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Crimée

« Après la dé-occupation, la Crimée deviendra un territoire où l’on ressentira la liberté », dit la représentante du président ukrainien en Crimée, Tamila Tacheva.

Et voici comment : « Certains habitants de la péninsule ont changé de serment et sont allés travailler dans les administrations d’occupation. Il s’agit de milliers de personnes, qui doivent être tenues pénalement responsables. Les professeurs qui enseignent la langue, la littérature et l’histoire russes font de la propagande. Ils doivent être tenus pour responsables ou lustrés. Selon la législation ukrainienne actuelle, presque tous les enseignants de Crimée tombent sous le coup de cette responsabilité. »

Et la langue russe, qui est celle de la quasi-totalité de la population, sera évidemment interdite comme sur l’ensemble du territoire ukrainien, qui sera unitaire.

Mikhaïlo Podolyak, le premier conseiller de Zelensky, souligne que la Crimée n’aura plus aucun statut d’autonomie : « Il est évident qu’après avoir reçu l’autonomie, on se considère inconsciemment comme meilleur que les autres régions d’une certaine manière. Pour un État unitaire, l’autonomie est une voie dangereuse, c’est une voie de conflit au niveau régional. »

Si les habitants de Crimée et du Donbass voulaient des arguments pour résister au régime de Kiev, on les leur sert sur un plateau…