Le nom de l’évêque Juvénal de Narni pénétra dans les Sacramentaires bien avant que sa ville épiscopale fît partie du patrimoine de saint Pierre, et devint, à ce titre, l’objet de fâcheuses contestations entre les Papes et les Lombards envahisseurs. La dévotion envers saint Juvénal devait même être très populaire, car le Liber Pontificalis, dans la biographie de Vigile, rapporte que Bélisaire érigea et dota, à Orte, un monastère dédié à ce célèbre évêque.
Au IVe livre des Dialogues, saint Grégoire raconte que le même Saint apparut à l’évêque Probe de Rieti, durant sa dernière maladie ; et dans la 37e homélie sur les Évangiles, il ajoute que saint Cassius, évêque lui aussi de Narni, avait coutume de célébrer quotidiennement le divin Sacrifice sur la tombe de saint Juvénal.
Saint Juvénal mourut le 13 août 377 ; cependant son nom est inscrit dans le calendrier romain au 3 mai ; peut-être cette date correspond-elle à l’anniversaire de son ordination épiscopale, à moins qu’on ne l’ait choisie parce que le 13 août on célèbre à Rome le natale du martyr Hippolyte, qui, jadis, était très vénéré.
Sur le sépulcre de Juvénal, auquel, par erreur, quelques-uns attribuent le titre de martyr, on plaça l’inscription suivante :
La basilique de Saint-Juvénal à Narni fut consacrée à nouveau au XIIe siècle par le bienheureux Eugène III.
Près de la tombe du Saint se prépara aussi un sépulcre, aux côtés de son épouse, l’évêque saint Cassius (+ 558) dont saint Grégoire le Grand raconta aux Romains la vie merveilleuse dans sa 37e Homélie sur les Évangiles. Voici son épigraphe :
La chapelle de saint Cassius, avec cette inscription au-dessus des deux brebis :
Au fond de la chapelle la porte donne sur ce qui fut le tombeau de saint Juvénal.




