Occidentaux ont fait capoter les négociations.

La confirmation vient de Davyd Arakhamia, président du groupe Serviteur du peuple au Parlement ukrainien, qui était l’un des membres de la délégation ukrainienne lors des négociations du printemps 2022 en Ukraine et en Turquie.

« Les Russes espéraient vraiment, a-t-il dit sur la chaîne 1+1, que nous signions un tel accord, et ils étaient prêts à mettre fin à la guerre si nous respections la neutralité et si nous nous engagions à ne pas adhérer à l’OTAN », en échange de garanties de sécurité, via des garants occidentaux.

Mais les Ukrainiens n’avaient pas confiance dans le Kremlin, et l’adhésion à l’OTAN était inscrite dans la Constitution de l’Ukraine. En outre, les « partenaires occidentaux nous ont en fait conseillé de ne pas croire à des garanties de sécurité éphémères ».

« Qui plus est, à notre retour d’Istanbul, Boris Johnson est arrivé à et il a dit qu’il ne fallait rien signer avec eux et que nous allions faire la guerre. »

François

« Le cardinal Burke est mon ennemi, et donc je lui retire son appartement et son salaire. » Le fait est que la fin de ce pontificat ressemble de plus en plus, dans ses méthodes, à une dictature sud-américaine.

Ce sont la première et la dernière phrases d’un intéressant article de Riccardo Cascioli, à lire en français chez Benoît et moi.

De la férie

Dans le martyrologe de ce jour on lit notamment :

En Perse, saint Jacques l’Intercis, martyr illustre. Au temps de Théodose le Jeune, il avait renié le Christ pour plaire au roi Isdegerde, et, à cause de ce crime, sa mère et sa femme s’étaient éloignées de lui ; rentrant alors en lui-même, il alla trouver Vararane, fils et successeur d’Isdegerde, et en sa présence déclara courageusement qu’il était Chrétien. Le roi irrité prononça contre lui une sentence de mort, commanda qu’on lui coupât les membres par morceaux et qu’on lui tranchât la tête. Dans le même temps, d’autres martyrs en nombre incalculable souffrirent la mort en ce pays.

Celui que la tradition latine appelle Jacques l’Intercis, parce qu’on lui coupa les doigts puis les orteils puis les mains puis les pieds puis les bras puis les jambes, et enfin la tête, est sobrement Jacques le Persan dans le calendrier byzantin qui le fête également en ce jour.

Au lucernaire (traduction du P. Denis Guillaume) :

Délaissant les charmes d’ici-bas, ton illustre naissance, les richesses, la beauté, renonçant jusqu’à ton corps taillé en morceaux, en imitant sa Passion tu as suivi le Christ avec joie, saint Jacques, et pour avoir communié à ses souffrances, tu partages en vérité sa gloire et son royaume désormais. Supportant l’intolérable douleur des supplices fauchant les membres de ton corps, admirable Témoin du Christ, et foulant vaillamment aux pieds la cruauté des tyrans, tu as reçu en vainqueur la couronne de grand prix que tu portes maintenant, bienheureux Jacques, avec les autres Martyrs devant le trône de ton Maître et Seigneur. Grâce au crédit que tu possèdes auprès du Christ, illustre Martyr, sois le fervent protecteur des fidèles célébrant ta vénérable festivité, les sauvant de tout danger, les éloignant des passions, les délivrant de toute adversité; accorde aussi le salut à leurs âmes par ta divine intercession, afin que nous puissions glorifier tes splendides combats. Gloire au Père… Faisant preuve d’endurance au combat, tu livras, saint Jacques, ton corps pour le Christ notre Dieu ; on te coupa les doigts, les mains et les pieds, les jambes et les bras et, pour finir la tête ; alors tu es monté vers les cieux pour régner avec le Roi de l’univers ; aussi, puissant Martyr, ne cesse pas d’intercéder pour que nos âmes soient sauvées de tout mal que l’ennemi peut nous causer.

