L’idéologie musicalement correcte impose depuis deux ou trois ans de porter aux nues les femmes chefs d’orchestre, qui étaient jusqu’ici inexistantes. La discrimination positive joue à plein, et dès que l’une d’elles obtient un poste un peu prestigieux, elle est saluée dans les magazines musicaux comme une immense vedette (même si elle est dégommée quelques mois plus tard).
Mais il y a des limites : si cette femme est « d’extrême droate », ça ne va plus de tout. C’est comme en politique : on ne salue pas une femme « d’extrême droate » qui devient pour la première fois ceci ou cela. Par exemple Giorgia Meloni. Or précisément voici qu’une proche de Giorgia Meloni, Beatrice Venezi, conseillère du ministre italien de la Culture et fille d’un ancien membre de Forza Nuova, est chef d’orchestre. Et elle a été invitée à diriger l’Orchestre philharmonique de Nice pour les ballets de Noël et le Concert du Nouvel An.
Les valeureuses associations antifascistes se sont réunies dans un collectif Touscitoyens06, pour clamer leur « opposition » à la venue « d’une cheffe d’orchestre néofasciste » et ont demandé au maire de Nice et au directeur de l’Opéra « d’annuler cet événement ».
Voilà une illustration de la possibilité de mettre en œuvre la « priorité » de Pap Ndiaye qui est de « lutter contre l’extrême droite » « de toutes les manières possibles ». Même quand c’est dans un domaine qui n’a aucun rapport avec la politique, même quand ça frappe de plein fouet un autre dogme de la pensée unique…
(NB. On remarquera que le nom du collectif a un côté terriblement machiste et non inclusif.)