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Hamtramck la ville prophète

En 2015 j’avais souligné que Hamtramck (Michigan), qu’on appelait « la petite Varsovie », se dotait d’un conseil municipal à majorité musulmane. Parce que les Yéménites (aujourd’hui 25% des habitants), Bangladais, Bosniaques et Albanais avaient supplanté les Polonais.

Depuis janvier 2022, le conseil municipal de Hamtramck est 100% musulman.

Depuis longtemps l’élite « libérale » de Hamtramck faisait tout pour soutenir les musulmans et faire reconnaître leurs droits, c’est-à-dire les privilèges dus aux minorités persécutées. Dès 2004 la municipalité à dominante polonaise avait autorisé l’appel du muezzin cinq fois par jour. En 2015 l’élite blanche « libérale » de Hamtramck célébrait la victoire : enfin le conseil municipal devenait majoritairement musulman (avec même une Polonaise convertie portant le hijab). En 2022 on a toutefois moins célébré le fait qu’il devienne entièrement musulman et d’origine étrangère.

Et aujourd’hui l’élite « libérale » de Hamtramck se sent « trahie » (y compris la Polonaise musulmane qui n’est plus à la mairie). Parce que le conseil municipal a voté à l’unanimité l’interdiction du drapeau LGBT sur tout bâtiment appartenant à la ville…

Le « bastion du multiculturalisme » est devenu symbole de l’islam homophobe…

« Il y a un sentiment de trahison, a déclaré l’ancien maire, Karen Majewski. Nous vous avons soutenus lorsque vous étiez menacés, et maintenant nos droits sont menacés, et c’est vous qui menacez. »

Le conseiller municipal Mohammed Hassan qui avait présenté la résolution a déclaré que la communauté LGBT et d’autres étaient les bienvenues à Hamtramck, mais qu’elles devaient respecter la liberté de religion. Sic. « C’est vous qui créez des problèmes », a-t-il lancé aux opposants. « Nous voulons respecter les droits religieux de nos concitoyens », a souligné le conseiller Nayeem Choudhury. Et seul l’islam a des droits en terre d’islam.

Hayley Cain avait quitté la Californie et s’était installée à Hamtramck, séduite par la « diversité ». Mais maintenant elle se « demande si c’est le cas » et dit qu’elle ne veut pas vivre dans un endroit comme celui-là…

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En Allemagne, un « réfugié » syrien a été élu maire d’une commune de 2.500 habitants.

Il s’appelle Ryyan Alshebl. Il est arrivé en 2015. Il a obtenu la nationalité allemande l’année dernière. Il vient d’être élu au premier tour, avec 55% des voix, maire d’Ostelsheim, dans le Bade-Wurtemberg.

Il va devoir notamment s’occuper des réfugiés… ukrainiens.

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Sinon, le grand remplacement est un fantasme d’extrême droite.