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Dégâts collatéraux d’un génocide

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« Plus de 130 de mes collègues ont déjà été tués, dont beaucoup avec leurs familles. C’est la plus grande perte de vies humaines dans l’histoire de notre organisation.

Certains de nos employés emmènent leurs enfants au travail, car ils savent qu’ils vivront ou mourront ensemble. »

Antonio Guterres sur Gaza

So british…

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Le Telegraph, le 17 novembre 2022 :

« Dans la défaite, Vladimir Poutine devient désespéré ». « Il est probable que dans le chaos de la guerre, il y aura plus d’accidents [dus aux actions désespérées de Poutine]. C’est pourquoi les Russes doivent être battus. »

Le Telegraph, le 7 décembre 2023 :

« Poutine est proche de la victoire, l’Europe doit être terrifiée. » « Le temps de l’Ukraine est compté. Le danger est que l’UE connaisse le même sort que le Saint Empire romain. »

Le Telegraph confond manifestement l’empire romain de l’antiquité, détruit par les « barbares », et le saint empire romain germanique, qui a évolué pour devenir finalement l’empire d’Autriche. Mais on a compris que l’essentiel, que Poutine gagne ou qu’il perde, est que ça nous fasse très peur…

Cynisme délirant

Déclaration officielle d’Antony Blinken, secrétaire d’Etat américain :

Si vous regardez les investissements que nous avons faits dans la défense de l’Ukraine pour faire face à cette agression, 90 % de l’aide à la sécurité que nous avons fournie a été dépensée ici, aux États-Unis, auprès de nos fabricants, de notre production, et cela a produit plus d’emplois américains, plus de croissance dans notre propre économie. Il s’agit donc aussi d’un processus gagnant-gagnant que nous devons poursuivre.

If you look at the investments that we’ve made in Ukraine’s defense to deal with this aggression, 90 percent of the security assistance we’ve provided has actually been spent here in the United States with our manufacturers, with our production, and that’s produced more American jobs, more growth in our own economy.  So this has also been a win-win that we need to continue.

Au Texas pro-vie

Une femme du Texas, Kate Cox, ou plutôt le Centre pour les droits reproductifs de New York, qui se sert d’elle et la « représente », a attaqué l’Etat du Texas pour pouvoir avorter, parce que le fœtus est atteint de trisomie 18 et qu’elle « risque sa vie ». Jeudi, un juge (une militante pro-avortement) lui a donné raison et lui a permis d’avorter. « Il s’agit de soins médicaux urgents. Kate est déjà enceinte de 20 semaines. C’est la raison pour laquelle les gens ne devraient pas supplier d’obtenir des soins médicaux devant un tribunal. »

Le procureur général, Ken Paxton, a aussitôt saisi la Cour suprême de l’Etat, lui demandant de suspendre cette décision. Rappelant que « la loi texane interdit les avortements volontaires », il soulignait que juge avait « abusé de son pouvoir », car « l’expert médical du Texas a estimé que Mme Cox ne remplissait pas les conditions nécessaires pour bénéficier de l’exception médicale ». Et cette décision judiciaire n’empêchera « ni les hôpitaux, ni aucune autre personne, d’être tenus pour responsables au civil et au pénal pour violation des lois texanes sur l’avortement ». Et d’ajouter : « Rien ne peut redonner à l’enfant à naître la vie qui sera ainsi perdue. »

Hier, la Cour suprême, sans surprise, a donné raison à Ken Paxton. La décision est « suspendue », en l’attente de l’examen de la question sur le fond.

LifeSiteNews publie les lettres de deux mères texanes confrontées à un problème similaire.