Le théotokion des vêpres est particulièrement beau (c’est aussi un stichère des petites vêpres du cinquième ton). Dans la traduction de Chèvetogne :

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26e et dernier dimanche après la Pentecôte

Liberásti nos, Dómine, ex affligéntibus nos : et eos, qui nos odérunt, confudísti. ℣. In Deo laudábimur tota die, et in nómine tuo confitébimur in sǽcula.

Vous nous avez délivrés, Seigneur, de ceux qui nous affligeaient et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour et nous célébrerons à jamais votre nom.

Le graduel, comme les autres chants de cette messe, est celui du 23e dimanche. Mais il convient tout particulièrement au dernier dimanche, à la suite de l’épître : « … rendant grâces à Dieu le Père, qui nous a rendus dignes d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a arrachés à la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par son sang, et la rémission des péchés ». Contrepoint de confiance lumineuse à l’évangile de la fin du monde.

Par les moines cisterciens de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer, dans le Massachusetts, sous la direction de… dom Gajard (en 1960).

podcast

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Sainte Catherine

Le tropaire de sainte Catherine d’Alexandrie, par la Chapelle d’enfants Octoèque de l’archidiocèse de Iékaterinbourg.

Доброде́тельми, я́ко луча́ми со́лнечными,/ просвети́ла еси́ неве́рныя мудрецы́,/ и, я́коже пресве́тлая луна́ ходя́щим в нощи́,/ неве́рия тьму отгна́ла еси́,/ и цари́цу уве́рила еси́,/ вку́пе же и мучи́теля обличи́ла еси́,/ богозва́нная неве́сто, блаже́нная Екатери́но./Жела́нием востекла́ еси́ в Небе́сный Черто́г/ к Прекра́сному Жениху́ Христу́,/ и от Него́ ца́рским венце́м венча́лася еси́./ Ему́же со а́нгелы предстоя́щи,/ за ны моли́ся,/ творя́щия пречестну́ю па́мять твою́.

Par les vertus, tels des rayons de soleil, tu as illuminé les philosophes incroyants, et telle la lune très lumineuse pour ceux qui cheminent dans les ténèbres, tu as chassé les ténèbres de l’incroyance, tu as affermi l’impératrice et aussi dénoncé le tyran, vierge appelée par Dieu, bienheureuse Catherine, tu t’es envolée vers les demeures célestes auprès du magnifique Fiancé, le Christ, Duquel tu as reçu la couronne impériale ; prie-Le, alors que tu te tiens avec les anges, pour nous qui célébrons ta très vénérable mémoire.

Le dernier kondak de l’Acathiste à sainte Catherine, dans la très belle version de Mère Julienne (Irina Denisova), chef de deux des chœurs du monastère Sainte-Elisabeth de Minsk. Diplômée du conservatoire de Leningrad en 1980, Irina Denisova a enseigné au conservatoire de Minsk pendant 27 ans puis est devenue moniale. Elle est l’auteur de quelque 200 chants liturgiques.

Avec la partition :

Avec des icônes :

О свята́я великому́ченице Екатери́но! Приими́ сие́ похва́льное пе́ние и изба́ви на́с от вра́г ви́димых и неви́димых и от ве́чнаго муче́ния твои́м благоприя́тным хода́тайством сохрани́, да с тобо́ю при́сно пое́м Бо́гу: Аллилу́иа.

Ô Sainte Grande Martyre Catherine ! Accepte ce chant de louange et délivre-nous des ennemis visibles et invisibles et préserve-nous des tourments éternels par ton intercession favorable, afin qu’avec toi nous puissions toujours chanter à Dieu : Alléluia.

Letton russe

Ruslan Pankratov était membre du conseil municipal de Riga. Aujourd’hui il est en Russie et il attend la décision des autorités sur sa demande d’asile.

