Aujourd’hui, une bande de militants de l’Eglise du régime (aidés sans doute de grecs-catholiques de l’archevêché local) ont saisi la cathédrale de la Nativité d’Ivano-Frankivsk, qui était la dernière église de l’Eglise orthodoxe ukrainienne de la région, à l’ouest de l’Ukraine (où elle était minoritaire). Ils ont pénétré par une porte latérale qu’ils ont fracturée et ont aspergé de gaz lacrymogène les fidèles et les prêtres. Lorsque l’évêque est arrivé ils l’ont bousculé et ont fait tomber sa kamilavka. Un prêtre, le secrétaire du diocèse, a été hospitalisé dans le coma.
Il y a un an déjà, en avril 2022, le maire d’Ivano-Frankivsk avait déclaré que la communauté de l’Eglise orthodoxe ukrainienne avait « volontairement » décidé de passer à l’Eglise du régime. Le clergé et des fidèles avaient protesté, et avaient écrit à Zelensky, à la police et au SBU, pour leur demander de protéger la cathédrale… En juin, le maire avait demandé aux habitants d’Ivano-Frankivsk d’« aider » la communauté de la cathédrale à rejoindre l’Eglise du régime, son conseiller promettant une récompense financière à ceux qui accepteraient… Le mois suivant des militants se prétendant fidèles de l’Eglise orthodoxe ukrainienne tentèrent d’entrer dans la cathédrale mais furent refoulés.
Cette fois ils l’ont prise. « La destruction de l’éparchie est en cours », constate l’évêque Nikita.
