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Négationnisme

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Les Ukrainiens ont démonté hier soir le monument à Catherine II et aux quatre fondateurs d’Odessa.

Ils l’ont fait de nuit, comme des bandits qu’ils sont.

Mais ils ne peuvent pas changer l’histoire. Pas même l’histoire récente de la révolte des habitants d’Odessa contre les nazis en 2014. Ils peuvent seulement continuer, pour un temps, leur persécution.

Et ils l’ont remplacé par un drapeau ukrainien…

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5e jour dans l’octave de Noël

De la Vierge Marie, chrétiens, faites retentir les louanges.

O bienheureuse dame, par votre intercession, réconciliez les pécheurs à Dieu.

Afin qu’ils puissent recevoir la victime pascale, daignez les délivrer du vieux levain.

O Marie, vierge clémente et miséricordieuse,

Faites-nous jouir de la vue du Christ vivant, et contempler la gloire de sa résurrection.

Par vos tendres prières, faites notre paix avec lui.

Vous seule êtes mère et vierge, la Mère du Verbe de Dieu.

La foi nous enseigne que celui qui de vous naquit Dieu et homme, est ressuscité glorieux du tombeau.

Oui, nous savons que le Christ est vraiment ressuscité des morts; ô vous qui êtes sa Mère, soyez notre salut et notre défense. Amen.

(Séquence mariale imitée de Victimæ paschali laudes, dont il existe de nombreuses versions. Celle-ci vient du missel de Cluny de 1523, et a été publiée par Dom Guéranger dans son Année liturgique. Dans le Graduel de Fontevrault de 1250 (Bibliothèque de Limoges), elle est indiquée pour la vigile de l’Epiphanie.)

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Leur propagande

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« Ce qui est le plus triste : il n’y a plus d’enfants en Ukraine. Seulement de petits êtres humains avec des yeux d’adultes, de vieux, même. Comme fatigués d’une vie qui n’a pas encore été vécue. Sur la photo : Marc, 8 ans, qui vient de survivre à une attaque d’artillerie russe. »

Or cette photo est celle qui illustre la couverture d’une édition espagnole d’un livre de Christine McKenna, dans une édition de 2013 : il s’agit d’un orphelin irlandais.

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Mais pendant ce temps-là on ne parle pas des enfants de Donetsk qui se font dézinguer depuis 2014.

 

Addendum. Lesia Vasylenko (député au Parlement ukrainien) a supprimé son tweet.

Mozart

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Andrew_R._Milburn.jpgLe colonel américain Andrew Milburn, ancien commandant en second du régiment d’opérations spéciales des Marines, avait expliqué en long et en large pourquoi il fallait absolument soutenir l’Ukraine. Il avait décidé de créer un « groupe Mozart » pour faire pièce au « groupe Wagner » et il est allé sur le terrain pour faire profiter Ukrainiens et mercenaires de son expérience.

Mais il a été horrifié de ce qu’il a vu. D’abord des Ukrainiens « qui tuent des mecs qui se sont rendus », ce qui est contraire aux lois de la guerre et aux conventions internationales, et qui commettent des « atrocités ».

Il dit maintenant ouvertement que l’Ukraine est « une société corrompue et merdique (foutue, tarée) » dirigée par des « gens merdiques (foutus, tarés) ».

Les Saints Innocents

Introit

De la bouche des petits enfants et des nourrissons, tu as tiré une louange parfaite contre tes ennemis.
Seigneur, notre Maître, que ton nom est admirable dans toute la terre.

L’antienne d’introït est extraite du psaume 8, avec ajout de « Deus ». Ce verset est cité par Jésus dans un tout autre contexte, au moment de son entrée triomphale à Jérusalem. Alors qu’il entre dans le Temple, les enfants continuent de l’acclamer et de chanter « Hosanna au fils de David ». Les princes des prêtres et les scribes sont indignés : « N’entends-y pas ce qu’ils disent ? » Mais Jésus leur répond : « N’avez-vous donc jamais lu que de la bouche des petits enfants et des nourrissons, tu as tiré une louange parfaite ? »

Louange parfaite, déjà, et plus parfaite, avait été celle des petits enfants de Bethléem et des environs, qui par leur immolation anticipaient celle de la Croix.

Voici cet introït au début d’un enregistrement de la messe et des vêpres de cette fête mises en musique par Michael Haydn. Mais l’introït était resté en plain chant.

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Saint Jean

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Cette petite icône de saint Jean (15×18 cm) est sur mon bureau.

Jean, disciple vierge, tant aimé de Jésus !

C’est toi qui, par son amour, as laissé dans ta barque ton père selon la chair ;

Toi qui, pour suivre le Messie, as dédaigné le cœur d’une jeune épouse ; toi qui méritas de goûter les eaux sacrées qui jaillissent du cœur de ce Messie ;

Toi qui, sur cette terre, as contemplé la gloire du Fils de Dieu : cette gloire qu’il n’est donné de voir, et nous le croyons ainsi, qu’aux seuls Saints dans la vie éternelle.

C’est toi que le Christ, sur sa croix triomphale, donna pour gardien à sa Mère. Vierge, tu reçus sous ta garde la Vierge ; et elle fut commise à tes soins.

Captif dans un cachot, brisé par les fouets, tu t’es réjoui de rendre témoignage au Christ. C’est encore toi qui ressuscitas les morts, et qui, par le nom de Jésus, as vaincu le poison.

