Ça n’avait pas encore été fait. Ça y est. Le marchand de vêtements Simons de Québec se sert de l’euthanasie (pardon, de l’« aide médicale à mourir »), pour vendre ses fringues. Avec une vidéo qui a été vue plus d’un million de fois sur YouTube depuis sa mise en ligne le 24 octobre.
La vidéo (entièrement en anglais y compris son titre) est une séquence vaguement New Age, panthéiste, chamanique, avec une « aura de magie », célébrant le suicide assisté de Jennyfer Hatch, une « musicothérapeute » adepte du yoga (etc.) qui souffrait du syndrome d’Ehlers-Danlos. Sur le site de « La Maison Simons », le « chef marchand » Peter Simons se livre à un long dégueulis de « bons sentiments », avec toutes les formules à la mode, et, comme on le voit désormais dans tous les domaines, en assénant le contraire de la vérité. Un seul exemple : « Elle nous a livré un hymne à l’Autre et une ode à la vie. » L’autre avec un A majuscule qui n’est pas Dieu mais qui n’est pas non plus l’autre humain puisque si l’on veut le servir on ne se suicide pas. Une ode à la vie qui est un hymne à la mort, une apologie du suicide…
La Maison Simons n’a pas perdu de temps : la vidéo a été publiée dès le lendemain de la mort de Jennyfer Hatch. Et samedi prochain aura lieu sa « Célébration de la Vie » à l’église unitarienne de Vancouver. Une « église » où l’on croit ce qu’on veut, sauf à la Trinité, et où l’on a des « valeurs partagées », les mêmes « valeurs » que prône le « chef marchand »…