L’hymne des matines des apôtres, et son adaptation en alexandrins dans le Breviarium Benedictinum latin-français de 1725, donc a priori de Lemaitre de Sacy.
Chantons les dons de Dieu, chantons en ce grand jour
Des apôtres du Christ la gloire et les louanges ;
Que transportés de joie, à l’exemple des anges,
Pour eux dans nos concerts éclate notre amour.
Vrais princes de l’Eglise, dignes chefs pour la foi,
Ils vont, sans craindre rien, désabuser le monde ;
Ils portent la lumière, et Dieu qui les seconde,
Les fait vaincre partout, soumet tout à sa loi.
La foi les soutient seule en leurs travaux divers ;
L’espérance est leur vie et console leur âme ;
L’ardente charité dont Jésus les enflamme
Renverse devant eux tout l’effort des enfers.
Dans eux, et dans la foi qui s’accroît sous leurs pas,
Triomphent à la fois et le Père adorable,
Et le Fils tout-puissant, et l’Esprit ineffable :
Tout le Ciel à l’envi chante leurs saints combats.
Toi, de tout l’univers la paix et le salut,
O Christ, en leur faveur écoute nos prières,
Fais-nous prendre à jamais, touchés de tes lumières,
Leur exemple pour guide, et leur bonheur pour but.
Ainsi soit-il.
La première strophe chantée par les Carmes de Londres en 1965 (en prélude au Kyrie de la messe Æterna Christi munera de Palestrina).
La première et la troisième strophes dans la version polyphonique de Jacek Rózycki (fin du XVIIe siècle).