Nicole LeBlanc a donné naissance il y a quelques mois à des jumelles siamoises qui ne pouvaient pas être séparés. Nées vivantes, elles ont été baptisées et sont mortes quelques heures plus tard. Elle écrit :

Tout bébé dont le diagnostic limite la vie devrait bénéficier d’une protection maximale venant de toutes les directions. Les parents, la famille, l’hôpital et la loi. Chaque vie mérite d’être protégée, qu’elle soit longue ou courte. Quel que soit le développement du bébé. Nous vivons à l’époque de la médecine moderne. Nous vivons à une époque où nous pouvons assurer le confort du bébé aussi longtemps que possible au lieu de massacrer des innocents dans l’endroit où ils sont le plus protégés. Notre travail de mère est d’aimer, de nourrir et de protéger nos enfants de tout danger ou préjudice. Si je pouvais écrire à Kate, je lui dirais ceci. Kate, en tant que mère de jumelles siamoises, mes bébés avaient une chance très limitée de survie sur terre. Ma vie était également en jeu en raison du risque de déchirure de mon côté pendant la césarienne, car les bébés étaient soudés au niveau de la poitrine. Ils sont devenus très gros, même avec un seul cœur. Le risque de fausse couche et de mortinaissance était plus élevé que celui de naître vivant, mais ils sont nés vivants et ont vécu une heure jusqu’à ce qu’ils s’éteignent d’eux-mêmes. Ils n’ont pas souffert. Mais Kate, tu sais ce qui serait douloureux ? Qu’on vous arrache les bras, membre par membre. Qu’on vous écrase le crâne et qu’on vous pique le cœur avec une aiguille pour l’arrêter. Comment allez-vous honorer votre bébé et sa vie ? Comment pourrez-vous obtenir des petites empreintes de mains ou de pieds s’il est tué par votre main ? Je peux dormir la nuit en sachant que mes filles ont été aimées et portées toute leur vie. Kate, s’il y a un hôpital qui est prêt à vous aider, vous et votre bébé, n’hésitez pas à vous déplacer. Il y a des gens qui sont prêts à vous aider pour tout ce dont vous avez besoin. On m’a également proposé d’avorter et de tuer mes jumeaux, mais je ne pourrais pas vivre avec la culpabilité que mes enfants aient été assassinés à cause de moi. Pourquoi ajouter de la souffrance à la vie de votre bébé ? Si vous avez besoin de parler, nous pouvons le faire. Mais il y a tellement de ressources pour vous aider, médicalement et émotionnellement. Que Dieu soit avec vous. Avec l’amour d’une autre maman qui aurait aimé avoir plus de temps ❤️

Une autre mère, Deirdre Cooper, membre de l’Alliance texane pour la vie, attendait un enfant lui aussi porteur de trisomie 18. Elle a fait une déclaration publique :