A toi, le Père suprême révèle son Verbe caché, plus qu’aux autres mortels. Toi donc, par d’assidues prières, recommande-nous tous à Dieu, ô Jean, cher au Christ ! Amen.

Séquence de Notker (840-912), traduction dom Guéranger.

Cette séquence était très répandue au moyen âge : le site Cantus répertorie pas moins de 175 codex, de toute origine, qui la contiennent. On trouvera ici une retranscription de la mélodie selon le Graduale Scepusiense, l’antiphonaire de Spiš en Slovaquie (1426).

Ici dans l’élégant Missel de Klosterneuburg, colonne de droite, commençant par un grand J bleu :

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Ubukraine

Une grande partie des membres de l’« Eglise orthodoxe d’Ukraine », l’Eglise du pouvoir, a célébré Noël hier, comme les autorités de cette Eglise l’avait permis dès octobre. Au lieu du 7 janvier, qui est la date de Noël selon le calendrier julien qui a 13 jours de retard sur le calendrier grégorien. Et Zelensky avait appuyé cette initiative qui rapproche l’Ukraine de l’Europe et de l’Amérique. Mais l’année liturgique byzantine avait commencé le 14 septembre selon le calendrier julien, et elle continue comme d’habitude, avec comme seule différence que la fête de la Nativité du Seigneur est le 25 décembre. C’est comme si nous avions décidé cette année de célébrer Noël le 12 décembre tout en gardant tout le reste aux mêmes dates…

Cette absurdité en dit long sur cette « Eglise » qui est tellement liée à la politique euro-atlantiste qu’elle en perd les pédales liturgiques.

Un peu d’histoire.

En 1990, le métropolite de Kiev Philarète est un des trois candidats au poste de patriarche de Moscou (oui, de Moscou). Il perd l’élection, qui est remportée par Alexis II. En 1992, juste après l’indépendance de l’Ukraine, il crée avec des évêques de l’Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne (dissidence créée en 1990), et avec l’appui du pouvoir, une Eglise orthodoxe d’Ukraine dont il se fait le patriarche. En 1997 il est excommunié par le patriarcat de Moscou et anathémisé, ce qui est reconnu par le patriarcat de Constantinople.

En 2014, après la révolution pilotée par les Américains, Porochenko fait de l’Eglise de Philarète un élément de sa politique d’ukrainisation à outrance. En 2018 il décide, lui, le président de la République, de demander le tomos (décret de reconnaissance d’une Eglise orthodoxe) au patriarche de Constantinople. Cela entre aussi dans le cadre de la politique américaine, et les Américains font pression sur le patriarche Bartholomée pour qu’il accepte. Le 1er octobre, le synode du patriarcat de Constantiople, malgré les vives critiques de nombreuses autres Eglises orthodoxes, révoque l’acte de 1686 qui rattachait Kiev à Moscou, et envoie sur place deux exarques. Le concile d’unification a lieu le 15 décembre. Il y a une quarantaine d’évêques de l’Eglise de Philarète, 15 de la petite Eglise autocéphale, et deux de l’Eglise orthodoxe ukrainienne canonique (sur 90). Le vicaire de Philarète, Epiphane, est élu primat de la nouvelle Eglise, au grand dam de Philarète qui a 90 ans mais croyait venue son heure de gloire. Le 6 janvier 2019, Epiphane fait le voyage d’Istanbul et reçoit le tomos qui reconnaît l’autocéphalie de son Eglise. Sous les yeux émus de Porochenko qui confère au patriarche Bartholomée l’ordre du mérite de première classe de la République d’Ukraine. Sic:

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Saint Etienne

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Fresque de l’abbaye Saint Jean des Sœurs, Müstair, Suisse, 1160.

Dom Guéranger cite l’hymne suivante, « empruntée au bréviaire de Milan ». On la retrouva ensuite de Bénévent à Salzinnes de Salisbury (Sarum) à Esztergom (le protomartyr étant le patron du saint premier roi de Hongrie)…

A Étienne, le premier Martyr, chantons un cantique nouveau ; qu’il soit doux dans son harmonie ; qu’il soit salutaire aux croyants.

Chantons-le, disciples de la foi ; redisons la louange du Martyr, qui, le premier après son Rédempteur, n’a pas craint d’embrasser la croix.

Éprouvé dans le service de Dieu par les Apôtres eux-mêmes, il a porté l’étendard du martyre, il a été préféré à tous.

O glorieuse préférence ! ô bienheureuse victoire ! Étienne a mérité de suivre le Seigneur.

Martyr plein de vaillance, il prêche le Christ avec amour ; il est rempli de l’Esprit-Saint ; son visage est le visage d’un Ange.

Il a levé les yeux : il a vu le Père avec le Fils ; il a fait voir vivant au ciel Celui que son peuple avait voulu faire périr.

La fureur des Juifs redouble ; ils arment de pierres leurs mains ; ils courent, pour mettre à mort le pieux soldat du Christ.

Sa tête est prête, et avec joie, il reçoit cette grêle de pierres ; il prie le Seigneur pour ses bourreaux ; d’un cœur joyeux, il rend son âme.

Gloire à vous, Seigneur ; gloire à votre Fils unique ; avec le Saint-Esprit, dans les siècles éternels. Amen.

Ici dans le bréviaire d’Esztergom (Breviarium Strigoniense), réalisé à Florence en 1523-1524 pour Georges Szakmary, archevêque d’Esztergom, aujourd’hui à la BNF. (On note quelques variantes.)

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