La loi contre le collaborationnisme (votée par le Parlement de l’exemplaire démocratie ukrainienne où les partis d’opposition sont interdits) est entrée en vigueur hier 16 août.
Tout acte de collaboration avec l’ennemi est puni d’une peine de 15 ans de prison, pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité si l’acte de collaboration « a eu un tel impact que quelqu’un en est mort ».
Détaillant les actes de collaboration avec l’ennemi tombant sous le coup de la loi, la porte-parole du ministère de l’Intérieur, Alyona Matveieva, a déclaré que cela comprenait notamment le fait d’accepter ou de distribuer de l’aide alimentaire russe.
Heureusement que les territoires où arrive l’aide humanitaire russe ne seront plus jamais ukrainiens. (Il va de soi qu’une telle loi ne peut avoir que l’effet inverse de celui qui était voulu, et jeter dans les bras des Russes ceux qui hésitaient encore…)
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Le ministre ukrainien de l’Education nationale a annoncé hier que dorénavant il n’y aura plus de cours de langue russe et que les cours de littérature étrangère ne feront pas mention de la littérature russe, sauf exception d’auteurs ayant eu des liens étroits avec l’Ukraine.
En juillet était entrée en vigueur une nouvelle étape de la loi qui garantit « le fonctionnement de la langue ukrainienne en tant que langue d’Etat », et qui prévoit des amendes pour quiconque parlerait russe dans certains établissements publics. Désormais «les citoyens du pays doivent utiliser la langue ukrainienne dans tous les aspects de la vie sociale», souligne le commissaire à la protection de la langue d’Etat (sic), Taras Kremen, appelant la population à dénoncer les contrevenants aux forces de l’ordre locales. Ce qui bien évidemment ne peut que pousser les russophones à devenir… russes.