Maintenant que les mères et les enfants sont protégés contre l’avortement au Texas, certains suggèrent que des exceptions devraient être faites pour permettre aux mères d’avorter des enfants qui ont reçu un diagnostic fatal. Ce n’est pas de la compassion, c’est de la discrimination. En tant que mère d’un enfant ayant reçu un diagnostic fatal, je voudrais partager son histoire et expliquer pourquoi je m’oppose à l’ajout d’exceptions aux lois texanes sur l’avortement. La veille du Nouvel An, le 31 décembre 2020, nous avons appris que notre enfant à naître bien-aimé était atteint de trisomie 18. La trisomie 18, ou syndrome d’Edwards, est une anomalie chromosomique grave qui se traduit par la présence de trois copies du 18e chromosome. Elle peut limiter la durée de vie ou, très souvent, être fatale. Un médecin spécialiste des maladies à haut risque nous a demandé si nous voulions un peu de temps pour « réfléchir à ce qu’il fallait faire ». Elle voulait dire par là que nous pourrions envisager de tuer notre enfant à cause de son diagnostic. Nous lui avons immédiatement dit que nous aimions cet enfant et que nous nous battions pour lui. Nous avons posé des questions sur les possibilités de traitement. Le médecin a été surpris et nous a demandé si nous avions besoin de plus de temps pour réfléchir. Je lui ai répondu que tuer notre enfant n’était pas une option. Nous avons trouvé un nouveau médecin et nous nous sommes battus pour notre fils à naître pendant les quatre mois suivants. À la 36e semaine, l’état de notre fils s’aggravait et le déclenchement de l’accouchement a été programmé. Nous sommes entrés dans l’hôpital en espérant un miracle, mais en sachant que nous ne repartirions probablement pas avec un bébé vivant. Nous savions que nous avions fait tout ce que nous pouvions pour notre fils. Malheureusement, notre fils bien-aimé, Bosco Joseph Paul, est mort pendant l’accouchement le 20 avril 2021. Il a été remis paisiblement entre mes mains, choyé par ses frères et sœurs peu après l’accouchement, et enterré avec amour par notre famille et nos amis. Il pesait 4 livres 4 onces. Il avait les cheveux noirs. Il était magnifique. Bosco a été aimé chaque jour qu’il a passé avec nous. Cent vingt personnes sont venues à la messe de funérailles de Bosco pour nous soutenir et témoigner de la valeur de chaque vie humaine et de l’énormité de notre perte. Sa pierre tombale est un signe durable que notre fils a existé et que sa vie, bien que brève, a compté. Porter Bosco dans mon ventre a été le plus grand honneur de ma vie. Pendant quatre mois, j’ai eu le privilège de partager son histoire avec tous ceux qui me posaient des questions sur ma grossesse. J’ai pu expliquer la trisomie 18, que notre fils était en train de mourir et demander des prières. Chaque jour, je me réveillais en remerciant Dieu que Bosco soit encore en vie. Il nous avait été accordé un jour de plus avec lui – quelle bénédiction ! Cela nous a également permis de planifier ses funérailles et de préparer nos enfants à sa mort imminente. Avorter un enfant atteint d’une anomalie mortelle relève de la discrimination et n’améliore en rien la situation. Une fois qu’ils ont reçu un diagnostic fatal, les parents se trouvent dans une situation unique où ils doivent se préparer à la mort d’un enfant bien-aimé. Mais l’avortement prive cet enfant d’une chance de vivre, aussi courte soit-elle. Il prive l’enfant de la chance d’un miracle ou de la chance que le diagnostic médical soit erroné. L’avortement tente de contrôler le moment de la mort de l’enfant afin d’éviter toute douleur ultérieure. Mais la douleur est toujours là. Le choix de la vie permet à l’enfant d’écrire sa propre histoire et aux parents de l’aimer tout au long de ce voyage. Les gens disent qu’il s’agit de « situations si difficiles », mais je ne suis pas d’accord. Il n’y a rien de difficile à ne pas tuer son enfant, quel que soit le diagnostic. Perdre un enfant est difficile, oui, mais avorter cet enfant ne rend pas les choses plus faciles. Je suis reconnaissante que nous n’ayons pas suivi les conseils de ceux qui nous ont suggéré d’avorter Bosco. Il n’y a rien de compatissant à avorter un enfant handicapé maintenant pour éviter qu’il ne meure plus tard. Je suis ici aujourd’hui en l’honneur de mon fils bien-aimé Bosco, pour m’opposer fermement à toutes les exceptions. Bosco ne méritait pas d’être avorté à cause de son diagnostic. Sa vie n’était pas un « choix ». Il est inacceptable de discriminer un bébé en raison de son diagnostic.

Dans sa déclaration, Deirdre Cooper fait allusion à une autre affaire concernant l’avortement lors de grossesses à risque actuellement devant la Cour suprême du Texas.

En août dernier, un juge, faisant droit à une requête du Centre pour les droits reproductifs, a déjà autorisé les médecins à pratiquer un avortement lorsque la femme présente des « problèmes médicaux urgents », comme des complications qui rendent la grossesse dangereuse ou qui ne peuvent pas être traitées pendant la grossesse, et lorsque la survie du fœtus est peu probable après la naissance. L’Etat du Texas a fait appel de cette décision, qui s’est donc retrouvée devant la Cour suprême. Début novembre, 90 législateurs, représentant la moitié du corps législatif de l’État, ont signé un mémorandum rédigé par l’Alliance texane pour la vie pour soutenir la législation du Texas.

Le Texas est soumis à une attaque permanente des lobbies de la culture de mort et des médias qui leur sont favorables pour que soient élargis les critères permettant l’avortement.

De la férie

Samedi de la première semaine de l’Avent.

L’hymne des laudes au temps de l’Avent, traduction Pierre Corneille, par les moines du Barroux.

Vox clara ecce íntonat,
obscúra quæque íncrepat:
pellántur éminus sómnia;
ab æthre Christus prómicat.

Un saint éclat de voix à nos oreilles tonne,
Il dissipe la nuit qui nous couvrait les yeux,
Va, sommeil, et nous abandonne,
Jésus prêt à partir brille du haut des cieux.

