Close

Ukraine

D’autres images de Marioupol, ici, et (la même vidéo ici avec des sous-titres en anglais).

De nombreuses autres vidéos montrent des habitants de Marioupol qui remercient les Russes de les avoir libérés. Je n’y renvoie pas parce que je sais ce qu’on m’opposerait : ces sont des gens qui parlent sous la contrainte, ou carrément des agents russes.

Une petite mise au point historique s’impose. Marioupol est une ville qui fut fondée par des Grecs (Mariou-poli, la ville de Marie) et développée par Catherine II. 40% des habitants sont de nationalité russe. Marioupol est la deuxième ville de l’oblast de Donetsk, ukrainien par la volonté de Lénine. En 2014, lorsque les Américains ont imposé leur gouvernement à Kiev (on a la preuve irréfutable que ce sont eux qui ont composé le gouvernement ukrainien après la révolution de Maïdan qu’ils avaient fomentée), les gens de Marioupol se sont révoltés. Le gouvernement ukrainien a envoyé les chars (on peut revoir les images sur les réseaux sociaux). Les gens de Marioupol se sont révoltés de nouveau l’année suivante. Le gouvernement ukrainien a de nouveau envoyé l’armée, et depuis lors le régiment Azov est l’armée d’occupation. Et c’est ce régiment, conjointement avec d’autres unités ukrainiennes, qui est au premier chef responsable des destructions de la ville.

Ce matin, Reuters a publié une nouvelle longue dépêche où on lit: « Reuters n’a pas pu vérifier de façon indépendante qui était responsable du meurtre des résidents. » Et plus loin: « Reuters n’a pas pu vérifier de façon indépendante les descriptions faites par les résidents. »

*

La médiatrice de Louhansk, Victoria Serdyukova, rappelle : « La Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg a ignoré les 689 plaintes déposées contre Kiev pour le massacre au ralenti de civils dans la République populaire de Lougansk au cours des 8 dernières années. »

*

Les Russes se sont retirés de Boutcha le 30 mars. Le 1er avril, le maire de Boutcha a publié une vidéo sur Facebook où il claironnait que l’armée ukrainienne avait remporté une grande victoire la veille en libérant sa ville et disait que c’était un jour de joie (la vidéo est ici). Le 1er avril les troupes ukrainiennes entrent dans la ville. Le 2 avril, on commence à voir des images de corps dans les rues de Boutcha. Le 3 avril le monde entier dénonce le « génocide » accompli par les Russes. L’agence Reuters est sur place et en fin de soirée publie un long reportage, sur ce qu’elle a vu et sur ce qu’on lui dit et ajoute : « Reuters n’a pas pu immédiatement vérifier les allégations d’Arestovych et de Fedoruk » (un conseiller de Zelensky et le maire de Boutcha) sur les responsables.

Le 1er avril, la police nationale ukrainienne faisait savoir que le régiment Safari des forces spéciales a commencé l’opération de nettoyage de Boutcha : la ville est en train d’être nettoyée des saboteurs et des complices des forces russes.

Dans la presse ukrainienne. Article sur Boutcha, le 2 avril. Pas de cadavre sur la photo. Pas de cadavre dans l’article, qui évoque la chasse aux collabos des Russes.

FPcfE93XEAModXq.png

Addendum. Je ne peux m’enlever de la tête que ce n’est pas un hasard s’il s’agit de Boutcha, nom qui est presque le mot « boucher » en anglais, et plus encore en américain.  Comme si « on » avait choisi la ville en raison de son nom (et parce qu’elle est tout près de Kiev ce qui est plus commode pour une mise en scène) afin de donner immédiatement un retentissement mondial et comme hypnotique à l’opération sous « false flag ».

 

Capture d’écran 2022-04-04 à 20.00.32.png

L’armée américaine ne peut pas confirmer de façon indépendante des crimes de guerre à Boutcha, dit un représentant de la Défense. (CNBC)

*

Scott Ritter (l’inspecteur américain qui contre tout l’appareil politico-médiatique avait osé affirmer que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive) : « J’ai grandi et beaucoup voyagé à travers le continent européen, j’y ai des amis, de la famille Je suis désolé pour ce qu’ils vont vivre en termes de souffrance économique et sociale. Mais je me souviens qu’ils voulaient infliger cette douleur à la Russie. »