Fresque de l’abbaye Saint Jean des Sœurs, Müstair, Suisse, 1160.
Dom Guéranger cite l’hymne suivante, « empruntée au bréviaire de Milan ». On la retrouva ensuite de Bénévent à Salzinnes de Salisbury (Sarum) à Esztergom (le protomartyr étant le patron du saint premier roi de Hongrie)…
A Étienne, le premier Martyr, chantons un cantique nouveau ; qu’il soit doux dans son harmonie ; qu’il soit salutaire aux croyants.
Chantons-le, disciples de la foi ; redisons la louange du Martyr, qui, le premier après son Rédempteur, n’a pas craint d’embrasser la croix.
Éprouvé dans le service de Dieu par les Apôtres eux-mêmes, il a porté l’étendard du martyre, il a été préféré à tous.
O glorieuse préférence ! ô bienheureuse victoire ! Étienne a mérité de suivre le Seigneur.
Martyr plein de vaillance, il prêche le Christ avec amour ; il est rempli de l’Esprit-Saint ; son visage est le visage d’un Ange.
Il a levé les yeux : il a vu le Père avec le Fils ; il a fait voir vivant au ciel Celui que son peuple avait voulu faire périr.
La fureur des Juifs redouble ; ils arment de pierres leurs mains ; ils courent, pour mettre à mort le pieux soldat du Christ.
Sa tête est prête, et avec joie, il reçoit cette grêle de pierres ; il prie le Seigneur pour ses bourreaux ; d’un cœur joyeux, il rend son âme.
Gloire à vous, Seigneur ; gloire à votre Fils unique ; avec le Saint-Esprit, dans les siècles éternels. Amen.
Ici dans le bréviaire d’Esztergom (Breviarium Strigoniense), réalisé à Florence en 1523-1524 pour Georges Szakmary, archevêque d’Esztergom, aujourd’hui à la BNF. (On note quelques variantes.)

