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La valeur suprême

Jeudi dernier, la France et l’Allemagne ont annoncé qu’elles s’associaient au recours de la Commission européenne devant la Cour de Justice de l’UE contre la loi hongroise qui interdit la propagande LGBT auprès des enfants (cette loi est « une honte », avait dit Ursule).

Le lendemain (Vendredi Saint), la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Irlande, Malte, le Danemark, le Portugal, l’Espagne, la Suède, la Slovénie, la Finlande et la Grèce ont rejoint le mouvement. Ce sont donc 15 pays qui, dans un geste « historique », « se positionnent clairement du côté de la liberté », comme dit l’eurodéputé français Pierre Karleskind (groupe Reniou), vice-président de l’intergroupe LGBTI au Parlement européen (lequel s’est également joint au recours).

« Nous ne céderons pas à la pression, nous protégerons nos enfants ! », a réagi Judit Varga, ministre de la Justice de Hongrie. « L’éducation des enfants est le droit exclusif des parents, et c’est une compétence nationale. Il est triste que plusieurs pays de l’UE succombent à la propagande de genre promue par Bruxelles et outre-Atlantique. »

La Hongrie en veut particulièrement à la Finlande, qui l’a suppliée de donner son feu vert pour l’intégration à l’OTAN, et qui, juste après le vote favorable du Parlement hongrois, s’est retournée contre la Hongrie : « Nos amis finlandais ont encore beaucoup à apprendre en matière d’équité. Mendier jusqu’à obtenir quelque chose, puis tourner immédiatement le dos n’est pas un comportement convenable », a commenté le secrétaire d’État auprès du ministère hongrois des Affaires étrangères, Tamas Menczer.

Certains pointent du doigt la Pologne et l’Italie qui osent rester en dehors du mouvement de défense de la valeur européenne suprême.