Ruslan Pankratov prenait la défense de la communauté russophone de Lettonie et dénonçait le traitement discriminatoire de la langue russe. En août 2022 il a été arrêté pour « incitation à la haine ethnique, contournement des sanctions de l’UE, crimes contre l’humanité et justification de génocide ». Sic. Heureusement que la Lettonie est une démocratie qui honore les valeurs de l’UE.

Ruslan Pankratov a été libéré sous caution cinq mois plus tard, mais les agents du ministère de l’Intérieur ont détruit son passeport et tous ses papiers d’identité, l’empêchant non seulement de se rendre à l’étranger mais d’avoir la moindre vie sociale ou professionnelle en Lettonie. Heureusement que la Lettonie est une démocratie qui honore les valeurs de l’UE (bis).

Alors il a franchi illégalement la frontière russe… Il a été arrêté par les gardes-frontières et s’est soumis au processus qui l’a conduit à pouvoir faire une demande d’asile.

RT

Deux ans après les premières sanctions contre les médias russes en Europe, l’agence Bloomberg a fait le point sur la situation. Et du point du vue russophobe elle est désastreuse (comme pour toutes les sanctions). Bloomberg souligne qu’une petite vingtaine de sites miroirs aident la Russie à échapper aux sanctions qui bloquent RT.com, dont swentr.site : RT News à l’envers. « Les mesures de l’UE ne parviennent pas à arrêter les campagnes de désinformation du Kremlin », conclut l’article, sans apporter le moindre exemple de supposée désinformation. Bloomberg a contacté la Commission européenne, qui affirme avoir instauré un système de censure efficace. Mais Bloomberg constate que les médias russes sont partagés sur TikTok ou Facebook et sont accessibles par VPN. Et que Margarita Simonian, la rédactrice en chef de RT, visée personnellement par les sanctions, a toujours son compte sur X.

Bloomberg a demandé sa réaction à Margarita Simonian. Réponse (intégrale) :

« Nous crachons sur vos sanctions. »

RT France, interdit de diffusion de façon totalement illégale, a ensuit été contraint de fermer à la suite du gel de ses comptes bancaires, conséquence du 9e paquet de sanctions contre la maison mère de RT. Les activités ont été rapatriées à Moscou et RT continue de fonctionner en français. Depuis lors j’utilisais VPN, mais je viens de découvrir qu’il y a un site miroir en français, accessible directement : https://fra.mobileapiru.com/

Ubukraine

Selon une étude de l’ONG ukrainienne Spilnomova, seulement 15% des enfants des écoles maternelles de Kiev « utilisent activement » la langue ukrainienne. Et 20% ne parlent pas du tout ukrainien. Les autres parlent plus ou moins ukrainien ou plus ou moins russe. La situation est différente d’une maternelle à l’autre, selon le zèle des instituteurs pour « ukrainiser » leur école. Le fondateur de Spilnomova, Andrey Kovalyov, déclare : « Il y a des maternelles qui le rappellent constamment aux parents, et elles ont un pourcentage plus élevé d’enfants parlant ukrainien. Mais, malheureusement, c’est une minorité. La plupart des maternelles n’ont tout simplement pas de politique sur le sujet, elles ne font rien. »

Chez les adolescents c’est même pire, dit Kovalyov. « Par exemple, seuls 10 % des mèmes utilisés par les adolescents de Kiev sont en ukrainien, 90 % sont en russe ou en anglais. C’est là que se pose la question : un enfant peut-il être créatif avec une langue qui n’est pas dominante pour lui ? »

Malgré les efforts déployés pour imposer la langue officielle, les écoles ukrainiennes ne permettent actuellement aux enfants de l’apprendre que « passivement », comme n’importe quelle autre langue enseignée, dit Kovalyov. Comme une langue étrangère, donc. Étant donné que la question de la langue est « hautement politisée » dans le pays, les responsables de l’éducation semblent avoir peur de faire quelque chose à ce sujet, choisissant d’attendre que la question « se résolve d’elle-même d’une manière ou d’une autre »…

Au fond, Olga Stefanichina et Rouslan Stefantchouk ont peut-être raison : il n’y a pas de minorité russe en Ukraine.