Mens jam resúrgat tórpida
quæ sorde exstat sáucia;
sidus refúlget jam novum,
ut tollat omne nóxium.

Apprends, âme endormie, apprends à te soustraire
Aux fantômes impurs dont tu te sens blesser :
Le nouvel astre qui t’éclaire
Ne lance aucun rayon que pour les terrasser.

E sursum Agnus míttitur
laxáre gratis débitum;
omnes pro indulgéntia
vocem demus cum lácrimis.

L’incomparable agneau que du ciel on envoie
Vient payer de son sang ce que chacun lui doit :
Que les pleurs et les cris de joie
S’efforcent de répondre aux biens qu’on en reçoit,

Secúndo ut cum fúlserit
mundúmque horror cínxerit,
non pro reátu púniat,
sed nos pius tunc prótegat.

Afin que, quand son bras choisira ses victimes,
Qu’on verra l’univers environné d’horreur,
Loin de nous punir de nos crimes,
Ce même bras nous cache à sa juste fureur.

Summo Parénti glória
Natóque sit victória,
et Flámini laus débita
per sæculórum sæcula. Amen.

Gloire soit à jamais au Père inconcevable !
Gloire au Verbe incarné ! gloire à l’Esprit divin !
Gloire à leur essence ineffable,
Qui règne dans les cieux et sans borne et sans fin !

« Colonnes de lumière »

Ce phénomène météorologique se voit quand il fait très froid et qu’il n’y a pas de vent. Il s’agit de cristaux de glace qui tombent et prennent la lumière de la lune ou de la ville. Photos prises ces jours-ci dans la région de Saint-Pétersbourg :

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Mais aussi dans le Vermont (Etats-Unis) hier matin :

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« Couleur de peau »

Je n’avais guère prêté attention à l’initiative du ministre de la Culture visant à recruter « 101 talents issus de la diversité » pour diriger les institutions culturelles du pays, tellement c’est dans la ligne de l’actuelle dictature idéologique.

Mais l’AFP a donné des détails, notamment les critères de sélection : « la couleur de peau, l’origine sociale, géographique, des personnes qui ont grandi en milieu rural (…), des personnes en situation de handicap ».

Donc, le gouvernement de la République française va sélectionner des gens selon leur « couleur de peau ». Une politique ouvertement raciste, qui tomberait bien évidemment sous le coup de la loi si cela ne venait pas de ceux qui se considèrent au-dessus des lois.

Hanouka

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Macron a reçu hier à l’Elysée un prix décerné par les rabbins européens aux personnalités qui luttent contre l’antisémitisme. Comme c’était Hanouka, le grand rabbin de France en a profité pour allumer la première bougie, avec la prière qui va avec, en présence du Président. Certains se sont émus de cette spectaculaire entorse à la laïcité. Ils n’ont donc pas encore compris que ce qu’on appelle en France la laïcité est un combat contre l’Eglise catholique, ce qui était tout à fait explicite en 1905 et l’est toujours. En outre aucune loi ne pourrait faire entrave au culte israélite, ce serait retourner aux heures les plus sombres, se faire complice de la Shoah.

Mais ce qui est digne d’attention est la réaction de l’Elysée, affirmant pour se dédouaner que « plusieurs chefs d’État étrangers » ont déjà pris part à cette cérémonie de Hanouka (en recevant leur prix). Ainsi l’Elysée fait semblant de ne pas savoir, ou le plumitif chargé de répondre ne sait même pas, que le totalitarisme laïcard est une spécificité française, incompréhensible en dehors des pays communistes.

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C’est dans son bureau présidentiel que Zelensky a participé à Hanouka, allumant lui-même la première bougie comme un vrai rabbin, et les Ukrainiens se vantent d’avoir érigé la plus grande ménorah d’Europe sur la place Maïdan. Outre qu’elle est très moche, je ne suis pas sûr qu’elle soit vraiment plus grande que celles qui ont été érigées à Paris, et qui ont l’avantage d’être plusieurs.

La « plus grande du monde » est évidemment à Manhattan.

