Le rapport d’Amnesty sur l’Ukraine est véritablement étonnant. Non pas par ce qu’il contient, puisque cela fait plus de quatre mois qu’on sait, par une multitude d’images et de témoignages, que l’armée ukrainienne a fait des écoles maternelles et des hôpitaux des bases militaires, et a investi les immeubles d’habitation pour tirer sur l’armée russe en faisant des habitants des boucliers humains (d’où notamment la destruction des immeubles de Marioupol).
Ce rapport est étonnant parce qu’il le dit enfin, alors qu’Amnesty a toujours été un élément de la pensée unique. Le résultat est qu’évidemment l’organisme est accusé de relayer la propagande russe, puisque ces informations ont été depuis le début de la guerre qualifiées ainsi, et les images et les témoignages soigneusement censurés. Au point qu’il peut même y avoir des personnes de bonne foi, « informées » par les seuls médias de la pensée unique, qui soient effectivement choquées par le rapport…
On se demande donc pourquoi, et pourquoi maintenant ; et je n’ai, ni ne vois, le moindre début de réponse.
On peut seulement constater qu’il n’arrive pas tout seul, mais au moment où toute une série d’informations font penser que le vent est en train de tourner.
Par exemple, voici un documentaire de la chaîne CBS, grand organe de la pensée unique, « Arming Ukraine », où un intervenant sur place indique que 30% seulement des armes envoyées en Ukraine arrivent à destination.
Voici qu’on annonce la parution en Allemagne d’un livre sur Zelensky ne cachant rien de la « corruption à l’échelle industrielle » du personnage. Le grand quotidien de la pensée unique Die Welt en fait toute une tartine, rappelant par exemple que le film « Offshore 95 Les affaires secrètes du président Zelensky » fut interdit juste avant sa première projection à Kiev, mais aussi la guerre que Zelensky menait au Donbass…
Et voici un article de RFI intitulé « Zelensky porte un coup fatal à la lutte anti-corruption dans son pays » : il a viré la direction du Bureau national anti-corruption créé en 2014. Et donc le directeur du Bureau, Artem Sytnyk, que Porochenko avait déjà tenté de limoger en 2017.
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Les réseaux sociaux reprennent, images à l’appui, une petite phrase de Gabriel Attal, le 13 avril dernier, alors passée inaperçue semble-t-il dans le flot des déclarations du porte-parole :
« Depuis 2014 la France a été le premier fournisseur d’armes en direction des Ukrainiens. »
Gabriel Attal s’exprimait au nom de la présidence de la République française comme le souligne le carton devant lui.
Autrement dit la France violait les accords de Minsk qu’elle avait signés, et se trouve complice de nombreux crimes de guerre dans le Donbass.
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Un double tweet du ministère des Affaires étrangères de Taïwan condamne les tirs de missiles chinois près de l’île.
Volodymyr Zelensky, dûment identifié comme « Ukraine government official », réagit aussitôt : « Taïwan, nous sommes avec vous ! »
Réponse de Taïwan : « Qui êtes-vous ? »
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Pour la première fois, CNN montre que des milliers de familles retournent du côté « occupé par les Russes ». Et doit reconnaître qu’il n’y a aucune voiture à aller dans l’autre sens.
