La baronne Goldie, secrétaire d’Etat britannique à la Défense, déclare à la Chambre des Lords :
« Parallèlement à l’octroi d’un escadron de chars de combat Challenger 2 à l’Ukraine, nous fournirons des munitions, notamment des obus perforants contenant de l’uranium appauvri. Ces munitions sont très efficaces pour vaincre les chars et les véhicules blindés modernes. »
Revoici donc, après l’Irak et la Yougoslavie, les munitions à uranium appauvri, dont je découvre qu’elles ne sont toujours pas officiellement interdites malgré une demande du Conseil de l’Europe en 2001 après la « campagne du Kosovo ».
Le ministre russe de la Défense Serguei Choïgou a aussitôt déclaré qu’il s’agissait d’une nouvelle étape de la part des pays occidentaux pour aggraver le conflit et qu’il y a « de moins en moins d’étapes ». Et Vladimir Poutine, sortant d’un entretien avec le président chinois : « La Russie sera obligée de réagir si l’Occident commence à utiliser contre nous des armes avec une composante nucléaire. »