Il y a une minorité ukrainienne…

Les sauvages de Crépol

Lu dans Valeurs actuelles :

Les chefs de la gendarmerie ne communiquent rien, même à leurs adjoints. Sur les prénoms des suspects, les gendarmes ont tout bloqué entre eux. “C’est vraiment inquiétant cet aveuglement. C’est reculer pour mieux sauter. Tôt ou tard, ils devront donner les infos”, confie une source gendarmerie. “En même temps, ça veut dire que ce sont des Maghrébins, traduit une source policière. S’ils s’appellaient Patrick, Roger ou David, on le saurait déjà.

Lu dans Le Figaro :

Mercredi matin, en marge du Conseil des ministres, Gérald Darmanin montre à l’un de ses collègues les noms des suspects placés en garde à vue la veille, après l’attaque au couteau à Crépol. « Ils sont français, mais pas un seul n’a un nom à consonance française, confie après coup ce ministre en soupirant. Vous verrez ce que ça suscitera dans le pays… Cette affaire traumatise légitimement nos compatriotes. Il faut remettre des règles et de l’ordre, sinon le pays partira à vau-l’eau. »

(Via Fdesouche)

Leur Europe

Le Parlement européen a adopté mercredi une résolution contenant ses propositions de réforme des traités de l’UE.

C’est sans surprise : chaque réforme accroît les domaines de compétence de Bruxelles et diminue symétriquement la souveraineté des Etats. Et bien sûr on nous fait comprendre qu’il faudra bien en arriver au vote à la majorité qualifiée dans presque tous les domaines dans une UE à 35 ou 37 membres…

Le Parlement européen demande les compétences partagées dans ces nouveaux domaines : « les menaces sanitaires transfrontalières, y compris la santé et les droits sexuels et génésiques, la protection civile, l’industrie et l’éducation  ».

Compétences partagées veut dire que les Etats peuvent décider… si Bruxelles ne se saisit pas de la question… On voit, dans ce que demande le Parlement, que Bruxelles pourrait établir la dictature sanitaire (ce qui ne changerait pas grand-chose, d’autant que la Commission d’Ursule a déjà largement anticipé la chose pour ce qui a été du marché des injections anti-covid, mais on voit ici que c’était donc alors véritablement illégal) ; on voit aussi que Bruxelles pourra imposer le « droit à l’avortement » (car cela fait partie des « droits génésiques ») ainsi que le « mariage » des personnes de même sexe (ce sont les « droits sexuel »), afin d’en finir avec les rares Etats qui continueraient de ne pas célébrer la culture de mort.

 Il s’agit aussi de « développer davantage les compétences partagées dans les domaines de l’énergie, des affaires étrangères, de la sécurité extérieure et de la défense, de la politique des frontières extérieures et des infrastructures transfrontières ». Autrement dit dans les domaines régaliens : il ne reste quasiment plus rien des souverainetés nationales.

Et pour parachever la dictature, la Commission européenne s’appellera officiellement « exécutif européen » (comme elle est définie dans les traités actuels), et son président sera appelé « président de l’Union européenne ». Et c’est ce « président de l’UE » (mais il sera « démocratiquement élu » par le Parlement européen) qui nommera lui-même les commissaires européens « en fonction de ses préférences politiques »… Donc ce sera un président de l’UE avec son gouvernement politicien. Qui décidera de tout.

Il convient toutefois de remarquer que la résolution a été adoptée à une faible majorité relative : 291 voix, contre 274 et 44 abstentions. En grande partie parce que beaucoup de députés PPE ont renâclé. Mais pas assez…