Quant à savoir quelle est cette folie de jouer à qui sera le plus judaïsant, cela me laisse perplexe…

 

Addendum. Les Ukrainiens se vantent… La plus grande d’Europe est, de très loin, celle de Berlin, qui a été allumée par Scholz portant une kippa.

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Immaculée Conception

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Icône de Novosilky, district de Touria, Volhynie, milieu du XVIIIe siècle. (C’était alors la Pologne, puis ce fut la Russie, aujourd’hui c’est l’Ukraine.)

Le canon de saint André de Crète, aux matines byzantines de la fête de la Conception de sainte Anne mère de la Théotokos, le 9 décembre.

Anne, en ce jour nous célébrons ta Conception, car, délivrée des liens de la stérilité, tu as conçu la Vierge, offrant un abri à celui que nul espace ne contient.
Exauçant la prière de tes justes aïeux, Seigneur, tu accomplis ce que te demandaient tes saints ancêtres et leur as accordé comme fruit de leurs entrailles ta Mère immaculée.
Anne dans sa gloire maintenant conçoit puis enfantera la Vierge pure qui, à son tour, en la chair doit concevoir et enfanter le Seigneur incorporel, le Christ, suprême bonté.
La montagne sainte que d’avance en l’Esprit le Prophète a vue et dont s’est détachée une pierre pour briser les temples des faux-dieux par divine puissance, c’est toi, ô Vierge immaculée.

Si tu m’accordes le fruit du sein, disait sainte Anne au Seigneur, je m’en trouverai magnifiée et te le consacrerai. C’est ainsi qu’elle conçoit la pure Mère de Dieu.
Comme tu priais dans le jardin, le Très-Haut perçut ta voix, sainte Anne, et t’accorda comme fruit de ton sein la Pleine-de-grâce qui ouvrit la porte du Paradis.
Accomplissant les préceptes de la Loi et servant sans faille le Seigneur, tu conçois en tes entrailles la Mère du véritable législateur, sainte Anne, et c’est pourquoi nous, les fidèles, te disons bienheureuse.
De mon cœur privé de fruits chasse la stérilité, pour que mon âme, elle aussi, devienne féconde en vertus, sainte Mère de Dieu, toi qui viens en aide aux croyants.

Lorsque l’Ange lui est envoyé, Anne, émerveillée, proclame à haute voix : Message divin, langage merveilleux, moi aussi, je concevrai ! Dieu qui fais des merveilles, gloire à toi.
Anne s’écrie au comble de la joie : Toutes les tribus d’Israël, réjouissez-vous avec moi, car j’ai conçu le nouveau Ciel d’où se lèvera bientôt l’astre du salut, la source de lumière, Jésus.
La prière d’Anne fut ouïe par Dieu, le Seigneur fit cas de ses gémissements ; dissipant la brume de la stérilité, il fit resplendir l’éclat de la fécondité : elle conçut alors la seule Immaculée.
Vierge pure, tabernacle sans défaut, sous les flots très-purs de ton amour lave-moi de la souillure du péché et tends vers moi ta main secourable, afin que je te crie : gloire à toi, Ô Vierge glorifiée par le Seigneur.

Issue de la racine de David et de Jessé, Anne commence à faire croître maintenant le divin rameau qui fera fleurir la fleur mystique, le Créateur de l’univers.
Anne s’écrie : Les peuples me verront devenir mère et s’émerveilleront ; voici que je conçois, selon le bon plaisir de celui qui rompt les liens de ma stérilité.
Anne, au comble de la joie, s’écrie devant ses proches : L’enfant que j’ai conçue, c’est la Porte infranchissable, la Montagne non-taillée que les voix prophétiques ont jadis annoncée.

Comment loge dans le sein celle qui logera son Dieu, comment vient au monde celle qui enfantera le Christ et comment est allaitée celle qui de son lait nourrira le Créateur ?
Exauçant votre supplication, Dieu vous donne donc, Joachim et Anne, en ce jour le plus fécond de tous les fruits.
Anne, concevant dans son sein la colombe immaculée, fut remplie d’une joie spirituelle, adressant à Dieu des chants d’action de grâce.
La houle des pensées, l’assaut de mes passions et l’océan de mes péchés tourmentent ma pauvre âme naufragée : Dame toute-sainte, accorde-moi ton secours.

