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Leur Eglise

L’archevêque de Washington Wilton Gregory a publié hier des « normes liturgiques d’application de Traditionis Custodes ».

A partir du 21 septembre prochain, tout prêtre qui veut célébrer selon le missel de 1962, de façon privée comme publique, devra demander une autorisation écrite à l’archevêque. Dans sa demande il devra « affirmer explicitement » « la validité et la légitimité de la réforme liturgique » et montrer « son appréciation de la valeur de la concélébration », particulièrement pour la messe chrismale. Il devra préciser la fréquence et le lieu de la célébration.

Celle-ci est de toute façon interdite dans les églises paroissiales (il y en avait six jusqu’ici). Elle ne sera plus possible que dans trois chapelles, mais seulement le dimanche (jamais en semaine), à l’exclusion de Noël, du Triduum pascal et de la Pentecôte.

Tous les autres sacrements doivent être célébrés selon les nouveau livres liturgiques.

En outre, sauf permission donnée par l’archevêque, la messe de Paul VI doit être célébrée face au peuple.

Tout cela est édicté afin de « promouvoir et rendre manifeste l’unité de cette Eglise locale, ainsi que donner à tous les catholiques de l’archidiocèse l’opportunité de manifester concrètement l’acceptation de l’enseignement du Second Concile du Vatican et ses livres liturgiques ».

Il est remarquable que cette dernière indication arrive juste après l’obligation de la messe face au peuple : ainsi le mensonge est patent, l’imposture est signée. Car ce concile n’a demandé nulle part que la messe soit dite face au peuple, innovation dénoncée par Claudel dès… 1944.

Peut-on rappeler que ce diocèse est celui dans lequel Joe Biden communie chaque semaine ?

J’avoue que j’ai de plus en plus de mal à me considérer comme membre de cette Eglise. On me dira que quelques évêques ne sont pas sur cette ligne. C’est vrai. Mais il convient de prendre en compte que ces évêques qui ne participent pas à la dictature sont des évêques qui désobéissent au pape…