Une plaque a été dévoilée hier à Paris pour « rendre hommage à ces grands oubliés » de la guerre de 14-18 que furent les… chevaux, qui ont « pourtant joué une part déterminante dans ce conflit ». Va s’ajouter cette année un monument en souvenir des animaux morts pendant la Grande Guerre, et « d’autres sont en projet ».
C’est une des manifestations de l’antispécisme qui est une des composantes naturelles de l’idéologie nihiliste de la déconstruction de l’être humain. On n’en est plus à nier seulement l’altérité des sexes : cette négation de l’anthropologie humaine débouche forcément sur la négation de la spécificité humaine elle-même.
Si personne, à part quelques hurluberlus, ne prend au sérieux l’idéologie antispéciste en tant que telle, énoncé à brûle-pourpoint, il ne se passe pas de semaine sans qu’on constate qu’elle se répand concrètement. C’est la SNCF condamnée pour avoir écrasé un chat, c’est tel crétin condamné à de la prison ferme pour avoir fait du mal à un chien, tel reportage sur l’intelligence d’animaux « qui n’ont rien à envier à l’homme », etc.
On notera aussi que pour « rendre hommage » à des animaux il aura fallu d’abord « rendre hommage » de façon répétitive à des hommes qui n’ont strictement rien fait qui mérite un « hommage ».