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Le crime de guerre du jour

Les experts soulignaient que la destruction du barrage hydroélectrique de Nova Kakhovka aurait des conséquences nettement plus graves du côté russe que du côté ukrainien (la rive orientale du Dniepr est plus basse que la rive occidentale, et la ville de Nova Kakhovka est du côté russe). Dès le 21 octobre 2022, la Russie avait alerté l’ONU par courrier à propos de projets ukrainiens de destruction de la centrale. Courrier resté sans réponse.

Dès la destruction du barrage, la porte-parole des Forces armées ukrainienne pour le sud, Natalia Goumeniouk, a déclaré que les inondations allaient affecter surtout la rive gauche du Dniepr, ce qui montre à quel point les militaires russes sont des incapables, qui réalisent maintenant ce qu’ils ont fait, et qu’ils doivent évacuer les lieux…

Zelensky a évidemment tonné que les Russes étaient coupables d’un nouveau « crime de guerre »… Un crime contre eux-mêmes, et contre l’approvisionnement en eau de la Crimée, ce qui n’est pas vraiment un objectif russe…

Le premier à relayer Zelensky a été l’ineffable Charles Michel : « La destruction d’une infrastructure civile est clairement un crime de guerre et nous demanderons des comptes à la Russie et à ses affiliés. »

Il a été suivi par le secrétaire d’Etat britannique James Cleverley. Lequel était hier à Kiev. Et quand on sait que les opérations sont décidées par les Anglais…

Puis Stoltenberg a bien entendu déclaré que « la démolition du barrage de Kahova (sic) démontrait une fois de plus la brutalité de la guerre russe en Ukraine ».

A noter que le site du magazine Bild a d’abord titré : « La Russie fait sauter un gigantesque barrage », puis a modifié son titre : « Un grand barrage explose en Ukraine ».

Le fameux conseiller de Zelensky Mikhaïl Podolyak fait savoir que la destruction du barrage oblige Kiev à procéder à des « ajustements » des plans de sa contre-offensive…