Anne priait le Maître universel d’éloigner l’infamante stérilité ; compatissant, il écouta sa voix et lui donna selon son bon plaisir pour fruit du sein sa propre Mère.
La royale pourpre, dans ton sein, Anne, tu commences à la tisser : c’est elle que portera le Dieu et Roi de tous lorsqu’il se révélera aux mortels pour abattre l’ennemi du genre humain.
Anne, tu as conçu dans ton sein la myrrhe de suave odeur qui recevra merveilleusement le Parfum de notre vie, le Maître qui embaume nos esprits par le souffle de la grâce.
Ô Christ, nous te glorifions comme l’Un de la Trinité, qui as pris chair de la Vierge sans changement et sans quitter le sein paternel t’es uni à notre destinée humaine.

La Reine qu’annonçait David, voici que dans mon sein je la reçois, disait sainte Anne, et je vais enfanter la protection de tout croyant, celle qui doit à son tour enfanter le Christ notre Roi.
La terre que le Créateur du monde habitera, le sceptre de sa royauté, l’arche nouvelle de sa sainteté, le ciboire où la manne est conservée commence à prendre forme dans le sein de la mère qui l’enfantera.
Le buisson non consumé, le chandelier tout doré, le lit nuptial du Seigneur Dieu, le bâton fleuri d’Aaron commence à prendre forme dans le sein de la mère qui l’enfantera.
Relève-moi qui suis au fond de l’abîme du malheur, combats les ennemis qui se jettent contre moi, Vierge pure, ne méprise pas mon âme vulnérée par l’égarement de mes passions, mais fais-moi grâce et sauve-moi.

Concevant la source de la Vie, tu accueilles en même temps, sainte Anne, notre joie ; en tes entrailles recevant le Temple saint et rayonnante de sainteté, magnifie le Créateur.
Le couple saint et bienheureux, Joachim et Anne, soit l’objet de nos chants ! Comme aïeux du Fils avant les siècles engendré et gardiens fidèles de la Loi ils ont eu pour enfant les prémices de la joie.
Daniel l’a vue comme montagne élevée, Joël comme terre sainte l’a contemplée, les autres prophètes comme la porte du Seigneur, la fontaine scellée ou la divine toison : c’est la Vierge Mère que nous chantons.
La pourpre qui teignit le tissu du Verbe en son ineffable incarnation, l’encensoir tout doré, la table sainte où reposa le Christ, vrai pain du ciel, c’est la Vierge Mère que nous glorifions.

Ingérence

« L’ambassade des États-Unis s’est immiscée dans les affaires intérieures slovaques », a dénoncé Robert Fico devant le Parlement de son pays. C’est à propos du projet de réforme judiciaire. « C’est inadéquat et je ne souhaite pas qu’il y ait de tension entre le bureau du gouvernement de la République slovaque et l’ambassade des États-Unis à Bratislava. Je ne veux pas que la qualité de ces relations soit la même que celle que nous voyons peut-être à Budapest », a-t-il dit, ajoutant qu’il demanderait à l’ambassadeur de s’abstenir de faire des déclarations similaires et qu’il souhaitait que les États-Unis considèrent la Slovaquie comme un pays souverain.

Voici le texte intégral de la déclaration de l’ambassade américaine. Il s’agit en effet clairement d’une ingérence dans les affaires d’un pays souverain, et même dans les affaires de l’UE. Ce pourrait être du Soros pur jus.

Les États-Unis sont d’accord avec la Commission européenne pour dire que la portée étendue des amendements prévus pour le bureau du procureur spécial et les autres réformes proposées nécessitent une analyse approfondie et solide.  Nous soutenons la recommandation de la Commission européenne de ne pas faire avancer les amendements prévus ni de recourir à une procédure accélérée sans une consultation adéquate et approfondie des parties prenantes au niveau national et européen, ainsi que de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe.  Les États-Unis restent déterminés à soutenir l’État de droit et à favoriser la transparence de la gouvernance en Slovaquie.  Nous sommes prêts à soutenir la Commission européenne et la République slovaque dans leurs efforts pour renforcer ces valeurs fondamentales dans l’intérêt de tous les citoyens.