Allelúia, allelúia. Déxtera Dómini fecit virtútem : déxtera Dómini exaltávit me. Allelúia, allelúia. La droite du Seigneur a fait éclater sa puissance ; la droite du Seigneur m’a exalté.
L’alléluia Dextera Domini est dit du quatrième mode parce que son jubilus se termine sur fa-mi. Mais il commence comme un premier mode, et les trois terminaisons Dei, virtutem et Domini sont également du premier mode. Ce qui lui donne un air un peu étrange. Les deux dextera sont en opposition, le premier descendant, le second ascendant, tous deux introduisant Dei et Domini sur des formules à peu près identiques, avant exaltavit me qui donne tout son sens à la mélodie du jubilus qui s’exalte.
Voici cet alléluia par les moines du Barroux, dans un enregistrement sur cassette de 1994 (historique !).
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Michael Haydn composa d’innombrables (jolis) motets liturgiques pour la cathédrale de Salzbourg. Ils se ressemblent tous, mais celui sur l’alléluia Dextera Domini sort peut-être du lot.

