Cinquante-cinq membres du Sénat et de la Chambre des Etats-Unis ont signé une lettre afin de dénoncer les nouvelles directives de l’OMS en matière d’avortement. Des lignes directrices « extrêmes » et « imprudentes » selon eux.
Ces membres du congrès condamnent l’OMS « pour avoir “piétiné” la souveraineté » des Etats. Ces questions ne relèvent pas de la compétence de l’OMS, affirment-ils. « Bien que les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé ne lient légalement aucun pays, nous craignons que l’organisation tente de délégitimer la volonté de toutes les nations souveraines en affirmant faussement que l’avortement est un droit », écrivent les législateurs.
Par ailleurs, mettre l’avortement dans la catégorie des « soins », « c’est aller à l’encontre des normes internationales qui reconnaissent l’enfant à naître comme une personne ayant des droits », rappellent-ils.
Les membres du Congrès ont demandé au directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, de retirer les directives en matière d’avortement. Car « bien que l’Organisation mondiale de la Santé ait le mandat général de “diriger et coordonner le travail de santé international” au sein des Nations Unies, il n’y a pas de consensus sur l’avortement ».